Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Archive for the ‘Techno’ Category

Flash. Fini.

leave a comment »

Apparemment, Adobe s’apprête à baisser les bras en ce qui concerne sa plateforme Flash sur les appareils mobiles.

Ainsi, Steve aura eu raison et Flash disparaît du paysage techno sur les appareils mobiles. Et ben, quel revirement! Remarquez qu’on entendait de moins en moins parler de la controverse entourant l’absence de Flash sur les appareils roulant iOS d’Apple depuis un bon p’tit bout. Preuve que la technologie ne manquait pas à grand monde.

Cela dit, il est peut-être pertinent de s’interroger sur l’avenir de Flash en général. Je crois qu’en un sens, Adobe vient de reconnaître non pas la défaite de Flash sur internet comme outil de design web, mais bien que nous sommes arrivés à un tournant et qu’il est temps de passer à une autre technologie, html5, plus ouverte et moins hypothéquante.

Pourquoi je dis ça? Tout le monde s’entend pour dire que l’accès à internet via les appareils mobiles ne fera qu’augmenter avec le temps, ce qui fait qu’on peut affirmer qu’avant longtemps la majorité des gens accédera à internet à partir de leur appareil mobile, surpassant ainsi les accès à partir des ordinateurs normaux.

Or, bien peu d’organisations voudront maintenir deux versions de leur plate-forme web, une pour les appareils mobiles et une pour les ordinateurs normaux. Et comme la majorité des accès se fera à partir d’appareils mobiles, Flash deviendra un handicap dont il faut se débarrasser.

Publicités

Written by Le barbare érudit

9 novembre 2011 at 7 h 29 min

Publié dans Réflexion, Techno

La première fois

with one comment

Le 6 octobre au matin, je me souvins de la première fois où je me servis d’une souris.

J’étais en secondaire 5. Je faisais partie de l’équipe chargée de produire l’album étudiant de l’école où j’allais. Mais ce n’est pas ce sur quoi je travaillais ce jour-là. Je rédigeais plutôt un texte que je devais remettre à mon enseignante de français. Un travail d’équipe. Nous étions trois dans l’équipe. Nous rêvions tous de carrière en ingénierie. Nous nous imaginions déjà en train de concevoir les grands projets qui allaient révolutionner le monde. Comme tous les jeunes de notre âge.

Je me souviens encore que nous avions sélectionné tout le texte avec la souris et que nous avions joué avec les polices disponibles. Il n’y en avait que quelques-unes. De voir le texte se transformer sous nos yeux, là, à l’écran, nous étions fascinés, hypnotisés. C’était littéralement magique.

Nous décidâmes, à la blague, de choisir une police de symboles et d’en remettre une copie à l’enseignante pour le simple plaisir de voir sa réaction. Nous fîmes donc imprimer cette version de notre texte que nous remîmes à notre enseignante.

L’incrédulité que nous lûmes sur son visage! L’incompréhension totale face à cette page couverte de symboles incompréhensibles, nous nous mîmes à rire à gorge déployée, content de notre coup. Nous lui remîmes une version plus lisible de notre texte.

Vous aurez compris que cette souris était branchée à un ordinateur Macintosh d’Apple. Vous savez, ces vieux Mac classiques avec la souris rectangulaire et l’écran en ton de gris. Ils étaient beiges avec des lignes bien définies, droites, un design intemporel.

Évidemment, la vie n’est pas une ligne droite. C’est une route sinueuse où les intersections sont légions. Et comme la destination n’est jamais connue d’avance, on avance à tâtons en espérant ne pas trop se tromper. Je ne suis pas devenu ingénieur. Je n’ai pas révolutionné le monde. Et bien malin qui aurait pu prévoir qu’aujourd’hui, je me retrouverais à vivre au Nunavik depuis onze ans.

J’utilise toujours les produits Apple qu’a créé Steve et son équipe. Je les utilise et ils m’aident tous les jours dans mon travail et dans ma vie personnelle. Ils m’aident à me rapprocher de ma fille qui étudie au Sud, loin de nous. Ils m’aident à coucher virtuellement mes idées, mes projets. Ils m’aident à me tenir informé, à écouter de la musique, à préparer à manger, à lire. À écrire.

Rien ne nous dit que nous n’en serions pas là si Steve n’avait pas existé et nous ne le saurons jamais. Mais nous savons que grâce à lui, nous y sommes et nous y sommes élégamment.

Merci Steve.

Written by Le barbare érudit

9 octobre 2011 at 13 h 11 min

Publié dans Réflexion, Techno

Steve. 1955 – 2011

leave a comment »

Written by Le barbare érudit

5 octobre 2011 at 20 h 37 min

Publié dans Techno

Jobs. C’est fini.

leave a comment »

Steve Jobs a remis sa démission ce soir à titre de PDG de Apple. Une lettre d’une grande sobriété. À lire absolument.

Je ne peux m’empêcher de réécouter ce discours qu’il a donné à Stanford en 2005. Un très grand discours qui vaut amplement qu’on le réécoute encore et encore.

Written by Le barbare érudit

24 août 2011 at 22 h 10 min

Publié dans Techno

La loi du plus fort aide qui, au juste?

with one comment

Peter Bright d’Ars Technica nous propose un article intéressant sur la démarche de Microsoft en ce qui a trait à l’inclusion de fonctionnalités « tabler friendly » dans la nouvelle mouture de son système Windows, Windows 8.

Son analyse est fort intéressante et à plusieurs endroits, très pertinente. On souhaite honnêtement voir apparaître un concurrent de taille face à la domination outrageuse d’Apple dans le marché des tablettes numériques. Et si Microsoft réussit à le faire, le marché ne s’en portera que mieux.

Cependant, comme c’est souvent le cas lorsqu’on compare Apple à ses concurrents, la conclusion sombre dans l’allégorie belliqueuse et perd de vue l’essentiel :

If Microsoft is right in believing that people don’t actually want limitations, and that they’ve been forced into those compromises because the iPad is the only device giving them the ease of use they’re after, Windows 8 will be triumphant. Given the choice between tablets that offer the full power of the PC and tablets that don’t, the PC ones could well win out. But that’s still a big « if. »

Comme si, à la fin, il ne pouvait y avoir qu’un « gagnant » et les autres, des « perdants ». Voyons, c’est ridicule. On ne voudrait pas limiter à un seul constructeur la production d’autos de la planète, pourquoi viser un tel but dans le domaine de l’informatique? Pourquoi pas deux ou trois gagnants, Apple, Microsoft et Google? Où est le problème avec ça?

Written by Le barbare érudit

21 août 2011 at 10 h 59 min

Publié dans Techno

Jusqu’où aller trop loin?

leave a comment »

Un peu de contexte.

Durant un certain été, peut-être en 2009 ou en 2008, deux jeunes adolescentes organisent un party pyjama chez l’une d’elles. Durant la soirée, elles décident de prendre des photos d’elles dans des positions très suggestives, mais sans nudités. Elles les postent sur facebook. Plus tard, lorsque la direction de l’école qu’elles fréquentent apprend la chose, elles sont suspendues des activités parascolaires pendant une partie de l’année scolaire.

On trouve un compte-rendu plus détaillé ici de cette affaire -> http://arstechnica.com/tech-policy/news/2011/08/teenage-girls-facebook-photos-are-constitutionally-protected-speech.ars

Reprenons ça en termes plus clairs et plus directs. Deux ados font des niaiseries à la maison et l’école décide de les punir à cause de ça. En d’autres mots, l’école joue le rôle des parents, pas seulement à l’école, ce qui est dans sa mission, mais aussi à la maison, ce qui devrait être la mission des parents.

Suis-je le seul à ne pas trop trop comprendre la réaction de l’administration de cette école? À la limite, je pourrais comprendre que l’école communique avec les parents pour les informer de la situation sachant que ce ne sont pas tous les parents qui savent ce qui se retrouve sur la page facebook de leurs enfants, mais de là à appliquer des mesures disciplinaires à des élèves pour des activités qui ne sont aucunement reliées à l’école, il me semble qu’on sort drôlement du cadre défini par la mission de l’école, non?

Parfois, je me demande à quoi pensent ces individus lorsqu’ils prennent la décision de poser un geste semblable. Ne leur est-il pas venu à l’esprit que ce qui se passe à la maison ne relève en aucun cas de l’autorité scolaire sauf s’il existe un doute sur la protection de l’intégrité physique et psychologique de l’enfant, auquel cas il faut en informer les autorités compétentes (la DPJ au Québec)?

Il y a de quoi se demander quel est le niveau de jugement de certains individus. Que des ados fassent des conneries, rien de plus normal. Et c’est le rôle des parents et des éducateurs de les encadrer et de voir à ce que ces conneries deviennent le point de départ d’un apprentissage des règles de vie en société et du respect de soi et des autres. Sauf que tout ça doit se faire dans le respect de la vie privée des gens et du mandat d’autorité de chacun.

Only in the states… I hope…

Written by Le barbare érudit

20 août 2011 at 8 h 37 min

Teaturumavi?

with one comment

Lorsque nous sommes on the land avec ou sans inuit, il est très important de s’hydrater régulièrement, surtout l’hiver. Pour une raison que j’ignore, le froid semble favoriser la déshydratation de manière sournoise. Ce qui fait qu’il est difficile de se garder au chaud. Les inuit nous invitent donc à prendre le thé avec eux en nous demandant : « Teaturumavi? », ce qui se traduit à peu près par « est-ce que tu veux du thé? »

J’aime le thé. J’en ai parlé ici en vous présentant certains de mes thés favoris. J’en bois aussi de grandes quantités. Plus d’un litre par jour, tous les jours. Lorsque je pars travailler le matin, je traîne avec moi une bouteille isolée de type Thermos d’un litre rempli de thé gunpowder temple du ciel. Tous les matins.

Donc, je bois beaucoup de thé. Souvent, chez moi, j’aime prendre le temps de préparer le thé selon les règles de l’art en vérifiant la température et le temps d’infusion afin d’extraire le maximum de saveur et d’arôme de ces précieuses feuilles délicates. Mais tout ça, ça demande du temps et des outils que je n’ai pas le temps d’utiliser le matin lorsque je quitte la maison précipitamment pour le travail.

Les feuilles de thé sont très délicates et une des choses les plus importantes à vérifier lorsqu’on infuse le thé, c’est la température de l’eau. Par exemple, un thé vert devrait être infusé à environ 80 °C. Si la température de l’eau dépasse ce seuil, les feuilles seront brûlées et le goût s’en trouvera grandement affecté. Par contre, un thé noir doit l’être avec de l’eau bouillante, c.-à-d. de l’eau à 100 °C.

Il faut aussi tenir compte du temps d’infusion, un thé vert requérant un temps d’infusion plus long qu’un thé noir. Donc, un bon thermomètre, une montre, du temps et de la patience sont les principales qualités nécessaires à la préparation du thé selon les règles de l’art.

Parfois, on n’a pas le temps ou le goût de l’investir dans une telle entreprise. C’est ici qu’intervient la Breville One-Touch Tea Maker.

Qu’est-ce que c’est?

Dans la catégorie des gadgets absolument pas nécessaires, mais dont on ne veut surtout pas se passer, je vous présente la Breville One-Touch Tea Maker.

Je l’avoue d’entrée de jeu, y a absolument rien de ce que fait ce gadget qu’on ne peut réussir à faire autrement avec des instruments faciles à obtenir et à moindre coût. Voilà, c’est dit. Avec ça en tête, plongeons.

DSC01571
La Breville One-Touch Tea Maker.

Il s’agit d’une bouilloire doublée d’une théière automatique. Elle permet de faire chauffer l’eau jusqu’à la température désirée et d’infuser les feuilles de thé le temps voulu tout ça automatiquement.

La bouilloire est fabriquée d’un fond en acier inoxydable surmonté d’un récipient en verre de grande qualité et muni d’une poignée en acrylique. À l’intérieur de la bouilloire, on trouve une petite colonne d’acier inoxydable à laquelle s’attache un panier, lui aussi fait d’acier inoxydable, qui contiendra les feuilles de thé à infuser. Cette bouilloire se dépose sur une base en acier inoxydable où se trouvent les commandes qui permettent de faire fonctionner l’appareil.

La qualité de fabrication de l’appareil est irréprochable. On voit qu’un grand soin a été apporté au design et à la finition de l’objet. L’acier inoxydable au fini brossé complémente à merveille le verre de la bouilloire ainsi que l’acrylique de la poignée.

Comment ça marche?

L’utilisation de l’appareil est d’une simplicité désarmante. Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, la base donne accès à toutes les commandes à l’aide d’une série de boutons et d’indicateur d’état. À gauche, trois boutons permettent de contrôler la mise en marche automatique (oui, oui, elle est programmable!), le maintien de la température et d’élever ou d’abaisser le panier à infusion. Ensuite, un plus gros bouton permet de sélectionner le type de thé qu’on désire infuser. Ceci a pour effet de fixer une température et un temps d’infusion adapté au type de thé.

En plein centre de la base, il y a l’affichage à DEL qui indique clairement la température de l’eau et le temps d’infusion. Il est possible d’ajuster de façon plus spécifique ces deux variables à l’aide des flèches qui se trouvent de chaque côté de l’affichage. À droite de l’affichage, on trouve un bouton qui permet de choisir la force du thé, ce qui modifie le temps d’infusion. Enfin, deux boutons de mise en marche de l’appareil soit pour faire une infusion, soit pour tout simplement faire chauffer de l’eau.

DSC01572
Les commandes de la One-Touch Tea Maker

Lorsque nous voulons nous faire du thé, on sélectionne le type de thé à infuser, on a le choix entre thé vert, thé oolong, thé blanc, thé noir et tisane, on sélectionne la force d’infusion désirée entre fort, moyen et faible, on remplit la bouilloire d’eau, on met le thé dans le panier et on appuie sur TEA. Voilà, le reste se fait seul. La théière chauffe l’eau jusqu’à la température désirée et infuse le thé le temps voulu en fonction des choix faits. Il est même possible de programmer une température différente et un temps d’infusion différent en fonction de ses goûts ou encore du type de thé qu’on possède.

DSC01573
On peut voir ici le panier à infusion suspendu au-dessus de la liqueur

Bien qu’à première vue il ne semble y avoir aucune pièce mobile dans cette bouilloire, on comprend rapidement que le tout fonctionne grâce à des aimants placés dans la petite colonne d’acier qui retiennent le panier en suspension au-dessus de l’eau jusqu’à ce que cette dernière atteigne la température voulue. C’est alors que le panier descend lentement dans l’eau où il restera immergé le temps d’infuser les feuilles. Lorsque le temps prescrit est terminé, le panier remonte au-dessus de l’eau seul afin de stopper l’infusion. L’appareil sonne alors trois fois pour nous informer que le thé est prêt.

Voir la bouilloire fonctionner est tout à fait impressionnant et hypnotisant comme on peut le voir dans le court vidéo que j’ai tourné ici :

La grande question!

Pis, barbare, est-ce que le thé est bon? Ben oui. Ça marche vraiment bien. Bien que je ne l’ai que depuis très peu, grâce à ce gadget, je n’ai plus besoin de me concentrer sur le rituel de préparation du thé. Je rempli d’eau et de feuilles de thé, j’appuie sur quelques boutons et voilà, il ne me reste plus qu’à attendre mon thé. L’infusion est parfaite, la température est parfaite et je sais que toute la substantifique moelle de ces feuilles a été extraite de la manière la plus efficace et respectueuse qui soit.

Est-ce que cette machine va bientôt remplacer mes théières yi-xing? Non. Ou plutôt, pas chez moi. Le plaisir de préparer un thé en respectant le rituel est en soi un plaisir qui ne peut être remplacé par une machine, aussi sophistiquée soit-elle.

Pour moi, cette théière servira à préparer le thé de tous les jours, le thé au travail par exemple où elle trônera près de moi et prête à me servir un thé toujours impeccable sans que j’aie besoin de m’investir dans le rituel de la préparation de la parfaite infusion.

OK, OK, la VRAIE grande question!

Est-ce que ça vaut le coût? J’y vais d’une réponse politicien classique : ça dépend. Si vous êtes du type à boire un petit thé Salada après le repas dans votre tasse de grand-mère, peut-être que ça ne vaut pas la peine. Si vous buvez surtout du thé noir en sachet, n’investissez pas dans cette machine.

Si par contre, comme moi, vous buvez des litres de thé par semaine et que vous n’avez pas le temps de toujours préparer le thé convenablement, si vous avez envie d’extraire tout le goût et les arômes de ces précieuses feuilles et que vous n’avez pas peur de sauter d’un thé vert japonais délicat à un pu-erh terreux et surprenant en passant par un thé parfumé comme le thé au jasmin, je crois que vous n’avez rien à perdre d’aller voir cette théière automatique. Elle pourrait facilement répondre à vos besoins.

DSC01574
La théière automatique Breville avec mon fidèle verre à thé à double paroi

Written by Le barbare érudit

11 juillet 2011 at 8 h 45 min

Publié dans Général, Techno