Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Archive for the ‘Musique’ Category

Brève

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Certaines bandes musicales de films sont tellement bonnes qu’elles en viennent à avoir une vie propre. Je pense ici à la bande musicale du film The Mission qui est un parfait exemple pour illustrer ce que je tente d’expliquer. Imaginons maintenant une bande sonore de films, mais sans le film pour l’accompagner parce qu’il n’existe pas.

Découvert récemment, le groupe Xerath nous offre exactement cela. Une bande sonore de films, avec l’introduction, les passages dramatiques, les moments de tensions, les moments de relâchement, et la conclusion, mais sans film. Tout y est, sauf l’image du réalisateur. Et c’est une expérience extraordinaire.

Le dernier album du groupe, III, est magnifique. C’est un album d’une grande richesse, d’une grande profondeur, mais surtout, qu’on a envie d’écouter encore et encore.

XerathIII

Voici la première pièce de cet album que je vous recommande grandement!

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Written by Le barbare érudit

11 octobre 2014 at 15 h 08 min

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25 fois je t’aime, musique!

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Sur sa page Facebook, Geoffroi, un ami que je tiens en haute estime, propose de faire une liste de 25 pièces de musique marquantes. Évidemment que j’aime l’idée, mais comme Facebook et moi… j’ai choisi de faire ça ici, dans mon petit univers personnel. Et, ça sera pas nécessairement 25. Et pas nécessairement que des pièces. Parce que.

Avertissement. Je sais que tous ne partagent pas mon enthousiasme pour certains genres musicaux que j’écoute. Je pense ici en particulier au métal. Y aura pas que ça.

On commence. Dans le chaos le plus total, digne d’un barbare!

Beau Dommage. À peu près tous les albums. Ça me rappelle mon enfance, ma mère, la vie dans un petit logement à St-Eustache…

Kiss, l’album Peter Criss. OK, c’est atrocement mauvais. Inécoutable. Mais c’était le premier album que je me suis acheté avec mon argent. Et mon premier vrai contact avec ce qui allait marquer ma vie profondément, le métal…

Carmina Burana, en particulier Fortuna Imperatrix Mundi. OK, c’est quétaine, c’est pompier à mort, c’est tout ce dont on aime rire lorsqu’on parle de musique classique populaire, une pièce reprise à mort partout et à toutes les sauces… mais comme on ne parle pas nécessairement des MEILLEURES pièces musicales, mais bien des pièces qui nous ont marqués, ben j’ai pas vraiment le choix que de la mettre ici.

Et tant qu’à être dans le classique, Le sacre du printemps de Stravinski. Quelle pièce! J’en ai quelque cinq versions dans ma librairie musicale! J’adore l’esprit sauvage qui se dégage de cette pièce. Il y a quelque chose de profondément païen, de profondément animal dans cette pièce. Pas étonnant qu’elle ait fait scandale à ses débuts.

Comme j’aime beaucoup Bartok (le nom de mon premier chien…), je ne peux m’empêcher de l’ajouter à la liste musicale m’ayant marqué. Sauf que je n’irai pas pour quelque chose de très connu à la Concerto pour orchestre (Bartok, très connu… mouhahahahaha!!!). Non, c’est plutôt la sonate pour deux pianos et percussion que je retiens. J’ai découvert cette pièce un été lorsque je travaillais sur le chantier de LG1 à la Baie-James. Un collègue de travail a partagé avec moi sa passion pour la musique classique contemporaine et il m’a fait découvrir cette pièce extraordinaire. Probablement la plus métal de toutes les pièces classique que j’ai jamais entendu.

(Don’t Fear) The Reaper par Blue Öyster Cult. Oh, que oui ! J’ai dû écouter et réécouter cette pièce des dizaines de milliers de fois. Je sais, je sais, ce n’est pas la meilleure du groupe, mais elle est marquante et surtout, elle marque les quelques années que j’ai passé à St-Adélaïde de Pabos, là où j’ai vraiment découvert ma passion pour la musique métal. Speaking of which…

Passons Judas Priest, Black Sabbath, Dio, Deep Purple et tous ces groupes des débuts du métal. Pas qu’ils ne soient pas intéressants, mais ils ne m’ont pas vraiment marqué. Non. Une pièce. Une seule. Run to the Hills par Iron Maiden. Ouf. Cette pièce à elle seule m’a littéralement converti au métal. Trente ans plus tard, j’en suis encore, plus que jamais!

À cela, il faut nécessairement ajouter Master of Puppets par Metallica. Ai-je vraiment besoin de présenter Metallica? J’veux dire, c’est probablement le groupe métal le plus populaire au monde. Malheureusement, après l’album Master of Puppets, les choses se sont gâtées pour ces pionniers du genre thrash et ils ne s’en remettront jamais.

J’ajouterai à ma période adolescente l’album Dimension Hatröss par Voivod. C’est un album qui m’a tellement marqué, mais subtilement, qu’encore aujourd’hui, j’y repense avec déférence et respect. Quand je dis subtilement, c’est que l’influence de cet album, dans ma tête, se fait encore sentir dans mes intérêts pour le genre post-métal, avant-garde métal et autres groupes particulièrement intéressants qui osent dépasser les limites du genre. Un monument du métal qui est toujours aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était lors de sa sortie en 1988.

Et comment ne pas nommer LA pièce la plus marquante de l’histoire du métal (pour moi, bien sûr!)? Angel of Death par Slayer. C’est l’apothéose qui, encore aujourd’hui, résonne avec autant de force qu’elle pouvait en avoir à l’époque où elle est sortie. C’est un monument du métal qu’il serait criminel d’ignorer.

Pendant mes années d’étude universitaire, j’ai un peu beaucoup mis de côté la musique. Pas que j’en écoutais pas, mais disons que mes priorités étaient ailleurs. Boisson, alcool, amis, études. Dans cet ordre. Cependant, cette période en fut une faste pour la musique québécoise qui a vu naître Les Colocs. Il s’agit là d’une œuvre marquante pour moi et des milliers d’autres jeunes étudiants de l’époque. Comment rester indifférent à l’écoute d’une pièce comme Juste une p’tite nuite?

Je prends un virage à 180 parce que j’ai envie de plonger dans le jazz un peu. Take Five de l’album Time Out par Brubeck est une pièce qui hante encore mon esprit. C’est tellement beau, tellement onctueux, tellement organique, y a là quelque chose de profondément humain.

Little Girl Blue de Nina Simone. Sa voix. Quelle voix ! Elle possède quelque chose d’extraordinaire et d’envoûtant…

Évidemment, All Blues de Miles Davis. Que dire de plus?

En (re)découvrant le jazz, j’ai aussi découvert la musique du monde contemporaine, celle entrainante du Buena Vista Social Club avec Chan Chan, l’hypnotisant Miel et cendre de Dhafer Youssef, ou encore la superbe Le traiettorie delle mongolfiere de Gianmaria Testa. Oui, toutes ces pièces m’ont marqué et je ne me lasse pas de les écouter.

L’album Transhuman de Cyanotic m’a aussi vraiment marqué. C’est une musique agressive et rythmée qui non seulement surprend, mais est aussi totalement de son temps. Ça déménage et j’aime ça!

Plume. Oui, oui, Plume Latraverse. Sa pièce Faux dur (et… trouble fête) est de loin la chanson que je préfère tous genres confondus. Les paroles, les mots, la guitare, simple, efficace, un chef-d’œuvre, rien de moins.

Dans le même ordre d’idée, C’est pas moi ça de Jamil. Et tien, pourquoi pas, Les moitiés, encore de lui.

Brassens. Tout. J’adore Brassens. Quel auteur! Quel poète!

On replonge dans le métal. Sérieusement. Un album marquant pour moi. Un des plus marquants en fait. Blackwater Park par Opeth. J’ai rarement écouté un album aussi puissant, complexe, sensible, d’une finesse incroyable tout en étant menaçant à souhait. Un autre chef-d’œuvre. Un des meilleurs albums métal de tous les temps.

Une autre pièce marquante, White par Leprous. Je ne saurais dire pourquoi, mais j’adore cette pièce qui ne cesse de revenir s’imposer à mon esprit tout le temps.

La pièce Bleed par Meshuggah est un monument de la musique métal parce que Meshuggah est une sorte d’extraterrestre, même dans l’univers métal. En ce sens qu’ils ont littéralement créer un genre de métal, le djent, qui joue de complexité polyrythmique sans pareil dans la musique. On dit de la musique de Meshuggah qu’elle est parmi la plus difficile à jouer. N’étant pas musicien, je ne saurais dire, mais je peux vous dire qu’elle est fortement hypnotisante.

La pièce The Vampire of Nazareth par Septicflesh est un puissant amalgame de musique classique et de death metal. Cette pièce est venue marquer mon imaginaire et elle est restée gravée dans ma tête de façon permanente.

Bon, OK, une dernière. Je n’ai pas compté, mais ça va bien faire près d’une vingtaine. Chromatic Chimera par Unexpect, un groupe montréalais de métal avant-garde. Ouf! Ça brasse, ça! Avec un mélange hétéroclite de jazz, de death metal, de dissonance, de voix à la fois rauque et très aigüe, c’est une musique très difficile qui demande à être apprivoisée. Mais quelle satisfaction à l’écoute!

Written by Le barbare érudit

24 septembre 2014 at 23 h 58 min

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Brève… un retour?

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La dernière brève date de septembre 2011… les journées (années?) passent et ne se ressemblent pas. Ou quelque chose comme ça.

Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis. Et croyez-moi, je n’ai jamais cessé d’écouter de la musique. Au contraire, je poursuis toujours ce petit plaisir solitaire parce que, soyons francs, le style musical que je préfère tend à m’isoler des autres.

Depuis septembre 2011, de très nombreuses découvertes musicales dont je vous éviterai la longue liste. Je vous propose plutôt quelques albums (par ordre alphabétique d’artiste) ayant marqué ces longs mois, ces longues années. Peut-être y découvrirez-vous des choses…

Ayreon

J’ai découvert Ayreon avec l’album The Theory of Everything, mais c’est l’album The Human Equation qui m’a envouté. Moins un groupe qu’un projet musical, Ayreon est une création de l’artiste Arjen Anthony Lucassen. Les albums sont des opéras rock/métal où des artistes invités viennent prêter leur voix et leur talent musical à la création de ces histoires. À découvrir.

Be’Lakor

Je suis tombé sous le charme de ce groupe australien avec leur album Stone’s Reach.

Behemoth

Le célèbre groupe polonais Behemoth, dont le chanteur a dû faire face à la leucémie, a sorti cette année un album que d’aucuns considèrent comme un sommet de leur carrière. The Satanist est une œuvre touffue, riche et dont le contenu émotif est palpable tout le long de ses 45 minutes. Je n’ai encore entendu aucun album en 2014 pour surpasser celui-ci.

Diablo Swing Orchestra

Un coup de cœur. Vraiment. Dans un grand cul-de-poule, on mélange métal, opéra, jazz et swing et on enfourne à 350°F pendant une heure. Délicieux! Ce groupe expérimental suédois n’est pas sans rappeler Unexpect, l’hétéroclite groupe québécois qui donne aussi dans le métal expérimental. À découvrir absolument!

Fallujah

Le premier album de ce groupe américain était excellent. Leur dernier, The Flesh Prevails, est un véritable monument. Un très grand cru qui, selon certains, réinvente le métal. C’est peut-être un peu pousser le bouchon, mais c’est un album d’une grande richesse et d’une grande virtuosité.

Haken

Ce groupe est une surprise. Je ne m’attendais pas à apprécier autant l’album The Mountain, somme toute beaucoup plus doux et fin que ce que j’ai l’habitude d’écouter. Mais avec des pièces comme Cockroach King, difficile de ne pas aimer.

Kayo Dot

Alors là, on change de registre. Un album surprenant, distinct, éclectique et qui à la fois envoûte et irrite. Il y a du génie ici. Quelque chose comme une grande œuvre. Huberdo est le seul album que j’ai écouté de ce groupe de métal avant-garde, et je ne peux m’empêcher d’y revenir pour tenter d’en extirper toute la moelle.

Persefone

On s’entend. La Principauté d’Andorre n’est pas un haut lieu de la musique métal. Et pourtant… Persefone, probablement le seul groupe métal andorran, s’amuse à nous plaire en mélangeant les passages mélodiques et plus agressifs. C’est magnifiquement joué, d’une grande sensibilité et on en redemande.

Revocation

Mélange de death et de thrash, très technique, joué à un rythme infernal, la musique de Revocation ne tombe pas dans la facilité. On a affaire ici à du solide.

Sabaton

Épique. C’est le mot qui me vient à l’esprit lorsque j’écoute Sabaton. J’ai cette envie de prendre les armes et de monter au combat sur le champ. La musique de Sabaton est inspirante, enivrante en plus d’avoir des textes recherchés sur l’histoire militaire. Petit plaisir coupable!

Sight of Emptiness

Une superbe découverte. Un groupe du Costa Rica (ce qui ne court pas les rues dans le monde métal) avec une approche très personnelle du melodeath qui ne craint pas de sortir des sentiers battus. J’adore l’album Instincts où plusieurs invités de marque viennent y ajouter une petite touche toute personnelle. Entre autres, la magnifique pièce Paradox où le ministre costaricain de la Culture, Manuel Obregón, y joue du piano… un délice pour les oreilles!

Ulcerate

L’année dernière, l’album Vermis du groupe néozélandais Ulcerate m’a métaphoriquement jeté par terre. Un album dense, qui ne se laisse pas apprivoiser du tout. On pense ici à Gorguts avec ses dissonances et ses rythmes disjonctés. C’est un album qui demande du travail de la part de celui qui veut le découvrir, mais c’est un investissement qui en vaut la peine.

Vallenfyre

A Fragile King est une œuvre torturée, à fleur de peau avec une voix d’outre-tombe gutturale, profonde et puissante. Ce groupe anglais joue avec ses tripes. Du death sale qui colle à la peau et qui ne laisse personne indifférent.

Wintersun

Après le death sale et crouteux de Vallenfyre, je vous propose Wintersun avec leurs albums Wintersun et Time I. On change de registre ici. On passe du côté sombre à la lumière froide de l’hiver, mais avec des mélodies d’une grande beauté.

Voilà donc quelques découvertes que je me permets de vous partager. Il y en a d’autres, des tonnes d’autres. Mais ça sera pour une autre fois.

Je ne peux m’empêcher de terminer sur une note positive. À lire absolument, la réponse d’Andrew W. K., artiste new-yorkais qui répond au courrier des lecteurs pour le magasine Village Voice, à une fille qui se plaint de la musique qu’écoute son amoureux.

Une réponse pleine de sensibilité et de finesse.

Written by Le barbare érudit

13 septembre 2014 at 14 h 02 min

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brève

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Deux découvertes très très intéressantes bien qu’à des années-lumières l’une de l’autre.

Certains d’entre vous en doutent, mais je n’écoute pas que du métal. Non. J’aime croire que mon horizon musical dépasse largement les frontières métalliques et s’étend loin dans la plupart des directions musicales de notre monde. Il y a bien sûr des limites, Céline Dion (le simple fait d’écrire ce nom me demande un effort soutenu pour ne pas cesser en cour de frappe; je dois me faire violence pour y arriver…) me venant immédiatement à l’esprit.

Donc, aujourd’hui, j’aimerais vous inviter à découvrir un artiste montréalais qui fait dans la musique expérimentale. Colin Stetson. Un virtuose du saxophone basse. L’album : New History Warfare Vol. 2: Judges.


(Image tirée du site Colin Stetson.)

Je ne m’évertuerai pas à vous convaincre que c’est bon. Écoutez. Et constatez.

Maintenant, passons à Leprous. Ce groupe finlandais fait dans le métal avant-garde progressif. Leur premier album studio, Tall Poppy Syndrome, m’avait particulièrement plu. Une pièce en particulier, White, n’a cessé de me trotter dans la tête depuis. Ils viennent tout juste de sortir un nouvel album. Bilateral.


(Image tirée du site Reign In Art.)

Un excellent album qui s’avère une réussite à tous les plans. Je prends un très grand plaisir à l’écouter en boucle depuis que je l’ai ajouté à ma collection. Il n’y a pas de pièce aussi accrocheuse que White de l’album précédent, mais toutes sont excellentes.

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10 septembre 2011 at 17 h 03 min

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Brève

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Si comme moi vous appréciez la musique qui ose sortir des sentiers battus, qui ne se laisse pas imposer de codes, qui demande un effort à l’écoute parce que tellement loin de ce qu’on connait normalement, vous ne serez pas déçu par le groupe montréalais Unexpect.

Je découvre à peine leur album In a Flesh Aquarium

Unexpect - In a Flesh Aquarium

que j’ai envie de courir chercher leur tout dernier album, Fables of the Sleepless Empire. Ils sont d’une inventivité incroyable. Ils osent mener le métal dans des directions hétéroclites et surprenantes.

Une excellente découverte.

(Lien quietube pour ceux qui préfèrent moins de bruit autour du vidéo…)

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28 juillet 2011 at 19 h 01 min

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HeavyMTL 2011

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J’y suis allé l’année dernière. J’y retournais cette année encore. Pour le meilleur et pour le pire. Parce que, soyons très honnêtes, on ne peut pas dire que la carte qu’on nous servait cette année était à la hauteur de celle de l’année dernière. Alors que nous avions eu droit à Slayer, Megadeth, Mastodon, Lamb of God et j’en passe, cette année on nous servait Kiss, Godsmack, Billy Talent et Disturbed. WTF?!?

Samedi : première journée

Très chaude. Trop chaude. Mais j’ai survécu.

Ma femme, ma fille et moi sommes arrivés vers 14 h, juste à temps pour All Shall Perish et je ne fus pas déçu. Cette performance fut à la hauteur de mes attentes. Comme je ne déteste pas le genre « deathcore », ce groupe augurait bien ces deux jours. Le reste de l’après-midi, nous l’avons passé à l’ombre, sous les arbres loin de la scène, la musique n’étant plus qu’une ambiance à laquelle je ne portais qu’une attention toute relative.

Comme notre fille était là pour voir Billy Talent, nous nous sommes rapprochés de la scène alors que Trivium y jouait déjà. Une découverte intéressante qui mérite sûrement d’y revenir un peu, ce que je ferai plus tard lorsque j’aurai repris un rythme de croisière plus normal avec le retour au travail (et au Nord!) quelque part en août. Tout de suite après, In Flames a pris place avec un son qui ne m’a pas du tout plu. Heureusement, ça n’a pas trop duré longtemps.

Finalement, Billy Talent est apparu sur scène. Bien que ça ne soit pas du métal, et il a eu l’honnêteté de le reconnaître dès le départ l’annonçant même au micro tout en remerciant le parterre de lui permettre de se produire (un public conquis d’avance…), il est clair que ce gars est une bête de scène qui sait soulever l’enthousiasme de la foule. Mais pour moi, ça ne suffit pas. J’ai besoin de quelque chose de plus agressif, de plus violent. J’ai donc dû patienter un peu.

Ma femme et ma fille m’ont quitté tout de suite après Billy Talent. Elles étaient fatiguées et ont préféré rentrer à la maison. Je suis resté pour une seule prestation, la dernière, celle de Cryptopsy, la dose de violence et d’agressivité dont j’avais tant besoin.

Malheureusement, je devais subir avant ça deux autres groupes pas mal irritants. Godsmack prenait la grande scène principale tout de suite après Billy Talent. J’ai trouvé ça tolérable, sans plus, mais c’est loin d’être ma tasse de thé. Je me suis donc mis en quête de la troisième scène, plus petite et bien cachée que j’ai trouvé à l’écart, loin des deux scènes principales. Un tout petit endroit intime où se déchaînaient les groupes moins populaires de la scène métallique québécoise et d’ailleurs. J’y ai découvert une petite perle que j’ai envie d’explorer davantage, Dissension, groupe local qui donne dans le métal sauvage et agressif. À suivre…

Je suis retourné vers les scènes principales durant le changement de matériel histoire d’écouter Disturbed qui suivait Godsmack. Misère… quelle pénible affaire. La musique plus qu’ordinaire et la voix… la voix… comment dire… atroce. Je suis resté deux minutes et je suis immédiatement retourné vers la petite scène à l’écart pour y attendre la prestation de Cryptopsy. Et ça valait la peine. En chien. Un pur défoulement primal qui agresse sans demi-mesure avec un assaut sonore sans égal. Et il faut voir ces gars-là jouer! La batterie qui défonce tout sur son passage ainsi que les guitares qui vrombissent à une vitesse ahurissante. Bref, j’ai été servi comme je le souhaitais.

Un petit mot sur la qualité de la sonorisation. Sur les scènes principales, elle variait de pourri à tolérable. Parfois, on n’entendait rien, incapable de distinguer la voix des instruments, le tout se mélangeant dans une soupe sonore infecte et indigeste. Par contre, la petite scène à part est servie par une sonorisation plus qu’adéquate qui permet d’apprécier à sa juste valeur chaque note et chaque pièce. Franchement, c’est beaucoup mieux et agréable pour les oreilles!

Dimanche : deuxième journée

Fatigués de la veille à cause de la chaleur surtout, nous avons décidé d’arriver un peu plus tard sur le site. Oui, ça voulait nécessairement dire que j’allais manquer un certain nombre de groupes, à mon grand dam, mais de la même manière que des années et des années de vie boréale nous ont prédisposés à une grande tolérance au froid, tel n’est pas le cas avec la chaleur et celle de samedi, particulièrement accablante, a su me garder loin du soleil pour quelques heures supplémentaires.

Heureusement, dimanche, l’humidité cédait le pas à un air plus sec et moins lourd ce qui a eu pour effet de rendre cette journée d’autant plus agréable.

C’est donc vers 15 h 30 que nous sommes arrivés. Je ne voulais pas manquer la prestation de As I Lay Dying. Bon, petit commentaire ici : il y a à mon humble avis, une grande emphase mise sur la variété « core » du métal durant ce festival comme en témoigne un grand nombre de groupes qui viennent de la scène « grindcore », « metalcore » et « deathcore ». Je trouve qu’il n’y a pas assez de place faite au « death metal » et à ses sous-genres, tel que le « melodeath » et le « progressive death metal ». Et je ne parle même pas ici du « black metal » pratiquement absent. C’est, à mon humble avis, une lacune de ce festival. Voilà, c’est dit. Poursuivons.

As I Lay Dying a donc donné une performance honnête qui m’a permis de voir qu’il y avait là un certain potentiel à explorer davantage, encore une fois. Mais plus tard. Parce qu’après ce début d’après-midi pas mal du tout, Children of Bodom prenait la scène d’assaut. Je tenais à voir ce groupe finlandais de visu avant de me faire une idée de ce dont ils sont réellement capables. Et je dois dire qu’ils sont bien meilleurs live que sur leurs albums studio. Ils dégagent sur scène un aplomb contagieux qui donne envie de les suivre. La magie n’opère pas autant dans l’univers léché des salles de montage audio.

Ce qui, naturellement, nous emmenait à Morbid Angel, précurseurs du « death metal » que l’on connait et adore aujourd’hui. Encore une fois, une prestation à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un tel groupe malgré la controverse entourant leur dernier album. S’ensuivit Anthrax, groupe légendaire associé aux « Big Four » et une valeur sure en cette journée. Sachant manier la foule avec vigueur, ils donnèrent eux aussi une prestation digne de mention.

Tout ça pour dire que la principale raison pour laquelle j’ai daigné cette année investir 150 huards dans cette histoire de HeavyMTL, c’est pour le groupe suivant, Opeth. Et là, j’aimerais prendre quelques phrases de votre temps afin d’exprimer mon appréciation de ce moment tant attendu. Je l’avoue, je suis pas mal accroc à ce groupe qui se démarque des autres ce qui fait que j’ai un parti pris absolument pas objectif. So be it.

Donc, Opeth. Ce groupe détonne dans l’univers de HeavyMTL. Avec ses très longues pièces, un grand nombre d’entre elles durant plus de dix minutes, aux changements de rythme et de style parfois étonnant, Opeth n’a pas peur de prendre des risques quitte à déplaire à l’audience, par exemple, en jouant Face of Melinda, une longue balade langoureuse et suave. Est-ce que j’ai aimé la performance d’Opeth? Absolument! Sauf qu’un tel groupe méritait franchement davantage que les quelques minutes qui lui ont été accordées… et qui ne lui auront au final permis de jouer que quelques pièces. Beaucoup trop court.

Après une telle performance, ce fut au tour de Motörhead de prendre la relève. Une chose à dire au sujet de ce groupe légendaire : le niveau de décibel a été poussée d’un gros cran juste pour eux. Misère que c’était fort. Mais Motörhead étant ce que c’est, ça cadrait parfaitement avec le style biker métal de ce groupe aussi vieux que la terre du métal qui l’a vu naître. Longue vie à Lenny!

Comme la veille pour Disturbed et Godsmack, Kiss ne faisait pas vraiment parti des groupes pour lesquels je m’étais déplacé. Dire que je n’ai jamais été un grand fan de Kiss serait mentir puisque, comme à peu près tous les jeunes préados de toutes les époques, je me suis laissé séduire davantage par les prouesses scéniques et le maquillage de ce groupe que par leur musique. Sauf qu’aujourd’hui, en anti-fan que je suis, je m’attarde seulement à la musique, à la performance sur l’album ou sur scène si la musique est là, pas en dépit de celle-ci. Ma femme et ma fille par contre tenaient à voir Kiss au moins une fois avant que ces derniers ne disparaissent. Et comme j’attendais une autre performance un peu plus tard, celle de Gorguts, j’ai donc dû subir cette difficile épreuve pendant quelques minutes.

Donc, Kiss a investi la scène à grand renfort d’effets spéciaux, de projection multimédia et de pétards. Dire qu’ils savent occuper la scène est un euphémisme. Ce spectacle, ils le possèdent sur le bout des doigts et ils le délivrent avec une prestance qui frise le kitch et le quétaine. Mais bon, c’est de Kiss dont on parle et on leur pardonne ce trop-plein de bling-bling.

Dès que l’occasion s’est présentée, j’ai quitté cette orgie de couleur et de maquillage pour me diriger vers quelque chose de plus approprié pour un concert de métal. Je me suis dirigé vers cette petite scène à l’écart qui m’avait si bien servie la veille pour Cryptopsy. C’est là que j’ai retrouvé de vieux routiers absents depuis plus de dix ans. Le retour sur scène de Gorguts valait la peine. Ils ne se sont pas gênés pour nous assommer à coup de vieux succès tirés de leur glorieux passé. C’est le genre de musique dont j’avais besoin pour effacer les cruelles ribambelles que Kiss avait semé dans mon oreille.

Quelques notes de fin de parcours

Si j’avais à faire un top trois de mon weekend, j’irais avec Opeth en premier, suivi de Cryptopsy et de Gorguts. Mention spéciale à All Shall Perish aussi.

Sur la qualité sonore, disons que j’ai trouvé ça assez ordinaire en général. Heureusement, ils ont sauvé la face avec la qualité sonore d’Opeth, la puissance de Motörhead et la scène Budweiser sur laquelle tous les shows sonnaient bien.

Comme je l’ai dit plus haut, j’aimerais qu’on laisse un peu de côté les groupes de « core » qui sonnent à peu près tous pareils et qu’on se concentre davantage sur les groupes de « black metal », de « death metal » et de « progressive metal », c’est-à-dire ces groupes qui innovent vraiment musicalement parlant.

Enfin, si j’avais mon mot à dire, je prendrais frais et nuageux plutôt que chaud et ensoleillé. Mais bon, c’est le barbare en moi qui s’exprime, là.

Written by Le barbare érudit

25 juillet 2011 at 13 h 14 min

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Brève

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Ça fait un bout que je n’ai pas posté une brève. Le groupe Barren Earth est une découverte relativement récente que j’aime beaucoup. Ils font dans le mélo-death progressif. Sur leur premier et très prometteur album Curse of the Red River, ils nous font une magistrale démonstration de la façon dont il faut clore un album. La pièce Deserted Morrows est absolument sublime.

Written by Le barbare érudit

22 juin 2011 at 10 h 36 min

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