Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Vingt ans après Meech – Le long hiver politique québécois | Le Devoir

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Samedi matin politique aujourd’hui. Et comme la température est plutôt maussade ici, c’est de rigueur!

Vingt ans après Meech – Le long hiver politique québécois | Le Devoir

Jadis, les partis politiques étaient mus par le désir de trouver une place confortable au Québec dans le Canada ou encore de bâtir un pays. Rapatrier des pouvoirs ou aller chercher tous les pouvoirs.

À mon humble avis, c’est là le nœud du marasme politique que nous traversons. Les partis politiques actuels ont perdus la voie, ce pouvoir de provoquer des débats, des prises de positions quand à la chose publique, la res publica comme disait les Romains. On n’en a que pour l’économie et l’argent.

Très triste.

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Written by Le barbare érudit

19 juin 2010 à 8 h 10 min

4 Réponses

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  1. «On n’en a que pour l’économie et l’argent.»

    Ces questions prennent en effet beaucoup de place, mais on discute aussi beaucoup du rôle de l’État et de questions sociales, comme la lutte à la pauvreté et aux inégalités. Pour l’instant, cela ne va pas dans le bon sens, mais ces sujets demeurent essentiels dans toute société.

    Darwin

    19 juin 2010 at 10 h 38 min

  2. Tu vois, le problème à mon avis c’est que nous sommes devenu un instrument de l’économie alors que ça devrait être le contraire. L’économie devrait être un outil qui nous permet d’accomplir des choses, mais il y a eu glissement vers une plus grande subordination de l’homme à l’économie. Et ça, je trouve ça inacceptable.

    Si encore les partis politique nous présentaient une vision, un plan de match, mais non, on se contente de la gestion à la petite semaine. Désolant.

    lebarbareerudit

    19 juin 2010 at 16 h 17 min

  3. « mais il y a eu glissement vers une plus grande subordination de l’homme à l’économie.»

    Tout à fait. La lettre des trois lucides aujourdhui dans le Devoir sur le système de santé va dans le sens de ce que tu déplores (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/291224/mieux-gerer-la-sante-est-une-urgence-nationale ). Les débats aux États-Unis et en Europe sont selon moi encore plus déplorables, car là, on ne parle même pas d’économie (qui pour moi inclut les questions sociales et l’environnement), mais de finances.

    Cela dit, je maintiens qu’il y a encore des débats intéressants, mais qu’ils sont trop souvent tenus en dehors de la scène politique.

    « on se contente de la gestion à la petite semaine»

    Beaucoup trop, je suis d’accord. Pas grand monde n’offre de vision. Je suis bien content d’appuyer un partie qui en a une !

    Darwin

    19 juin 2010 at 19 h 12 min

  4. Je ne sais même pas si les partis politiques se sentent concernés par l’économie. «Leur première priorité» (dixit Jean Charest), c’est de conserver le pouvoir.

    Quant à l’économie, on évite d’aborder les choses clairement, je crois. À cet égard, moins les Québécois en savent, mieux cela vaut. Quant à l’objectif de la création de la richesse, on se demande à qui elle est destinée.


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