Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Brève… un retour?

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La dernière brève date de septembre 2011… les journées (années?) passent et ne se ressemblent pas. Ou quelque chose comme ça.

Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis. Et croyez-moi, je n’ai jamais cessé d’écouter de la musique. Au contraire, je poursuis toujours ce petit plaisir solitaire parce que, soyons francs, le style musical que je préfère tend à m’isoler des autres.

Depuis septembre 2011, de très nombreuses découvertes musicales dont je vous éviterai la longue liste. Je vous propose plutôt quelques albums (par ordre alphabétique d’artiste) ayant marqué ces longs mois, ces longues années. Peut-être y découvrirez-vous des choses…

Ayreon

J’ai découvert Ayreon avec l’album The Theory of Everything, mais c’est l’album The Human Equation qui m’a envouté. Moins un groupe qu’un projet musical, Ayreon est une création de l’artiste Arjen Anthony Lucassen. Les albums sont des opéras rock/métal où des artistes invités viennent prêter leur voix et leur talent musical à la création de ces histoires. À découvrir.

Be’Lakor

Je suis tombé sous le charme de ce groupe australien avec leur album Stone’s Reach.

Behemoth

Le célèbre groupe polonais Behemoth, dont le chanteur a dû faire face à la leucémie, a sorti cette année un album que d’aucuns considèrent comme un sommet de leur carrière. The Satanist est une œuvre touffue, riche et dont le contenu émotif est palpable tout le long de ses 45 minutes. Je n’ai encore entendu aucun album en 2014 pour surpasser celui-ci.

Diablo Swing Orchestra

Un coup de cœur. Vraiment. Dans un grand cul-de-poule, on mélange métal, opéra, jazz et swing et on enfourne à 350°F pendant une heure. Délicieux! Ce groupe expérimental suédois n’est pas sans rappeler Unexpect, l’hétéroclite groupe québécois qui donne aussi dans le métal expérimental. À découvrir absolument!

Fallujah

Le premier album de ce groupe américain était excellent. Leur dernier, The Flesh Prevails, est un véritable monument. Un très grand cru qui, selon certains, réinvente le métal. C’est peut-être un peu pousser le bouchon, mais c’est un album d’une grande richesse et d’une grande virtuosité.

Haken

Ce groupe est une surprise. Je ne m’attendais pas à apprécier autant l’album The Mountain, somme toute beaucoup plus doux et fin que ce que j’ai l’habitude d’écouter. Mais avec des pièces comme Cockroach King, difficile de ne pas aimer.

Kayo Dot

Alors là, on change de registre. Un album surprenant, distinct, éclectique et qui à la fois envoûte et irrite. Il y a du génie ici. Quelque chose comme une grande œuvre. Huberdo est le seul album que j’ai écouté de ce groupe de métal avant-garde, et je ne peux m’empêcher d’y revenir pour tenter d’en extirper toute la moelle.

Persefone

On s’entend. La Principauté d’Andorre n’est pas un haut lieu de la musique métal. Et pourtant… Persefone, probablement le seul groupe métal andorran, s’amuse à nous plaire en mélangeant les passages mélodiques et plus agressifs. C’est magnifiquement joué, d’une grande sensibilité et on en redemande.

Revocation

Mélange de death et de thrash, très technique, joué à un rythme infernal, la musique de Revocation ne tombe pas dans la facilité. On a affaire ici à du solide.

Sabaton

Épique. C’est le mot qui me vient à l’esprit lorsque j’écoute Sabaton. J’ai cette envie de prendre les armes et de monter au combat sur le champ. La musique de Sabaton est inspirante, enivrante en plus d’avoir des textes recherchés sur l’histoire militaire. Petit plaisir coupable!

Sight of Emptiness

Une superbe découverte. Un groupe du Costa Rica (ce qui ne court pas les rues dans le monde métal) avec une approche très personnelle du melodeath qui ne craint pas de sortir des sentiers battus. J’adore l’album Instincts où plusieurs invités de marque viennent y ajouter une petite touche toute personnelle. Entre autres, la magnifique pièce Paradox où le ministre costaricain de la Culture, Manuel Obregón, y joue du piano… un délice pour les oreilles!

Ulcerate

L’année dernière, l’album Vermis du groupe néozélandais Ulcerate m’a métaphoriquement jeté par terre. Un album dense, qui ne se laisse pas apprivoiser du tout. On pense ici à Gorguts avec ses dissonances et ses rythmes disjonctés. C’est un album qui demande du travail de la part de celui qui veut le découvrir, mais c’est un investissement qui en vaut la peine.

Vallenfyre

A Fragile King est une œuvre torturée, à fleur de peau avec une voix d’outre-tombe gutturale, profonde et puissante. Ce groupe anglais joue avec ses tripes. Du death sale qui colle à la peau et qui ne laisse personne indifférent.

Wintersun

Après le death sale et crouteux de Vallenfyre, je vous propose Wintersun avec leurs albums Wintersun et Time I. On change de registre ici. On passe du côté sombre à la lumière froide de l’hiver, mais avec des mélodies d’une grande beauté.

Voilà donc quelques découvertes que je me permets de vous partager. Il y en a d’autres, des tonnes d’autres. Mais ça sera pour une autre fois.

Je ne peux m’empêcher de terminer sur une note positive. À lire absolument, la réponse d’Andrew W. K., artiste new-yorkais qui répond au courrier des lecteurs pour le magasine Village Voice, à une fille qui se plaint de la musique qu’écoute son amoureux.

Une réponse pleine de sensibilité et de finesse.

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Written by Le barbare érudit

13 septembre 2014 à 14 h 02 min

Publié dans Musique

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