Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

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Mon corps une toile : courte mise à jour

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Une simple photo prise en mars. J’aime le rendu.

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Merci à Jennifer pour la photo! Elle est magnifique!

Written by Le barbare érudit

30 mars 2015 at 22 h 09 min

Publié dans Général, Littérature, Ludique

De l’école à la mer

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Je marche sur l’allée des Père-Eudistes. Devant moi, la mer.

Il est 17h et je rentre. Je viens de terminer une autre journée à l’école où je travaille maintenant. Je laisse derrière moi la grande bâtisse blanche aux fenêtres plein sud, mes soucis, mes listes et je me dirige d’un pas lent vers cette mer qui s’étend devant moi. Je n’ai qu’une centaine de mètres à faire avant d’atteindre le chemin d’En-haut que j’emprunte vers l’Est. À ma droite, la mer. À ma gauche, la taïga.

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Le soleil m’offrant encore quelques heures de clarté, je choisis de tourner à droite sur l’allée des Galets. Je ne rentrerai pas tout de suite. Je dirige plutôt mes pas vers la plage. L’allée des Galets se fond lentement dans le sable doré de la plage où elle prend fin. À gauche, au bout de cette allée, L’Échourie, petit café-bistro où vendredi certains membres de l’équipe se retrouvent pour y oublier la semaine.

J’enlève les souliers qui me serrent les pieds depuis ce matin, j’y enfonce mes bas et je les prends dans mes mains. Je laisse le sable sec détendre mes pieds et je commence ma marche le long de cette longue et interminable plage qui mène de la rivière Natashquan à Pointe-Parent. Ses kilomètres s’étendent devant moi jusqu’à se perdre à l’horizon.

Je n’entends que le bruit blanc de la mer, ses vagues inlassables qui viennent mourir dans le sable. Ici, le temps s’arrête…

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Bienvenue à Natashquan.

Written by Le barbare érudit

26 août 2014 at 20 h 06 min

Mon corps une toile

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C’est un projet auquel je réfléchis depuis des années. Seulement, comme il s’agit d’un projet aux conséquences irréversibles, je voulais être certain que je ne regretterais pas mon choix une fois celui-ci fait.

Je voulais transformer mon corps, mon dos, plus particulièrement, en toile pour un tatouage. Je vous raconte ce projet que j’ai maintenant littéralement dans la peau!

Vous savez tous que j’aime la littérature et particulièrement la poésie. De nombreux articles touchent ce sujet sur mon blogue. Mon projet s’articule autour du poème Une charogne de Baudelaire. C’est un poème que j’adore pour deux raisons. La première, c’est le contraste entre la beauté de la langue utilisée et l’horreur décrite avec une précision chirurgicale. Les descriptions de ce corps en décomposition donnent des haut-le-cœur et on n’a aucune peine à imaginer la « carcasse superbe » ainsi que la puanteur qui s’en dégage.

La seconde raison, c’est le thème de l’immortalité des idées et des œuvres. Sans en faire une analyse profonde, il est clair qu’à la fin du poème, Baudelaire croit que, malgré la finalité de la vie, celle-ci se renouvelle en un cycle continu. Les idées, elles, sont éternelles.

Je cherchai donc sur internet les meilleurs endroits où se faire tatouer à Montréal. C’est finalement sur le studio de tatouage Imago que je jetai mon dévolu. En juillet 2013, je m’y rendis pour discuter de mon projet avec un des tatoueurs de l’endroit. C’est là que je rencontrai Greg Laraigné. Je lui présentai mon projet et mes idées

La première idée que j’avais pour ce projet était de me faire tatouer le poème au complet dans le dos. J’imaginais alors me le faire tatouer en deux colonnes bien droites de six strophes chacune avec le titre du poème centré au-dessus de ces dernières.

Greg me convainquit rapidement qu’un bloc de texte aussi massif vieillirait mal et qu’à la longue, je regretterais ce choix. Malgré une première « déception », il était clair que mon projet intriguait et intéressait Greg grandement. Il me répéta à quelques reprises d’ailleurs que ce poème l’inspirait.

Il y avait donc de l’espoir. Je dormis sur ses sages conseils et lorsque je retournai le voir une semaine plus tard, une nouvelle idée avait pris forme. Nous illustrerions le poème.

Le dessin serait une interprétation libre du poème. À force de discuter de la chose, nous en vînmes à nous entendre sur la forme suivante. La première strophe du poème serait tatouée dans le haut de mon dos, mais les derniers mots du dernier vers de cette strophe s’effaceraient lentement pour laisser place à l’illustration. Cette dernière couvrirait tout mon dos.

Dès le départ, j’expliquai à Greg que le projet prendrait du temps. Étant donné les conditions particulières dans lesquelles je vis, il me serait impossible de venir le voir régulièrement en cours d’année scolaire. Nous devrions donc nous voir essentiellement l’été et, si le temps le permettait, durant le congé de Noël. Je pris donc plusieurs rendez-vous avec lui, un en janvier 2014 et trois autres en juillet.

C’est en janvier 2014 que je me lançai dans ce projet à corps perdu. Sans jeu de mots idiot. Lors de cette première séance, Greg me montra d’abord le texte et une première ébauche du dessin. J’avoue avoir été très impressionné par ce que Greg me montra.

Le poème s’ouvre avec une superbe lettrine de style gothique, très romantique, même, et se poursuit avec une calligraphie soignée, mais sobre. Comme prévu, le dernier vers s’efface lentement jusqu’à ce que le dernier mot, « cailloux », en devienne presque illisible.

Dos texteL’effacement du dernier vers n’est pas encore visible sur cette photo prise immédiatement après la séance de tatouage.

Detail lettrinePar contre, on voit bien le détail de la lettrine.

J’ai eu plusieurs mois pour me remettre de cette première expérience. En effet, mon prochain rendez-vous n’étant prévu qu’en juillet 2014, mon corps eut amplement le temps de guérir.

D’ailleurs, je pris trois rendez-vous en juillet 2014 afin de faire progresser mon projet avec diligence. Je me doutais que la somme de travail nécessaire à mener à terme ce projet s’annonçait importante. Comme il faut laisser au moins deux semaines de guérisons entre chaque séance, je devais y aller au début, à la mi et à la fin de juillet.

Au début juillet, je revins donc voir Greg pour poursuivre le travail. C’est là qu’il me montra le dessin tel qu’il allait me le tatouer dans le dos. Magnifique! Il rendait d’excellente façon l’opposition entre la beauté et l’horreur, entre la vie et la mort. C’est donc tout le dessin, d’un trait, qu’il allait me tatouer. Cette séance dura 5 heures. Le résultat parle de lui-même!

Dos ligneOn voit maintenant clairement le dernier vers qui s’efface lentement sur le dessin. Eh oui, il y a beaucoup de lignes ici…

Lors de mes deux rencontres suivantes, à la mi-juillet et à la fin, on ne ferait que des ombrages afin d’accentuer la profondeur et les détails du dessin. Durant la première de ces deux séances, Greg s’attarda à la moitié gauche de mon dos.

Dos shade 1Bien que l’ombrage apparaisse rouge, il n’y a aucune couleur dans le tatouage. Le rouge, c’est ma peau qui réagit…

Ensuite, lors de la dernière séance, il s’attaqua à la moitié droite.

Dos shade 2

Ce qui ressort clairement maintenant, c’est que le dessin est beaucoup plus riche, texturé, il y a de la profondeur et le dos est davantage rempli. Non, le travail n’est pas terminé. Oui, il y aura de la couleur. Et il reste un certain nombre d’éléments à ajouter. Entre autres, il y a le visage de la femme qui restera probablement caché par ses cheveux.

C’est une œuvre qui progresse et, qui est loin d’être terminée, mais qui déjà a fière allure! En tout cas, j’en suis très fier.

Surtout, c’est une œuvre qui n’aurait jamais vu le jour sans la complicité et les précieux conseils de Greg, mon tatoueur. Bien que j’eus l’idée de ce tatouage, je ne possède ni le talent ni les compétences pour le réaliser. C’est donc une idée que mon tatoueur a réussi à articuler dans la réalité.

Je tenais à le souligner et à attirer l’attention sur son travail.

Written by Le barbare érudit

18 août 2014 at 21 h 27 min

Publié dans Général, Littérature, Ludique

Un gros navire

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Le soleil s’acharne sur la toundra lui faisant ressentir la douleur de ses rayons qui frappent sans relâche le sol. Nous sommes dimanche et c’est ma dernière journée au Nunavik.

Demain, lundi, je quitte Kuujjuaq pour me diriger vers Montréal le temps de profiter de quelques semaines de vacances entre ces deux emplois, celui que je laisse derrière moi et celui qui m’attend. Je repense à des collègues qui ont emprunté le même chemin que je m’apprête à suivre et qui l’ont fait le cœur lourd de souvenirs qu’ils ne désiraient pas abandonner. Je devrais ressentir ce sentiment de nostalgie, mais non. Il n’en est rien. Je pars le cœur léger, serein, ma décision est prise et je n’ai pas besoin de l’assumer, elle va de soi.

Le 11 août je prendrai la direction de Natashquan. C’est là où j’irai planter mes pieds pour un an, peut-être davantage, je n’en sais rien pour l’instant. On a bien voulu de mes services pour prendre la relève d’un confrère qui, après plus de dix ans, prend une retraite que j’imagine pleinement méritée.

C’est le nouvel emploi qui m’attend. Directeur des écoles Notre-Dame-des-Anges de Natashquan et Notre-Dame-de-Grâce d’Aguanish. Deux écoles qui couvrent de la maternelle à la troisième année du secondaire. Avec un total de moins de 100 élèves, je ne me sentirai pas trop dépaysé par rapport à ce que j’ai vécu à Quaqtaq…

Pourquoi changer d’emploi ? C’est la question qui revient le plus souvent. Une commission scolaire, c’est un gros bateau et tous les employés en sont les rameurs. Lorsque j’ai regardé par-dessus bord récemment, je n’ai pas eu envie d’aller là où le bateau se dirige. Comme je ne peux m’attendre à ce qu’un navire change de direction pour un seul individu, j’ai choisi de changer de navire et d’aller ramer ailleurs. J’ai un an pour tenter ma chance et voir si ce nouveau navire me plaira davantage et si la destination me convient mieux.

Ça sera donc à suivre à partir du 12 août !

Written by Le barbare érudit

22 juin 2014 at 14 h 33 min

Publié dans Général, Vie boréale

Un jour à la fois…

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Non, pas la célèbre chanson du même nom. Plutôt la règle que j’ai toujours suivie depuis qu’en août 2000 je suis arrivé au Nunavik.

Ne sachant trop si j’allais m’y plaire ou non, je ne me suis jamais imposé de contraintes quant au nombre d’années que j’y resterais. Un jour à la fois, une année à la fois. Ma devise, ma règle.

Et là, après 14 ans au service de l’éducation des jeunes inuit, je tire ma révérence. Je m’en vais relever de nouveaux défis éducatifs ailleurs, sur la Côte-Nord.

Je quitte la commission scolaire Kativik sans regret, sans hargne, sans amertume. Je quitte serein, sachant que je me suis dévoué durant toutes ces années, toutes ces merveilleuses années, auprès des élèves du Nunavik. Je n’ai jamais promis de miracle, j’ai tout simplement promis de faire de mon mieux.

À suivre dans quelques semaines alors que je serai devenu Gens du pays

Written by Le barbare érudit

20 mai 2014 at 15 h 31 min

Publié dans Général

Sous vide

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Je me suis fait un cadeau pour Noël. Je me suis acheté ça.

Thermoplongeur Anova

Il s’agit d’un thermoplongeur. Pour ceux qui n’ont aucune idée de ce dont je parle, courte explication de la chose. Un thermoplongeur est un appareil qui sert à maintenir un bain d’eau (ou tout autre liquide) à une température contrôlée. On en retrouve dans toute une panoplie d’appareils dont les réservoirs à eau chaude de maison et, bien sûr, dans les laboratoires.

Pourquoi me procurer ça ? Excellente question. À laquelle je réponds : pour me faire à manger.

Peut-être avez-vous entendu parler de ce qu’on appelle cuisson sous vide. Il s’agit d’une méthode très récente de cuisson des aliments qu’on scelle dans des sacs de plastique sous vide et qu’on cuit dans un bain d’eau à température contrôlée. Vous comprenez maintenant. Je veux faire de la cuisine sous vide. Voilà.

Pourquoi vouloir expérimenter avec la cuisine sous vide ? Une autre excellente question. À laquelle je vais répondre en prenant le temps de bien expliquer la chose.

De façon générale, on fait cuire sa nourriture pour deux raisons : on veut lui donner du goût (on pense ici à la réaction de Maillard) et on veut éliminer les risques liés aux pathogènes qui se retrouvent sur ladite nourriture. On sait que la cuisson des aliments provoque aussi d’autres transformations comme rendre la viande plus tendre et plus digestible.

La cuisson sous vide vise un peu tout ça, mais dans un environnement contrôlé au niveau de la température. Parce qu’on s’entend qu’un poêlon sur une cuisinière à maximum ne représente pas exactement un environnement contrôlé. Il faut porter une attention constante à ce qu’on fait et à la nourriture qu’on cuisine. Il est surtout très facile de manquer son coup parce qu’on a trop cuit tel morceau.

La cuisson sous vide change complètement l’approche de la cuisine. En contrôlant précisément la température de l’eau, on peut faire cuire les aliments en les plongeant dans l’eau jusqu’à ce qu’ils atteignent exactement la température de l’eau. Cette cuisson lente comporte plusieurs avantages.

Premièrement, elle requiert beaucoup moins d’attention et de surveillance en cours de cuisson. Le fait de laisser les aliments plongés sous l’eau plus longtemps que prévu ne change pas grand-chose à ces derniers puisqu’ils seront tout simplement maintenus à la température de cuisson qui est celle que lesdits aliments auront atteinte. Ensuite, il est possible de servir des pièces de viande saignantes (ou médium, si c’est ce qu’on désire) parfaitement réussies à tous les coups (on réglera la température de l’eau à 55 °C précisément pour obtenir une viande saignante absolument parfaite).

Comme cette cuisson se fait sous vide, aucun des arômes et des saveurs n’est perdu étant tous scellé dans la poche sous vide. C’est un avantage indéniable !

Y a-t-il des désavantages ? Oui. Le plus important, c’est l’absence de réaction de Maillard. Cette réaction, en gros, c’est celle qui se produit à haute température lorsque les sucres et les gras des aliments brûlent en surface. C’est ce qui donne la couleur brun si appétissant à la viande. C’est aussi cette réaction qui multiplie les saveurs de façon si agréable et délicieuse. Or, cette réaction ne peut s’opérer qu’à de très hautes températures qu’il est impossible d’atteindre avec la cuisson sous vide. Cette dernière est limitée par le point d’ébullition de l’eau, c’est-à-dire 100 °C (la réaction de Maillard commence vers 130 °C).

Il est cependant très facile de régler ce petit désavantage. Il suffit de passer les aliments à la poêle très chaude au moment de servir. La réaction de Maillard opère et on peut servir immédiatement sans attendre puisque les aliments sont déjà cuits.

Je vous invite à en apprendre davantage sur cette technique de cuisson en visitant le site A Practical Guide to Sous Vide Cooking, une véritable référence en la matière.

Maintenant, ma première expérience.

J’avais sous la main de la macreuse de bœuf. Il s’agit d’une pièce de bœuf prisée pour son goût, mais qui doit être généralement cuit longtemps afin de la rendre plus tendre. Elle est coriace !

J’ai donc saupoudré la pièce de viande de sel, de poivre, d’herbes de Provence et de poudre d’ail. J’y suis allé avec parcimonie avec les épices désirant éviter de trop charger le goût de la viande. J’ai ensuite scellé la viande sous vide dans un sac Ziploc en utilisant la méthode par immersion dans l’eau puisque je n’avais pas ma machine à emballer sous vide.

J’ai configuré mon thermoplongeur à 55 °C et lorsque la température a été atteinte (environ une dizaine de minutes), j’ai plongé mes deux sacs de viande dans l’eau. J’ai ensuite réglé le compte à rebours à 24 h et je recouvert le tout d’une feuille d’aluminium pour limiter les pertes de chaleur et l’évaporation de l’eau.

Dispositif de cuisson

Oui, oui, 24 h. Comme dans une journée complète. Parce qu’il s’agit là d’une autre caractéristique de cette méthode : il faut être patient et prévoir ce qu’on va faire. En fait, il s’agit de s’assurer que l’aliment a atteint la bonne température jusqu’à son cœur et pour ce faire, il faut du temps. Mais pas 24 h, c’est vrai.

En fait, si j’ai choisi de régler le temps de cuisson à 24 h, c’est parce que j’avais affaire ici à de la macreuse, une pièce coriace que seule une longue cuisson peut rendre tendre. Il faut du temps pour dissoudre les tissus conjonctifs qui rendent cette viande si dure en bouche. Il y a fort à parier qu’en moins de 24 h j’aurais pu arriver à un degré de tendreté acceptable, mais à 24 h, je m’assurais d’une tendreté exceptionnelle.

Après un peu plus de 24 h, voici ce à quoi j’ai eu droit.

La viande après cuisson dans leur sac

J’avoue qu’à première vue, les choses n’ont pas l’air très appétissantes. Et ça ne s’améliore pas après les avoir sortis du sac.

La viande asséchée après cuisson sous vide

Comme on peut le voir, une fois asséchée, la viande est terne, grise et sans vie. Ce à quoi je m’attendais puisqu’une cuisson à 55 °C ne suffit pas à lancer la réaction de Maillard. C’est ce que j’ai fait immédiatement après avoir sorti les pièces. J’ai fait chauffer de l’huile et du beurre à maximum dans une poêle sur la cuisinière et j’ai fait sauter mes deux pièces environ une minute de chaque côté, histoire de les rendre plus appétissantes et d’obtenir cette belle coloration brune et chaleureuse.

J’ai ensuite coupé les morceaux en mince tranche avant de servir. Et c’est là que la magie a réellement opéré.

Rosé, vous dites ?

Le plus impressionnant ici, c’est à quel point le rosé de la viande est parfaitement égal d’un côté à l’autre. Il n’y a pas de dégradé de brun à gris à rosé. C’est la croute et immédiatement après, rosé. Rien de plus, rien de moins.

Quant au goût, c’était excellent. La viande était d’une très grande tendreté non sans rappeler la texture de la viande fumée de chez Schwartz. La viande était non seulement tendre, elle était aussi délicieusement juteuse. Nul besoin d’une sauce pour l’accompagner.

Bref, une expérience des plus positives et à recommencer le plus rapidement possible. J’ai très hâte de faire cuire des steaks (environ une heure à 55 °C) et, surtout, des côtés levés BBQ (je vise les 24 h entre 60 °C et 65 °C, à voir). Je crois que je vais m’amuser grandement avec ça !

Bon appétit !

Written by Le barbare érudit

28 décembre 2013 at 0 h 24 min

Publié dans Général

Les mois

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Des mois sans écrire sur ce blogue qui ressemble davantage à un terrain vague, à l’abandon, défraîchi, sans entretien. Ce genre de terrain devant lequel on passe et qu’on oublie, indifférent.

Des mois sans inspiration, sans le moindre mot qui en vaille la peine pour venir m’inspirer une quelconque phrase à coucher virtuellement sur ce papier inexistant.

Je ne suis pas mort, ou disparu, ou kidnappé, ou victime d’une sournoise attaque terroriste orchestrée par un groupuscule extrémiste au nom imprononçable. Non. Je me suis tout simplement tu, virtuellement parlant. Un jour, j’ai compris que lorsque tu n’as rien d’intéressant ou de pertinent à dire, tais-toi. C’est ce que j’ai fait.

Je ne sais pas ce qui arrivera de ce blogue. Je ne sais pas si je recommencerai à l’alimenter régulièrement comme je le faisais avant, au début. Mais ce petit coin de la toile m’appartient, et j’en toujours l’intention de m’en servir, ne serait-ce qu’à l’occasion pour venir y écrire quelques pensées, quelques idées, quelques réflexions.

PS Plusieurs superbes découvertes musicales durant mon silence. J’y reviendrai. C’est certain.

Written by Le barbare érudit

27 août 2013 at 8 h 30 min

Publié dans Général