Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Pourquoi être athée?

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Sur son blogue, Libre sans dieu nous explique pourquoi il est athée en répondant à une série de questions. J’ai décidé de faire de même ici et je vous encourage à poursuivre la réflexion de votre côté.

  1. Pourquoi n’avez-vous pas la foi?
  2. La foi veut dire croire sans preuve. Or, je ne crois pas sans éléments de preuve convaincants. J’ai besoin d’être convaincu par une argumentation logique, soutenue par des éléments de preuve pertinents. Je n’ai pas la foi par ce que je suis incapable de croire aveuglément à une chose sur les seules paroles de gens que je ne connais pas, fussent-ils écrit dans un livre ou sur le net.

  3. Avez-vous déjà eu la foi? (Si oui) Expliquez-nous pourquoi vous l’avez perdue. Quel est l’élément déclencheur?
  4. Mes parents sont chrétiens et ma mère est croyante. J’ai été éduqué dans la religion chrétienne comme la très vaste majorité des jeunes Québécois de mon époque. Nous allions à la messe les dimanches et j’ai été baptisé et confirmé.

    C’est un processus lent et long qui m’a permis de m’affranchir de la foi. Au fur et à mesure que j’affûtais mon esprit critique, je me suis mis à m’interroger sur la religion et sur les fondements de cette dernière. Je me suis mis à réfléchir à la pertinence de la religion pour l’être humain et j’en suis lentement venu à la conclusion qu’il n’y avait aucune raison de croire en l’existence d’un dieu, quel qu’il soit.

  5. Quels sont les avantages de ne pas croire?
  6. À mon avis, cette question ne revêt aucun intérêt. Il n’est pas question d’avantage ou d’inconvénient à croire pas plus qu’à ne pas croire. Pour moi, la question devrait toucher à l’esprit critique. Il y a certainement un très grand avantage à posséder un esprit critique fort et bien affûté, ne serait-ce que pour être en mesure de se défendre intellectuellement contre la bêtise et la stupidité.

  7. Quel est le sens de la vie pour vous?
  8. La vie n’a de sens que dans ses actions biologiques. Manger, dormir, se défendre, se reproduire, créer, divertir, aimer… tout ça donne amplement de sens à ma vie sans que je ressente le besoin de m’en remettre à un être supérieur, à un dieu. Je trouve même qu’il y a là un certain risque de ne pas profiter pleinement du temps qu’on a à vivre que de vouloir le consacrer à une chimère pareille.

  9. Comment réussissez-vous à vivre sainement sans pour autant avoir quelqu’un (tel un Dieu) sur qui vous baser? Comment peut-on vivre sans foi?
  10. Cette question est totalement biaisée. Elle sous-entend qu’il est impossible d’avoir une vie satisfaisante sans s’en remettre à un dieu. Ce qui est tout à fait faux et sans fondement. J’arrive à très bien vivre, sainement et avec, j’ose croire, un grand sens moral qui repose sur mes valeurs telles que le respect, l’altruisme, l’amitié et le plaisir. Il est très facile de vivre sans avoir la foi. On n’a qu’à s’en remettre à des valeurs universelles comme celles que j’ai adoptées et qui existent indépendamment des religions qui les ont aussi adoptés.

  11. Est-ce que vous pensez que de ne pas avoir la foi vous permet de vous développer davantage sur le plan personnel? Expliquez.
  12. Je pense que la foi est un frein au plein épanouissement d’un individu. Bien qu’il existe de nombreux cas de personnes parfaitement saines et heureuses et qui ont la foi, je persiste à penser qu’elle représente davantage un handicap qu’un avantage.

  13. Comment percevez-vous la mort? En avez-vous peur?
  14. La mort est la fin de la vie. Elle fait intimement partie de la vie. La mort d’un individu, c’est le début d’un cycle qui verra l’énergie accumulée au fil de la vie de l’être maintenant mort recyclé pour que la vie reprenne son cours, mais dans une nouvelle direction. Je n’ai pas peur de la mort. Elle est inévitable et, sans la souhaiter, j’accepte sa venue. J’aspire simplement profiter de ma vie au maximum en attendant, et le plus longtemps possible.

  15. Qu’est-ce que Dieu?
  16. C’est une chimère. Une invention face à l’incompréhension du monde qui nous entoure. C’est l’idée que seul un être supérieur possède le pouvoir de créer l’univers. Et c’est la preuve que l’éducation a manqué son réel objectif.

  17. Pourquoi est-ce que Dieu n’existe pas?
  18. Il n’y a aucune preuve concluante de son existence. C’est la même chose que de croire aux orques, aux dragons et autres bêtes fantastiques. Le fardeau de la preuve repose sur les épaules de ceux qui affirment que ces êtres existent. Mais il y a un autre aspect qui, à mon avis, est beaucoup plus intéressant et révélateur.

    Il semble que les religions sont apparues surtout pour fournir une explication du monde et de son fonctionnement aux humains qui s’interrogeaient sur ces questions. Or, grâce aux progrès de la science au cours des siècles, nous avons été en mesure de substituer des explications rationnelles à à peu près toutes les questions auxquelles répondait la religion. Et ça, c’est, à mon humble avis, une raison de plus pour expliquer pourquoi dieu n’existe pas.

  19. Que pensez-vous de la Bible, des fondements chrétiens?
  20. Je ne connais pas suffisamment la bible pour me prononcer sur son contenu et le peu que je connais des fondements chrétiens m’a depuis longtemps échappé.

  21. Que pensez-vous des arguments chrétiens qui prouvent l’existence de Dieu par les concepts suivants : la beauté du monde, l’apparition de Dieu aux Apôtres, le besoin de l’Homme d’être sauvé et la complexité de l’Univers.
  22. Tous ces arguments ne constituent certainement pas des preuves concluantes, ni même circonstancielles. Tout au plus sont-elles des tentatives d’encadrer la discussion de telle sorte que la seule conclusion possible devient l’existence de dieu, ce qui représente des cas patents de sophismes. Sans entrer dans le détail et la réfutation de chacune de ces « preuves », il est clair qu’elles relèvent davantage de l’opinion personnelle que de la logique argumentative.

  23. D’après vous, pourquoi les religions ont-elles été inventées?
  24. J’ai répondu à cette question en répondant à la question 9.

  25. Pourquoi pensez-vous qu’il y a tant de gens qui croient? Qu’est-ce qui pousse l’humain à avoir la foi?
  26. Je ne connais évidemment pas la réponse à cette question. Une chose est certaine : un très grand nombre d’humains croit. Et si j’avais à identifier la principale raison pour cet état de fait, j’irais avec l’éducation. À mon avis, c’est l’éducation qui fait la principale différence entre le fait de croire ou de ne pas croire. Il y a davantage d’athées au fur et à mesure que le niveau d’éducation augmente. La corrélation est très forte.

  27. La foi nuit-elle à l’Homme?
  28. Je pense que la foi nuit à l’homme en le limitant dans le développement de ses capacités moral, intellectuel et social.

  29. La religion est-elle nuisible à notre société? Expliquez.
  30. Nous aimons croire que la religion a été à la base de la survie des Canadiens français. Sans elle, d’aucuns croient qu’il n’y aurait plus de français parlé au Québec.

    Peut-être.

    Mais comme nous ne pouvons pas réécrire l’Histoire, encore moins la revivre, nous ne pouvons qu’aller de conjectures en hypothèses. La réalité est la suivante : nous parlons encore français, mais il a fallu attendre les années 60 avant que le Québec n’entre réellement dans la révolution industrielle et ça, c’est clairement l’influence de la religion qui en est responsable. Donc, oui, je crois que la religion est nuisible à notre société.

  31. Pour terminer, reprenez et complétez la phrase suivante : Un croyant c’est…
  32. … un individu à éduquer.

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Written by Le barbare érudit

5 mai 2010 à 21 h 24 min

Publié dans Général

50 Réponses

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  1. J’aurais répondu la même chose que toi à la plupart des questions. Quelques ajouts :

    2, élément déclencheur : J’ai arrêté d’aller à l’église à 15 ans parce que j’étais en état de péché mortel (un an sans confession). Alors, comme un péché mortel ou 100, c’est la même chose (on va en enfer) et comme je n’avais aucune intention de me confesser à nouveau, j’ai arrêté d’aller à la messe (autre péché mortel). Dans le fond, cela devait faire quelques années que je ne croyais plus…

    4, sens de la vie : Elle n’a aucun sens, elle est, point. Comme tous les êtres vivants, l’homme est vivant pour se reproduire. Pour moi, ce n’est pas un sens, mais une fonction.

    7, peur de la mort : Je ressens parfois un peu d’angoisse, mais c’est bénin et très court.

    10, bible : anthologie de contes et légendes passés de bouche à oreille, puis figés à un certain moment dans un (des ?) texte (s).

    11, arguments : ce ne sont que des raisonnements circulaires. Genre : le monde est trop complexe pour être apparu de lui-même, donc ça prend une intervention extérieure, donc dieu existe. Comme la conclusion est dans la prémisse (rien ne prouve que le monde est trop complexe, au contraire), c’est un raisonnement circulaire et sans intérêt.

    13, pourquoi tant de gens croient : j’ajouterais l’angoisse existentielle.

    14, foi nuit-elle : «64 % des Américains ont déclaré que si la science allait à l’encontre d’une de leurs croyances religieuses, ils rejetteraient la science en faveur de leur foi.» Et cela fait de la peine à Darwin !

    15, religion nuisible ? : motif supplémentaire de guerre, de discrimination, d’intolérance, etc.

    16, croyant : tant que ce n’est pas un prosélyte… c’est quelqu’un avec qui on évite certains sujets !

    Darwin

    6 mai 2010 at 0 h 03 min

  2. «4.Quel est le sens de la vie pour vous?
    La vie n’a de sens que dans ses actions biologiques. Manger, dormir, se défendre, se reproduire, créer, divertir, aimer… tout ça donne amplement de sens à ma vie sans que je ressente le besoin de m’en remettre à un être supérieur, à un dieu. Je trouve même qu’il y a là un certain risque de ne pas profiter pleinement du temps qu’on a à vivre que de vouloir le consacrer à une chimère pareille.» : Barbare, c’est proprement ridicule ça 😀

    404

    6 mai 2010 at 6 h 08 min

    • Et toi, quelle serait ta réponse?

      En un sens, ce que je dis, c’est qu’il n’y a pas de sens à la vie. La vie est observable, elle existe et ça me suffit.

      lebarbareerudit

      6 mai 2010 at 6 h 44 min

  3. La 2e erreur, selon moi, est de chercher à faire du prosélytisme avec l’athéisme, au fond, la même erreur que ces maudits croyants.

    404

    6 mai 2010 at 6 h 11 min

    • Faux. Je ne tente pas de faire du prosélytisme, je tente d’ouvrir le débat afin d’en discuter. Il n’y a aucune prétention de vérité derrière mes positions. Je ne fais que rendre public le résultat de mes positions qui sont encore en cours.

      lebarbareerudit

      6 mai 2010 at 6 h 43 min

  4. Réplique à 4. : tu mènes la vie d’un protozoaire? 😀

    404

    6 mai 2010 at 6 h 13 min

  5. Réplique à 7. : nous ne pouvons rien savoir de la mort, alors pourquoi s’acharner à lui donner un sens qu’elle n’a pas?

    404

    6 mai 2010 at 6 h 16 min

  6. Réplique à 8 : mais qui t’impose le Dieu catholique? Est-ce la seule conception d’une «divinité», ou d’un principe supérieur? Et le Tao, qui n’est pas un dieu?

    404

    6 mai 2010 at 6 h 20 min

    • Je ne parle pas seulement du dieu catholique. Je parle de tous les dieux. Pour moi, que ce soit le dieu catholique, Bouddha ou Krishna, c’est la même chose.

      lebarbareerudit

      6 mai 2010 at 6 h 47 min

  7. Réplique à 13 : cela fait-il de l’athéisme nécessairement une bonne chose?

    404

    6 mai 2010 at 6 h 22 min

    • Absolument pas. Mais, l’athéisme n’a jamais causé de guerre, de massacre, on n’a jamais tué en son nom pas plus qu’on s’en est servi pour justifier quelque acte barbare que ce soit.

      lebarbareerudit

      6 mai 2010 at 6 h 48 min

  8. Réplique à 14 : rendement maximal, n’est-ce pas Barbare?

    404

    6 mai 2010 at 6 h 24 min

    • Qu’y a-t-il de mal à ce que l’humain puisse aspirer à plus d’intelligence, de moralité et de justice sociale?

      lebarbareerudit

      6 mai 2010 at 6 h 49 min

  9. Réplique à 16. : tu baignes peut-être trop dans ton milieu, l’éducation. En tout cas, avec cette attitude, il est impossible de rien changer. Des top scientifiques ont la foi, alors… Ça prouve que l’éducation n’y change rien, ni l’intelligence non plus. Il faut arrêter de demander de l’aide de l’extérieur, qui n’est toujours au fond qu’une béquille nous conduisant à la tyrannie.

    404

    6 mai 2010 at 6 h 30 min

    • C’est fort possible que sur ce point, tu aies raison. C’est évident que mon milieu déteint sur ma façon d’agir et de penser. Ceci dit, il est faux de prétendre que l’éducation n’a pas de lien avec l’athéisme. Oui, il y a des top scientifique qui ont la foi, mais il est très clair que plus le niveau d’éducation augmente, plus on retrouve d’athée. Il y a là une corrélation forte entre ces deux aspects des individus en général.

      L’éducation n’est pas une béquille extérieur. L’éducation est le meilleur moyen de se libérer des chaînes de l’ignorance. Si ce n’était de l’éducation, nous ne saurions pour la très très vaste majorité pas lire, pas écrire, pas compter.

      lebarbareerudit

      6 mai 2010 at 6 h 54 min

      • Il y a aussi un autre aspect à l’éducation. Ce sont les effets de l’éducation religieuse. Je t’invite (ainsi que 404) à regarder cette courte vidéo présentée sur ce billet de Normand Baillargeon :

        http://nbaillargeon.blogspot.com/2010/05/pauvres-enfants.html

        Darwin

        6 mai 2010 at 7 h 34 min

      • Oui, ça c’est basics, mais on pourrait parler d’une autre sorte d’ignorance qu’entraîne la connaissance. Parce qu’après tout, ce sont quand même de belles lunettes à travers lesquelles on voit le monde.

        404

        6 mai 2010 at 7 h 35 min

        • @Darwin : je connais cette étude des effets de l’éducation religieuse sur le développement cognitif. C’est triste effectivement. Mais pourrions-nous songer à utiliser cet effet?

          Je crois que même si nous avions réelleemnt des intentions malveillantes, ce serait difficilement possible.

          404

          6 mai 2010 at 7 h 39 min

        • J’ai de la misère à voir comment le fait d’augmenter le niveau des connaissances pourrait entrainer un surcroit d’ignorance. Une chose m’apparaît essentielle ici. Les connaissances doivent se transmettre dans un cadre qui encourage le développement de l’esprit critique. Ces deux aspects sont indissociables et doivent s’intégrer. Mais là, je parle de mon expérience à titre d’éducateur.

          lebarbareerudit

          6 mai 2010 at 7 h 40 min

        • La pensée contraire nous laisse croire que l’éducation laïque est indispensable pour ne pas être utilisé ou exploité ou ignorant ou encore pour être pacifiste. Ne soyons pas sophistes : il y a des limites à l’éducation.

          404

          6 mai 2010 at 7 h 44 min

        • La seule réponse que je peux te donner à ça, c’est que l’éducation commence à la maison et qu’elle peut prendre de nombreuses formes. On ne se développe pas en vase clos. C’est au contact des autres que nous grandissons.

          lebarbareerudit

          6 mai 2010 at 7 h 47 min

        • Les croyances religieuses sont responsables des guerres? Et les deux guerres mondiales que nous avons connues au 20e siècle ont-elles un prétexte religieux?
          Je crois qu’on se trompe d’époque là… on qu’on ne s’en tient, au bout du compte, qu’à des slogans.

          404

          6 mai 2010 at 8 h 05 min

        • Le terrorisme actuel n’est pas lié à la mouvance islamiste?

          Je ne dis pas que toutes les guerres sont liées à la religion. Mais la religion a été la cause d’un nombre incalculable de massacre et de guerre. Et encore aujourd’hui nous en sommes témoins un peu partout dans le monde.

          lebarbareerudit

          6 mai 2010 at 8 h 08 min

        • Tu crois à cette légende? 🙂

          Reste que les dernières plus grandes guerres n’ont pas la religion comme prétexte… Comment expliques-tu cela?

          404

          6 mai 2010 at 8 h 20 min

        • Ça ressemble beaucoup à un faux argument : le lien direct que tu établis entre religion et guerre pour justifier ce en quoi tu croies. Je crois, au contraire que la plupart des guerres depuis le début de l’humanité n’ont pas eu lieu pour des motifs religieux. Qu’en penses-tu?

          404

          6 mai 2010 at 8 h 23 min

        • Ben, là, tu te fous de ma gueule un peu. Hahaha!

          La folie humaine n’a pas toujours besoin de la religion pour s’exprimer. Mais la religion en a souvent été un puissant vecteur.

          lebarbareerudit

          6 mai 2010 at 8 h 23 min

        • Ce à quoi je veux en venir c’est : peu importe ce que vous faites mes chers amis, ça ne changera rien à la barbarie fondamentale de l’humanité. Voilà mon point. Appelez-là comme vous voulez, que ce soit de la barbarie scientifique, etc. Il faut viser la sagesse par soi-même et pour soi-même sans espérer pouvoir changer grand-chose aux masses.

          404

          6 mai 2010 at 8 h 26 min

        • Pour finir : les massacres des camps de concentration prouvent qu’on peut justifier n’importe quels massacres pour des raisons autres que la différence de religion. Le biologisme fournit de bonne raisons par exemple… On approche du génétisme là… Leçon : Quand on ne respecte plus rien, tout sert à détruire les autres et ce qui nous entoure.

          404

          6 mai 2010 at 8 h 44 min

        • Je tiens à te dire que sur ce dernier point, je suis tout à fait d’accord avec toi. La barbarie (et je sais de quoi je parle, là! Hahaha) humaine trouvera toujours une raison de se justifier et la religion n’en sera qu’une parmi un grand nombre.

          lebarbareerudit

          6 mai 2010 at 8 h 52 min

  10. C’est un véritable délice de vous lire, le saviez-vous?

  11. Il est rare que, malgré – heureusement -nos différences individuelles, je sois autant en accord, j’allais dire « au mot près », avec ce que je viens de lire. Je ne ferai qu’y ajouter une interprétation personnelle qui la conforte.

    Une autre approche (neuro-scientifique) du phénomène religieux.

    Sans vouloir simplifier ou réduire l’infinie complexité du psychisme humain, et en particulier le phénomène religieux, à des « mécanismes » psycho-neuro-physio-génético-cognitivo-éducatifs, n’est-il pas légitime de compléter son approche traditionnelle (philosophique, métaphysique, théologique, psychanalytique, anthropologique, sociologique …) par les observations neuroscientifiques actuelles ?

    Entendons-nous bien : les neurosciences ne visent évidemment pas à démontrer l’inexistence de « Dieu » (par définition, aucune inexistence n’est démontrable). Mais il est vrai, du moins à mes yeux, qu’elles peuvent inciter à conclure à son existence subjective, imaginaire et donc illusoire.
    Aussi partielle soit-elle, cette nouvelle approche permet déjà, à mon sens, d’élaborer des hypothèses explicatives quant à l’origine et à la fréquente persistance de la foi, et donc à l’anesthésie, partielle ou totale, de l’esprit critique en matière de religion.

    Actuellement, selon moi, la liberté constitutionnelle de conscience et de religion est actuellement plus symbolique qu’effective. En effet, l’émergence de la liberté de croire ou de ne pas croire est généralement compromise, à des degrés divers. D’abord par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale précoce, forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents (influence légitime mais unilatérale et communautariste). Ensuite par l’influence d’un milieu éducatif croyant excluant toute alternative humaniste non aliénante. L’éducation coranique, exemple extrême, en témoigne hélas à 99,99 %, la soumission y étant totale.
    Après Desmond MORRIS (« Le singe nu »), qui l’avait déjà pressenti en 1968, Richard DAWKINS estime que la soumission est génétique : déjà du temps des premiers hominidés, le petit de l’homme n’aurait jamais pu survivre si l’évolution n’avait pas pourvu son cerveau tout à fait immature de gènes le rendant totalement soumis à ses parents (et donc plus tard à un dieu).

    Les neurosciences tendent à confirmer l’ imprégnation neuronale du sentiment religieux :
    Déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, avait constaté (son successeur actuel Vassilis SAROGLOU le confirme) qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, et aussi que la religiosité à l’âge adulte en dépend (et donc l’aptitude à imaginer un « Père » protecteur, substitutif et anthropomorphique (cfr Freud !), fût-il « authentique, épuré, Présence Opérante du Tout-Autre » …).

    Des neurophysiologistes ont constaté que les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures à l’âge de 2 ou 3 ans, mais que les amygdales (du cerveau émotionnel), elles, sont déjà capables de stocker des souvenirs inconscients, et donc les comportements religieux, puis les inquiétudes métaphysiques des parents, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur. L’IRM fonctionnelle suggère que le cerveau rationnel, le cortex préfrontal et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent inconsciemment anesthésiés, à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins dès qu’il est question de religion.

    Ce qui expliquerait l’imperméabilité des croyants, notamment créationnistes, à toute argumentation rationnelle ou scientifique, et donc la difficulté, voire l’impossibilité de remettre leur foi en question, sans doute pour ne pas se déstabiliser (cf le pasteur évangélique Philippe HUBINON à la RTBF : « S’il n’y a pas eu « Création », tout le reste s’écroule … ! ».

    Il est logique dès lors que certains athées, comme Richard DAWKINS, ou agnostiques comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, perçoivent l’éducation religieuse, bien qu’a priori sincère et de bonne foi, comme une malhonnêteté intellectuelle et morale. Henri LABORIT l’avait bien compris : « Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’en détacher, s’il y parvient jamais.(…) Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c’est une illusion, la liberté ! ».

    Dans cette optique, les conversions religieuses deviennent compréhensibles : même si l’on ne peut pas actuellement expliquer le processus biochimique qui enclenche le “switch », l’interrupteur qui fait basculer de l’incroyance vers la croyance, le fait est là. :Dans tous les cas, un bouleversement des neurotransmetteurs (dopamine, …) a lieu, un peu comme dans le cas du coup de foudre amoureux. Comment expliquer par exemple la conversion de Paul CLAUDEL, ancien croyant, en entendant le Magnificat de BACH à N-D de Paris ? J’émets une hypothèse explicative audacieuse : indépendamment de sa brillante intelligence et de son intellect, tout se passe comme si l’environnement sensoriel (grandes orgues, odeur d’encens, decorum, …- avait provoqué un bouleversement émotionnel au point de faire « disjoncter » son cerveau rationnel au profit de son cerveau émotionnel.
    Les sensibilités poétique, musicale, religieuse, …, y ont d’ailleurs des localisations voisines. Les exemples sont nombreux, dans d’autres circonstances, par exemple la conversion du docteur Alexis CARREL, qui avait perdu la foi pendant ses études, et qui l’a retrouvée lors d’un voyage à Lourdes, ou celle d’Eric-Emmanuel SCHMITT perdu sous le firmament glacial du Sahara. Contrairement à un Henri LABORIT, par exemple, aucun d’eux n’avait compris le fonctionnement de leur cerveau …

    Du fait de la sécularisation et de la laïcisation croissantes, de plus en plus d’européens ( les musulmans exceptés) désertent les lieux de culte et privilégient l’autonomie de la conscience et la responsabilité individuelle, plutôt que la traditionnelle soumission religieuse (sauf en Irlande, en Pologne, à Chypre, et à Malte).
    Les religions réagissent donc par des tentatives de réinvestissement des consciences, de reconfessionnalisation de l’espace public et de recléréricalisation de la politique européenne, tandis que les sectes, expertes en manipulation mentale et en abus de faiblesse, spéculent sur la quête de sens qui subsiste (cf les évangélistes américains, les créationnistes, etc.).
    Il n’y a pas un « retour du religieux », mais de nouvelles « stratégies » religieuses dont il faut tenter de comprendre les mécanismes.

    Pour que les libertés de conscience et de religion, et en particulier celle de croire ou de ne pas croire, deviennent plus effectives que symboliques, il faudrait donc, selon moi, s’orienter enfin vers un système éducatif pluraliste proposant à tous une information minimale, progressive, objective et non prosélyte sur les différentes options religieuses ET sur les options laïques actuellement occultées, l’humanisme laïque, la spiritualité laïque, etc …

    L’école compenserait ainsi l’influence familiale, certes légitime mais unilatérale et donc communautariste, chacun pourrait choisir, en connaissance de cause, aussi librement et tardivement que possible, ses convictions philosophiques (OU religieuses puisque le droit de croire restera toujours légitime et respectable, a fortiori si cette option a été choisie plutôt qu’imposée).
    Cela permettrait enfin la recherche de valeurs communes, « universalisables », parce que bénéfiques à tous.
    Mais cela impliquerait de devoir repenser les notions de neutralité de l’Etat et de libre choix des parents … !
    Dans une génération, peut-être … ?

    Michel THYS à Waterloo michelthys@base.be http://michel.thys.over-blog.org

    Références bibliographiques.

    Mes hypothèses explicatives quant à l’origine psychologique et éducative de la foi, ainsi qu’à sa fréquente persistance neuronale sont le résultat de nombreuses lectures. Notamment :

    – Antoine VERGOTE, chanoine, « Psychologie religieuse », du, Ed. Dessart 1966.
    ancien professeur à l’Université catholique de Louvain.1966.
    – Vassilis SAROGLOU (son successeur) & HUTSEBAUT, D
    Religion et développement humain »,. 2001.
    – Patrick JEAN-BAPTISTE « La biologie de dieu » 2003 Agnès Viénot 2003.
    – Jean-Didier VINCENT : « Voyage extraordinaire au centre du cerveau » Odile Jacob 2007.
    – V.S. RAMACHANDRAN « Le fantôme intérieur ». Odile Jacob 2002.
    – Jean-Pierre CHANGEUX « L’homme neuronal »1993, « L’homme de vérité » 1994
    – Pascal BOYER « Et l’homme créa les dieux ».
    – Antonio DAMASIO « L’erreur de Descartes »2001 et « Spinoza avait raison’.
    – Henri LABORIT « Une vie » 1996 « Derniers entretiens »
    – Mario BEAUREGARD « Du cerveau à Dieu » « The spiritual brain »
    – Michaël PERSINGER « On the possibility of directly accessing every human brain by electromagnetic induction of fundamental algorythms ».1995.
    – Paul D. Mac LEAN « Les trois cerveaux de l’homme » 1990.
    – Joseph LEDOUX « Emotion, mémoire et cerveau » 1994.
    – John SAVER & John RABIN « The neural substrates of religion experience » 1997.
    – Francis CRICK « Une vie à découvrir »
    – Via Internet : « Le cerveau à tous les niveaux ». Etc.

    Michel THYS

    6 mai 2010 at 14 h 47 min

  12. Le temps me manque cruellement et je n’ai pas pu lire tous les commentaires ci-joint.

    Je voulais toutefois te dire que la question est fort intéressante et nous pourrions en débattre pendant des heures.

    Je vais y aller avec mes pensées assez simplistes et de ma propre croyance.

    Dieu n’a jamais existé. Mais il fallait une histoire, un contexte pour inculquer des valeurs à des gens sans éducation. Il y a un comique quelque part qui a commencé une légende urbaine. Et cela s’est propagé comme poussière!

    Non sérieusement ça va bien au-delà de cela. Mais je recule dans un temps pas si lointain pour penser à l’ignorance des gens, le manque de ressources pour communiquer (telephone, internet, tele). Les gens étaient isolés, fermer du reste du monde. Et c’est encore comme cela aujourd’hui dans bien des endroits.

    Pourtant l’Homme a la capacité de penser, d’analyser, de réfléchir, de développer.

    La philosophie, la science, les mathématiques, la technologie, les lettres etc ont beaucoup évolués.

    La religion n’a plus sa place parce qu’elle est désuète.

    Le pouvoir peut s’obtenir autrement (avant la religion était une forme de pouvoir non?)

    Alors comment pouvaient-ils faire comprendre dans le temps les valeurs et la morale aux gens « simples »? C’était en leur racontant une histoire, une sitation imagée.

    C’est pourquoi je ne crois pas en la religion. Je crois que les valeurs, la moralité peut s’acquérir autrement.

    Mais ça c’est une autre question: avons-nous perdu notre sens des valeurs? Notre moralité???

    C’est un sujet pour un autre billet…

    demijour

    6 mai 2010 at 20 h 59 min

  13. […] immédiatement 2 de dommage aux questions, plus 1 dé de bonus. C’est un carnage. Allez lire son billet […]

  14. J’apprécie autant la polémique que je méprise Michèle Richard alors je me permets de sauter dans le bateau en essayant de ne pas le faire chavirer.
    1. croire avec des preuves, ce n’est plus croire, c’est savoir (dans les limites où l’homme a accès à la connaissance).

    le savant crédule

    le neurone

    10 mai 2010 at 15 h 30 min

    • Vous avez tout à fait raison. Mais je crois que vous avez très bien compris où je voulais en venir.

      Bienvenu chez nous, le neurone. J’espère que vous y ferez d’intéressante connexions avec d’autres de votre type!

      lebarbareerudit

      10 mai 2010 at 19 h 15 min

  15. Je m’en voudrais de ne pas vous inviter à lire l’unique Mazzaroth dont le dernier billet Le Passant traite du même sujet.

    le passeur

    le neurone

    10 mai 2010 at 16 h 37 min

    • Je connais bien le blogue de Mazz. Nous avons à quelques reprises échangés sur divers sujets et j’aime beaucoup ce qu’il écrit. Une adresse incontournable à mon avis.

      lebarbareerudit

      10 mai 2010 at 19 h 12 min

  16. 3. Je réponds à la question inverse sur le blogue de Mazz.
    4. Le sens de la vie est le sens que je donne à ma vie, c’est une toile vierge qu’il nous faut peindre nous même, sinon c’est un non-sens.
    7. Ce n’est pas la mort qui m’effraie, c’est le mourir. J’écris une très longue série sur l’euthanasie depuis quelque temps déjà.
    9. J’ai toujours du mal avec cette question. Faute de preuve.
    12. Pour moi les religions sont nées pour apaiser notre crainte de la mort. Des profiteurs ont vite compris les avantages qu’ils pouvaient en tirer. Et ça continue.
    14. Je ne pense pas. Certains des plus lumineux cerveaux, dont Einstein pour n’en nommer qu’un, étaient croyants.
    15. Exception faite des extrémistes de tout acabit, l’effet est souvent positif pour la société. Comme l’impact de la religion sur la sobriété dans plusieurs communautés nordiques.
    16. Un croyant c’est quelqu’un qui a choisi la facilité plutôt qu’une quête du savoir.

    l’opinion personnelle

    le neurone

    11 mai 2010 at 10 h 21 min

  17. […] » L’inconnu (404, le mâle commode, le vieux crisse) commentait dernièrement mon billet sur l’athéisme en accusant certains athées de prosélytisme. Voici ce qu’il écrivait : La 2e erreur, […]

  18. Juste un lien, avec ma réponse à la première question (seulement la première, car il y a beaucoup à dire) :
    http://betisierathee.wordpress.com/2011/09/23/f-comme-foi/
    Pour le reste, je dois dire, Barbare érudit, que je trouve tes réponses très… consensuelles. En tout cas, en France, tout ce que tu dis, c’est à peu près le discours officiel, celui qui est tenu autant par l’école laïque que par les médias .
    Il est vrai que, chez nous, le ministère de l’éducation nationale est, depuis un siècle, à peu près le ministère de la propagande antireligieuse. Jules Ferry l’a fondé dans cette optique. Chez vous, c’est plus récent, je crois.
    En France, être catholique est devenu une marque d’anticonformisme – surtout dans ma génération. Mais je suis assez optimiste pour l’avenir du catholicisme chez nous. De toute manière, l’Église en a vu d’autres. (Dans son maître-ouvrage, « L’homme éternel » [The everlasting man], où il explique les raisons de sa conversion au catholicisme, Chesterton montre très bien comment la foi chrétienne est déjà « morte » au moins 7 ou 8 fois depuis le début du christianisme. A chaque fois, elle est ressuscitée, encore plus vigoureuse, dans les générations suivantes. Je suis absolument certain que c’est ce qui est en train de se préparer, une nouvelle fois.

    lantisecte

    23 septembre 2011 at 1 h 44 min

  19. Bonjour,

    3 ans après son écriture, je viens de lire votre billet. Je vous félicite pour votre qualité rédactionnelle et pour votre grande capacité à expliquer en des termes simples ce que beaucoup d’athées ont du mal à exprimer.

    Je fus athée et je tint les mêmes propos que ceux que les votre. Mon analogie préférée étant celle du père noel : Dieu c’est un peu le père noel des gens qui ont la foi. On arrête d’y croire quand on devient grand.

    Aujourd’hui je ne suis plus athée. Je suis toujours foncièrement anti religion (et anti religieux surtout!) mais j’essaie de ne plus croire en rien. Ce n’est pas l’athéïsme mais être agnostique : place au doute. On ne sait rien donc on ne conclue pas.

    Il y a une incohérence dans votre démarche quand cous dites que dieu est une chimère par exemple. En effet le dieu tel qu’il est présenté dans toutes les religions est une chimère pour mieux controler les peuples (ça on est tout à fait d’accord), mais cela n’entraine pas que dieu n’existe pas ! On ne sait pas. Choisir de croire qu’il n’existe pas est une croyance au même titre que de croire qu’il existe. Cette croyance peut tout à fait dériver sur de nouvelles religions tout aussi dangereuses que celles que nous subissons actuellement (dans les regimes communistes l’athéisme etait obligatoires).

    Je suis moi meme docteur en mathématique, je suis un scientifique et on peut parfaitement être agnostique et scientifique (c’est même selon moi la démarche la plus scientifique qu’il soit). Car si la science s’intéresse au « comment ca marche » elle ne se préoccupe pas du « pourquoi c’est comme ca ». On peut aussi imaginer dieu de plein de manières qui correspondent parfaitement à la démarche scientifique.

    Pour moi la seule réponse à faire quand on demande si un (ou plusieurs) dieux existent c’est : une chance sur deux.

    alexandre_oise

    6 août 2014 at 9 h 38 min

  20. Que l’on veuille l’admettre ou non, les hommes ont été créés avec un besoin de spiritualité, un besoin inné d’adorer un être supérieur. Avec ses grandes processions d’armements, l’Union Soviétique athée d’alors rendait un culte au dieu de la guerre, comme le paganisme de l’antiquité. Le mausolée de Lénine, où se trouve le corps préservé du père du communisme est exposé au public depuis 1924, ainsi que ses nombreuses statues d’un bout à l’autre du pays, démontre qu’il fut l’objet d’un culte national. L’histoire le démontre, durant sa présidence, Joseph Staline faisait l’objet d’un culte.

    En Union Soviétique, les 70 ans de communismes athées n’ont pas empêché la croyance en Dieu. Une fois le communisme écroulé, les religions ont de nouveau fleuri. Même si officiellement la Corée du Nord pratique l’athéisme, Kim Jong-un, comme son père et son grand-père, fait manifestement l’objet d’un culte. Au milieu des années 70, Pol Pot, le chef des Khmers rouges communistes athées du Cambodge faisait aussi l’objet d’un culte. Quant à la Chine communiste, elle aussi fut incapable de tuer la religion. La Chine est à la fois, officiellement athée et très superstitieuse.

    Lorsque les athées dénoncent avec vigueurs les crimes passés comme présent, commis au nom de Dieu par des religions, ils ont parfaitement raison. Il n’existe aucune excuse pour justifier les crimes contre l’humanité perpétrés par des religions passées comme présentes. Si on jette un regard objectif, force est de constater que l’athéisme au pouvoir n’a fait guère mieux.

    En 1918, l’accession du communisme au pouvoir à causer des exécutions de masses et les libertés individuelles abolies. Vers les années 1950, Mao Zedong a délibérément créé une famine qui a causé la mort de 50 millions de personnes, soit l’équivalent des pertes de vie de la 2e guerre mondiale. Staline fut responsable de génocides et de cruautés sur une grande échelle. Les atrocités des Khmers rouges sont notoires. Dans l’ensemble, l’athéisme au pouvoir combat les libertés individuelles, et fait peu de place aux droits de l’homme. Le fanatisme religieux tout comme le fanatisme athée ont un point commun, le non-respect de la vie humaine.

    LA CONVERSION À L’ATHÉISME

    Les motifs pour lesquels on devient athée sont sans doute divers. Pour une large part, sans doute à cause des crimes commis au nom de Dieu. À cause de l’histoire, et surtout devant l’état lamentable où se trouve présentement l’humanité, devant tant de souffrances, certaine on conclu que, la non-intervention de Dieu prouve sa non-existence. Si on y regarde de plus près, il existe une autre raison. C’est le désir d’être indépendant de Dieu. De n’avoir pas de compte à lui rendre surtout du point de vu de la moralité. Bref, de décider soit même ce qui est bon et ce qui est mal. Exactement comme Adam et Ève ont fait dans le jardin d’Éden.

    Des athées qui prient au cas ou… qui se réunissent pour partager leur foi… qui prêchent leurs croyances sur internet… qui pratique le darwinisme avec zèle… qui font des cadeaux à Noël, font des souhaits au Nouvel An, qui se laissent mener par des traditions, se laisse guider par des maîtres à penser, ou par des philosophies humaines contradictoires, accomplissent en réalité, des actes religieux.

    L’ORIGINE DES RELIGIONS

    Ceci étant dit, la bible explique l’origine des religions. Le point de départ est la toute première prophétie de la bible consignée dans Genèse 3 :15. Il existe deux semences une provenant de Dieu et l’autre provenant de Satan, qualifié ailleurs dans la bible comme le père du mensonge. Dieu qui donne le libre arbitre cherche à attirer l’humanité vers lui, et Satan un Rebel, appelé le grand tentateur, cherche à éloigner de toutes les façons possibles, les humains pour qui ne sert pas le seul vrai Dieu. Ceci explique la présence incalculable de religions, de l’athéisme et de philosophies de tout acabit. Les croyances religieuses et philosophiques vont dans toutes les directions, c’est la botte de foin et la vérité c’est l’aiguille qui est cachée. Où trouver la vérité dans tout cela?

    Ce combat est en cours et les signes donnés dans la bible, indique que le vrai Dieu interviendra dans un proche avenir. Avant l’intervention divine, les Écritures annoncent une succession d’événements dont certaines sont actuellement à l’œuvre. Puis, il mettra une fin définitive aux conditions lamentables et à la méchanceté très rependue. La bonne nouvelle, les conditions sur la terre vont changer de façon radicale en faveur de ceux et celles qui sont humbles de cœurs et qui lui obéit.

    Cela suscitera sans doute, de la part d’athées pratiquant le darwinisme, de fortes réactions. Des réactions similaires à des religieux dont les dogmes sont attaqués et mis en doutes. Par sa nature même, l’athéisme n’apporte aucun espoir. Tu existe pour une courte durée de temps, dans des conditions plus ou moins difficiles, puis la mort vient. Il est plus logique pour l’athée et il n’a rien à perdre et tout à gagner, de prendre le temps de chercher l’autre alternative, celle de l’espoir de l’homme consigné dans la bible.

    QU’EST-CE QUI VOUS PROUVE HORS DE TOUT DOUTE QUE LA BIBLE EST LE LIVRE DE LA VERITE?

    Voici quelques raisons :

    L’HONNÊTETÉ DE LA BIBLE

    Les gens d’expérience et matures font rarement confiance aux vantards, pourquoi? C’est qu’ils font régulièrement usage à la fois d’exagérations et d’omissions des choses qui peuvent ternir leur image. Pour soigner leur image, ils ont souvent recours au mensonge.

    Quand on consulte les écrits des dirigeants païens qui vivaient aux temps bibliques, nous constatons une profonde dissimilitude avec la bible. Très souvent, les rois exagéraient leurs victoires et diminuaient ou carrément ignoraient leurs défaites dans leurs écrits. La vantardise et l’élévation étaient une pratique courante. Seule la bible fait exception.

    Les bonnes et mauvaises actions des rois et autres personnages bibliques sont étalées avec franchise ainsi que leurs victoires et défaites. Les nombreux jugements de Dieu défavorables envers ces derniers également. Bref, la bible ne ménage personne. Par exemple, Moise, Aaron et David ont été sévèrement réprimandés ainsi que le peuple dans son entier. En général, on aime à ce que l’on nous dit la vérité. C’est ce que la bible fait. Dieu désir des adorateurs qui cherchent et pratiquent la vérité.

    SON ENSEIGNEMENT MORAL

    Lorsque ses lois et principes sont observés, elle favorise un meilleur milieu de vie. La moralité biblique contrastait avec celles des nations païennes environnantes.

    LA CONTAMINATION MICROBIENNE

    Il y a des règles et récits bibliques qui sont en accord avec des faits scientifiques, qui furent connus des hommes, que des siècles voir des milliers d’années plus tard.

    Alors que l’existence des microbes n’est connue des humains que depuis environ 200 ans, les exigences sanitaires consignées au chapitre 23 de Deutéronome diminuent de beaucoup la contamination bactérienne. En résumé, les latrines devaient être éloignés du camp et les excréments recouverts. Ceci est en accord avec les règles modernes sanitaires en région éloignée où il n’existe pas de facilité.

    Il y a pas si longtemps, il y a 200 ans, les médecins ont contaminé beaucoup de patients en touchant des cadavres puis en soignants des malades sans se laver les mains. Pourtant des milliers d’années avant, la loi biblique exigeait qu’au contact d’un cadavre, les Israelites se devaient de se laver ainsi que les vêtements qu’ils portaient.

    Au temps biblique, il fallait éviter l’absorption et tout contact avec le sang. Aujourd’hui, pour des raisons sanitaires, beaucoup de pays exigent que les animaux soient vidés de leur sang avant la consommation. L’infirmière qui fait une prise de sang se protège à l’aide de gants, contre une possible contamination avec le sang. Après la vaccination, on jette immédiatement et de façon sécuritaire les seringues pour la même raison.

    Quand une maladie infectieuse se manifeste, comme c’est actuellement le cas en Afrique avec l’Ebola, la mesure immédiate à faire est la mise en quarantaine pour combattre la propagation. Selon une source, la mise en quarantaine n’existe que depuis le XVIIe et c’était pour éviter la propagation de la peste. Des milliers d’années auparavant, la bible elle imposait la mise en quarantaine des lépreux. Comment Moïse pouvait savoir tout cela, alors que l’existence des microbes était totalement inconnue? Il a bien fallu une inspiration divine.

    LES FAITS SCIENTIFIQUES

    Prenons le récit de la création. L’ordre dans lequel la vie fut créée correspond dans l’ensemble, à l’ordre observé par les archéologues. Or, au temps où le livre de la Genèse fut rédigé, les fouilles archéologiques n’existaient pas. Moïse n’avait aucun moyen de savoir cela. Il a bien fallu une inspiration divine.

    Bien avant les confirmations scientifiques, la bible spécifia que la terre était en forme de cercle (Isaïe 40 : 22) et suspendue dans le vide ( Job 26 : 7 ).

    La bible décri avec simplicité et avec justesse le parcours cyclique de l’eau sur la terre. (Ecclésiaste 1 : 7)

    LOI DE LA GÉNÉTIQUE

    La Genèse dit : les animaux se reproduisent selon leurs espèces. Ceci est conforme à la loi sur la génétique et au constat. Les éleveurs d’animaux le savent très bien, il y a des limites aux croisements des animaux. Deux exemples, un cheval se croise avec un âne, produisent un mulet qui est stérile, fin de l’espèce. Un lion se croise avec un tigre, donne des petits dans la majorité des cas stériles. Dans les rares cas où ils ne le sont pas, ils sont tellement tarés qu’ils ne peuvent pas survivre à l’état sauvage et leurs rejetons seront probablement stériles, fin de l’espèce.

    L’humanité a hérité de l’imperfection à cause du péché d’Adam et Ève et conforme aux lois scientifiques sur la génétique. Bref, les enfants héritent des caractéristiques de leurs parents.

    LES PROPHÉTIES BIBLIQUES

    À cause de l’ère atomique et de la pollution planétaire, une éventuelle disparition de la terre et de la vie provoquée par la capacité scientifique et industrielle de l’homme est du domaine du possible. Ce sujet est abordé tous les jours et n’étonne plus personne. Toutefois, ces capacités n’étaient pas envisageables aux temps bibliques. Rien ne menaçait sérieusement la terre.

    Alors, comment expliquer que la bible aborde le sujet?

    Le Créateur stipule qu’il a solidement formé la terre et fait ces étonnantes précisions; la terre n’a pas été créée pour rien, il l’a faite pour être habité (Isaïe 45 : 18), la terre va rester pour des temps indéfinis (Ecclésiaste 1:4) et se fait rassurent en ajoutant que les justes vivrons pour toujours sur la terre (Psaume 37:29). Seul le Créateur qui connait l’avenir pouvait savoir que la terre allait être à une époque menacée.

    Le livre de la révélation ou l’apocalypse qui fut rédigé pour le temps de la fin contient plusieurs prophéties. L’une d’entre elles dit que le Créateur va détruire ceux qui ruinent la terre. (Apocalypse ou Révélation 11 : 18) Comment savait l’apôtre Jean qu’un jour la terre serait ruinée par l’homme? Il fut forcément inspiré par Dieu. Nous sommes tous en mesure de constater aujourd’hui que la terre est saccagée par l’intervention humaine. Toutefois, Dieu promet que la terre va toujours exister et habiter par l’homme. Cela veut dire également que Dieu va intervenir. (JW.org)

    LeChercheur

    13 octobre 2014 at 23 h 07 min

  21. Salut le barbareerudit,
    je ne défendrais pas toutes les religions parce que je n’en crois qu’à une donc je serais très partial surement. Barbare érudit, as-tu pensé à relire la Bible, juste un évangile sans apriori, prénotion ou envie de le « démonter » (excuses moi pour ce terme mais j’ai eu du mal à en trouver un autre pour reprendre l’idée) comme un nouveau lecteur? Juste pour découvrir ce qu’il pourrait en apprendre?

    Cédric

    11 juillet 2016 at 14 h 16 min


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