Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

WTF?

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« Dis donc, Barbare, qu’est-ce tu crisses ces temps-ci? »

Question ma foi fort à propos en ces temps de disettes blogophiles ici. Je dirais que j’hésite grandement à répondre à cette question d’autant plus personnelle qu’elle me fait prendre conscience de ma grande absence au cours des derniers mois sur l’alimentation hebdomadaire de mon petit coin de la toile. Lecteurs curieux, camarades insaisissables qui m’accompagnez depuis des mois dans cette drôle d’aventure où je tente de partager quelques lubies et autres folies de mon esprit. Ce qui m’amène à songer à la nature même de la folie, comme dans sommes-nous tous fous? Qu’est-ce que la normalité? Existe-t-elle vraiment? Serait-ce le comportement moyen de toute la société dans son ensemble? Peut-être ferais-je mieux de laisser de telles réflexions à d’autres mieux armés pour les affronter. Ce qui nous ramène vers la question initiale : qu’est-ce tu crisses ces temps-ci? Et franchement, je ne sais trop. Je n’ai pas le temps de penser à ce que je fais trop occupé que je suis à tenter de passer au travers de ma liste de choses à faire qui ne cesse de prendre de l’ampleur. D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué à quel point la liste des choses à faire dans une journée au travail diminue rarement, pour ne pas dire jamais? C’est un fait fascinant. Comme si naturellement un désir de s’autoconvaincre que nous sommes très occupés, donc très important en un sens, nous empêchait d’être véritablement honnête avec nous même. Ce qui me laisse songeur. En effet, comment pouvons-nous nous mentir à nous même? Ce qui semble à première vue complètement paradoxal et impossible est pourtant une réalité à laquelle personne n’échappe. Pensons à l’effet placebo, aux audiophiles, à l’astrologie! Comme si notre cerveau avait été conçu pour nous tromper. Comme si notre cerveau avait évolué dans le seul but de faire de notre existence une sorte de film dont nous ne sommes que des témoins éloignés, des pantins désarticulés et soumis à l’influence d’une force dont on ignore tout. Bien sûr, ce n’est pas le cas. Nous sommes le résultat d’un long processus évolutif qui, sous l’action de nos gènes, a fait de nous des machines d’une complexité extrême dont le principal objectif est de permettre la survie de notre patrimoine génétique à long terme, c.-à-d. bien au-delà de notre propre mort. Tout ça pour vous dire que je n’abandonne pas mon blogue.

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Written by Le barbare érudit

22 janvier 2011 à 19 h 57 min

Publié dans Cabotinage, Réflexion

8 Réponses

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  1. Je suis content de voir que tu n’abandonnes pas ton blogue, mais fait ce que tu dois faire. Il y a des mois où j’ai peu ou pas écrit et ce n’est pas une raison tout tout arrêter. On peut facilement laisser le blogue un temps et y revenir.

    Gabriel

    22 janvier 2011 at 20 h 07 min

  2. «Tout ça pour vous dire que je n’abandonne pas mon blogue.»

    Charmant détour pour en arriver là ! 😉

    Darwin

    22 janvier 2011 at 23 h 44 min

  3. hihi! En fait, on dirait que ya des « passes » comme ça. Ya plein de gens qui écrivent moins, d’un coup! Mais ça va au gré de leur niveau d’occupation. Des fois c’est le travail, des fois c’est parce que « l’amour », des fois peut-être qu’on sent qu’on a rien à dire…

    Tout ça pour dire, contente que tu continues aussi!

    🙂

    Charlotte

    23 janvier 2011 at 8 h 53 min

  4. Peut-être que si tu arrêtais d’écrire en rond et que tu investissais ton temps à accomplir les tâches sur ta liste, tu finirais par te rendre compte que non seulement cette liste est facilement épuisable mais également qu’il te reste plein de temps pour écrire des trucs sensés qui valent beaucoup plus que ce ramassis d’excuses de procrastinateur. Vraiment…Il y avait de la vaisselle à faire…J’écris peut-être pas du Zola mais j’exécute les tâches nécessaires et j’emmerde pas les gens avec des mots qui ne veulent rien dire même mis dans le bon ordre dans un texte. Fais donc la vaisselle au moins jusqu’à ce que tu régurgites goûte meilleur.

    Mélanie Picard

    23 janvier 2011 at 16 h 16 min

    • Mélanie ton commentaire me fait l’effet du botox! Déridage complet voir même permanent! Tu mérites une mention spéciale dans la catégorie: Je crève le jaune.

      Geneviève

      23 janvier 2011 at 19 h 10 min

      • Mélanie bravo ! J’espère que l’homme répondra à ton com 🙂

        rainette

        23 janvier 2011 at 19 h 38 min

  5. Geneviève, je crève le jaune ça veut dire je crève l’abcès ? J’adore ton expression !

    rainette

    23 janvier 2011 at 20 h 17 min

  6. Hey Motherfucka! What do you fuckin do these days? Fuck? 😀

    Fiston

    25 janvier 2011 at 14 h 11 min


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