Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

25 fois je t’aime, musique!

with 2 comments

Sur sa page Facebook, Geoffroi, un ami que je tiens en haute estime, propose de faire une liste de 25 pièces de musique marquantes. Évidemment que j’aime l’idée, mais comme Facebook et moi… j’ai choisi de faire ça ici, dans mon petit univers personnel. Et, ça sera pas nécessairement 25. Et pas nécessairement que des pièces. Parce que.

Avertissement. Je sais que tous ne partagent pas mon enthousiasme pour certains genres musicaux que j’écoute. Je pense ici en particulier au métal. Y aura pas que ça.

On commence. Dans le chaos le plus total, digne d’un barbare!

Beau Dommage. À peu près tous les albums. Ça me rappelle mon enfance, ma mère, la vie dans un petit logement à St-Eustache…

Kiss, l’album Peter Criss. OK, c’est atrocement mauvais. Inécoutable. Mais c’était le premier album que je me suis acheté avec mon argent. Et mon premier vrai contact avec ce qui allait marquer ma vie profondément, le métal…

Carmina Burana, en particulier Fortuna Imperatrix Mundi. OK, c’est quétaine, c’est pompier à mort, c’est tout ce dont on aime rire lorsqu’on parle de musique classique populaire, une pièce reprise à mort partout et à toutes les sauces… mais comme on ne parle pas nécessairement des MEILLEURES pièces musicales, mais bien des pièces qui nous ont marqués, ben j’ai pas vraiment le choix que de la mettre ici.

Et tant qu’à être dans le classique, Le sacre du printemps de Stravinski. Quelle pièce! J’en ai quelque cinq versions dans ma librairie musicale! J’adore l’esprit sauvage qui se dégage de cette pièce. Il y a quelque chose de profondément païen, de profondément animal dans cette pièce. Pas étonnant qu’elle ait fait scandale à ses débuts.

Comme j’aime beaucoup Bartok (le nom de mon premier chien…), je ne peux m’empêcher de l’ajouter à la liste musicale m’ayant marqué. Sauf que je n’irai pas pour quelque chose de très connu à la Concerto pour orchestre (Bartok, très connu… mouhahahahaha!!!). Non, c’est plutôt la sonate pour deux pianos et percussion que je retiens. J’ai découvert cette pièce un été lorsque je travaillais sur le chantier de LG1 à la Baie-James. Un collègue de travail a partagé avec moi sa passion pour la musique classique contemporaine et il m’a fait découvrir cette pièce extraordinaire. Probablement la plus métal de toutes les pièces classique que j’ai jamais entendu.

(Don’t Fear) The Reaper par Blue Öyster Cult. Oh, que oui ! J’ai dû écouter et réécouter cette pièce des dizaines de milliers de fois. Je sais, je sais, ce n’est pas la meilleure du groupe, mais elle est marquante et surtout, elle marque les quelques années que j’ai passé à St-Adélaïde de Pabos, là où j’ai vraiment découvert ma passion pour la musique métal. Speaking of which…

Passons Judas Priest, Black Sabbath, Dio, Deep Purple et tous ces groupes des débuts du métal. Pas qu’ils ne soient pas intéressants, mais ils ne m’ont pas vraiment marqué. Non. Une pièce. Une seule. Run to the Hills par Iron Maiden. Ouf. Cette pièce à elle seule m’a littéralement converti au métal. Trente ans plus tard, j’en suis encore, plus que jamais!

À cela, il faut nécessairement ajouter Master of Puppets par Metallica. Ai-je vraiment besoin de présenter Metallica? J’veux dire, c’est probablement le groupe métal le plus populaire au monde. Malheureusement, après l’album Master of Puppets, les choses se sont gâtées pour ces pionniers du genre thrash et ils ne s’en remettront jamais.

J’ajouterai à ma période adolescente l’album Dimension Hatröss par Voivod. C’est un album qui m’a tellement marqué, mais subtilement, qu’encore aujourd’hui, j’y repense avec déférence et respect. Quand je dis subtilement, c’est que l’influence de cet album, dans ma tête, se fait encore sentir dans mes intérêts pour le genre post-métal, avant-garde métal et autres groupes particulièrement intéressants qui osent dépasser les limites du genre. Un monument du métal qui est toujours aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était lors de sa sortie en 1988.

Et comment ne pas nommer LA pièce la plus marquante de l’histoire du métal (pour moi, bien sûr!)? Angel of Death par Slayer. C’est l’apothéose qui, encore aujourd’hui, résonne avec autant de force qu’elle pouvait en avoir à l’époque où elle est sortie. C’est un monument du métal qu’il serait criminel d’ignorer.

Pendant mes années d’étude universitaire, j’ai un peu beaucoup mis de côté la musique. Pas que j’en écoutais pas, mais disons que mes priorités étaient ailleurs. Boisson, alcool, amis, études. Dans cet ordre. Cependant, cette période en fut une faste pour la musique québécoise qui a vu naître Les Colocs. Il s’agit là d’une œuvre marquante pour moi et des milliers d’autres jeunes étudiants de l’époque. Comment rester indifférent à l’écoute d’une pièce comme Juste une p’tite nuite?

Je prends un virage à 180 parce que j’ai envie de plonger dans le jazz un peu. Take Five de l’album Time Out par Brubeck est une pièce qui hante encore mon esprit. C’est tellement beau, tellement onctueux, tellement organique, y a là quelque chose de profondément humain.

Little Girl Blue de Nina Simone. Sa voix. Quelle voix ! Elle possède quelque chose d’extraordinaire et d’envoûtant…

Évidemment, All Blues de Miles Davis. Que dire de plus?

En (re)découvrant le jazz, j’ai aussi découvert la musique du monde contemporaine, celle entrainante du Buena Vista Social Club avec Chan Chan, l’hypnotisant Miel et cendre de Dhafer Youssef, ou encore la superbe Le traiettorie delle mongolfiere de Gianmaria Testa. Oui, toutes ces pièces m’ont marqué et je ne me lasse pas de les écouter.

L’album Transhuman de Cyanotic m’a aussi vraiment marqué. C’est une musique agressive et rythmée qui non seulement surprend, mais est aussi totalement de son temps. Ça déménage et j’aime ça!

Plume. Oui, oui, Plume Latraverse. Sa pièce Faux dur (et… trouble fête) est de loin la chanson que je préfère tous genres confondus. Les paroles, les mots, la guitare, simple, efficace, un chef-d’œuvre, rien de moins.

Dans le même ordre d’idée, C’est pas moi ça de Jamil. Et tien, pourquoi pas, Les moitiés, encore de lui.

Brassens. Tout. J’adore Brassens. Quel auteur! Quel poète!

On replonge dans le métal. Sérieusement. Un album marquant pour moi. Un des plus marquants en fait. Blackwater Park par Opeth. J’ai rarement écouté un album aussi puissant, complexe, sensible, d’une finesse incroyable tout en étant menaçant à souhait. Un autre chef-d’œuvre. Un des meilleurs albums métal de tous les temps.

Une autre pièce marquante, White par Leprous. Je ne saurais dire pourquoi, mais j’adore cette pièce qui ne cesse de revenir s’imposer à mon esprit tout le temps.

La pièce Bleed par Meshuggah est un monument de la musique métal parce que Meshuggah est une sorte d’extraterrestre, même dans l’univers métal. En ce sens qu’ils ont littéralement créer un genre de métal, le djent, qui joue de complexité polyrythmique sans pareil dans la musique. On dit de la musique de Meshuggah qu’elle est parmi la plus difficile à jouer. N’étant pas musicien, je ne saurais dire, mais je peux vous dire qu’elle est fortement hypnotisante.

La pièce The Vampire of Nazareth par Septicflesh est un puissant amalgame de musique classique et de death metal. Cette pièce est venue marquer mon imaginaire et elle est restée gravée dans ma tête de façon permanente.

Bon, OK, une dernière. Je n’ai pas compté, mais ça va bien faire près d’une vingtaine. Chromatic Chimera par Unexpect, un groupe montréalais de métal avant-garde. Ouf! Ça brasse, ça! Avec un mélange hétéroclite de jazz, de death metal, de dissonance, de voix à la fois rauque et très aigüe, c’est une musique très difficile qui demande à être apprivoisée. Mais quelle satisfaction à l’écoute!

Publicités

Written by Le barbare érudit

24 septembre 2014 à 23 h 58 min

Publié dans Musique

2 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. Ah, merci! Une liste bien personnelle des pièces musicales nous ayant marqués – un beau reflet d’un parcours de vie et l’expression de ta personnalité! J’avoue que Bleed et The Vampire of Nazareth ont piqué ma curiosité. Je ne promets pas que je vais aimer, mais je vais les écouter, ça oui! Encore merci estimé barbare, appelle pour prendre un pot quand tu passeras par Montréal. Geoffroy

    Geoffroy Melançon

    25 septembre 2014 at 9 h 17 min

    • Je crois même que tu n’aimeras pas, surtout à cause de la voix (ce qu’on appelle death Growl dans le jargon), mais la musique pourrait vraiment t’intriguer.

      Le barbare érudit

      25 septembre 2014 at 11 h 00 min


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s