Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Langage et langue

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Tous les êtres humains ont la capacité d’apprendre une langue. Ils vont tous, normalement, apprendre la langue de leurs parents, entre l’âge de 2 et 4 ans. Par exemple, ma fille a appris le français (et l’inuktitut et l’anglais, mais ça, c’est une autre histoire) parce que ma femme et moi parlons français. Les enfants d’un couple d’amis dont le père est francophone et la mère est anglophone ont appris l’anglais et le français même s’ils ont une nette préférence pour l’anglais, la langue maternelle.

Le langage

Cette capacité de tous les humains à pouvoir apprendre et mettre en pratique une langue, c’est ce qu’on appelle le langage. Le langage appartient à la race humaine et, jusqu’à maintenant, nous sommes la seule espèce animale connue à avoir développé un tel système de communication aussi sophistiqué.

Nous recensons un peu moins de 7000 langues vivantes dans le monde. On entend par langue vivante une langue qui est pratiquée par un ensemble d’individus de façon quotidienne pour communiquer entre eux. Selon les données disponibles sur le site Ethnologue, le mandarin est la langue la plus parlée au monde avec 845 millions de locuteurs, suivi de l’espagnol (329 millions) et de l’anglais (328 millions).

Le français, avec ses 67,8 millions de locuteurs se retrouve en 16e place. Fait intéressant à noter, toujours selon les statistiques du site Ethnologue, 389 des 6900 langues comptent pour plus de 94 % de tous les humains. C’est donc dire que 94 % des humains parlent moins de 6 % de toutes les langues vivantes du monde.

Tout cela est fort intéressant, mais nous n’avons pas répondu à une question fondamentale : qu’est-ce qu’une langue?

La langue

Afin de répondre à cette question, il serait important de voir qu’est-ce qui, intuitivement, constitue une langue dans notre esprit. La première chose qu’on peut en dire, c’est que l’anglais, le français et l’espagnol en sont toutes. On entendra souvent dire que le chinois est une langue, mais cette affirmation est très réductrice puisqu’il se parle de nombreuses langues en Chine et qu’il n’existe pas véritablement de langue « chinoise » à proprement parler.

On pourrait donc définir une langue comme ce qui est parlé par un groupe d’individus. C’est un bon point de départ, mais c’est nettement insuffisant. Voyons pourquoi. Les Québécois parlent le français, mais ils ne le parlent pas comme on le parle en France ou en Suisse, ni même dans les pays du Maghreb. Il y a des différences et n’importe quel Français ou Québécois pourrait vous dire immédiatement qu’on ne parle pas de la même manière au Québec et en France.

La même analogie s’applique à l’anglais. On ne parle pas l’anglais de la même manière en Angleterre et aux États-Unis ou même en Australie. J’aurais même tendance à dire que les différences sont encore plus marquées qu’elles ne le sont en français.

Cependant, la grande question qu’il nous faut nous poser est la suivante : est-ce qu’il y a compréhension mutuelle entre ces groupes d’individus? Autrement dit, est-ce qu’un Français comprend un Québécois et vice-versa? La réponse est oui (malgré ce que voudraient bien nous faire croire certains Français chiants). Même chose pour l’anglais. C’est donc dire qu’il s’agit bien de la même langue.

Voyons les éléments dont nous pouvons nous servir pour définir ce qu’est une langue. Il y a d’abord qu’elle doit être pratiquée par un certain groupe d’individus et que ces derniers se comprennent mutuellement.

Les composantes de la langue

Quelles sont les différentes parties qui composent une langue? C’est une question intéressante et au cœur de notre définition. Voyons ça d’un peu plus près.

Une langue, c’est d’abord et avant tout un ensemble de sons que la bouche articule et qui sont associés à des unités de sens. Ces sons sont organisés, c.-à-d. qu’ils suivent un ensemble de règles strictes partagées par l’ensemble des locuteurs d’une même langue.

Ceci est fondamental pour deux raisons. La première, c’est que si les règles ne sont pas strictes, n’importe qui pourra faire n’importe quelle suite de sons et s’attendre à ce qu’on le comprenne, ce qui n’est évidemment pas le cas. La deuxième raison tient au fait que ce partage des règles est essentiel à l’intérieur d’un même groupe linguistique. Autrement, il n’y a pas de langue.

On peut voir que notre définition s’est enrichie de deux aspects importants en plus de la notion de groupe linguistique. La notion de suite de sons articulés par la bouche et la notion de sens.

Je ne m’attarderai pas vraiment à la notion de sens. Non pas qu’elle est en soi inintéressante, elle l’est, mais ce n’est pas ma spécialité. C’est ce qu’on appelle la sémantique et si vous voulez en apprendre davantage sur ça, Google peut vous aider. Un peu.

Revenons donc à la série de sons. Là, il y a tant à dire que je vais commencer par le début en prenant le français pour illustrer mes exemples, familiarité oblige.

L’alphabet phonétique international (API)

Avant d’aborder le fond des choses en linguistique, j’ai besoin d’un outil qui me permettra de bien exprimer les sons que l’on entend sans qu’il y ait ambiguïté. Cet outil a été développé par les linguistes au fil du temps et s’appelle l’alphabet phonétique international ou API.

Il s’agit d’une série de symboles qui correspondent à chacun des sons prononcés dans toutes les langues du monde. L’API compte donc des centaines de symboles qui, pour la plupart, ressemblent beaucoup à l’alphabet latin dont nous nous servons en français et en anglais.

Attention

Afin de bien visualiser les exemples que je donne dans ce billet, je vous recommande de télécharger la police API disponible sur le site SIL Intenational. Cette police est offerte tout à fait gratuitement et existe en format compatible avec Windows, Mac et Linux.

La phonétique

Prenons le mot « patate ». Maintenant, analysons les sons qui le composent. Il y a d’abord le son /p/ qu’on articule en fermant notre bouche et en laissant l’air sortir sous pression d’un seul coup. C’est suivi du son /a/ et du son /t/, et du son /a/ encore et finalement du son /t/. Vous remarquerez que je ne tiens pas compte du « e » final parce que, en pratique, il n’est pas prononcé, d’où le nom généralement donné à ce « e » qu’on rencontre souvent en français : le « e » muet.

En linguistique, ces unités sonores discrètes sont appelées phones ou phonèmes. Donc, le mot « patate » compte cinq phonèmes, /patat/. Les phonèmes correspondent à des sons qu’on peut entendre et discriminer. Qu’est-ce que ça veut dire?

Ça veut dire que pour qu’un son soit considéré un phonème dans une langue, il doit servir à faire la différence entre au moins deux mots. C’est ce qu’on appelle une paire minimale. Par exemple, en français, les mots « mer » et « terre » forment une paire minimale qui sert à discriminer, c.-à-d. à faire la différence entre les sons /m/ et /t/ puisque ces deux mots ne sont différents, à l’oral, donc phonétiquement, que par ce seul et unique son (/mɛʀ/ et /tɛʀ/).

À l’aide de cette technique, les linguistes ont été en mesure d’identifier tous les sons du français. On compte 17 consonnes, 16 voyelles et trois semi-consonnes. Il faut comprendre que cet ensemble de sons est très loin de représenter l’ensemble de tous les sons que la bouche humaine peut articuler. Et il est très loin de représenter l’ensemble des phonèmes identifiés dans les langues du monde.

Encore une fois, je n’irai pas plus loin pour l’instant dans cette voie. J’aurais d’innombrables choses à ajouter à ce sujet, mais je vais me limiter à ces quelques notions de base. Si vous voulez en apprendre davantage, encore une fois, Google est votre ami.

La phonologie

Tentons une expérience. Prononcez à haute voix la phrase suivante :

« Je ne le referai plus. »

Il y a fort à parier que, si j’enregistrais dix personnes au hasard prononcer cette phrase, j’aurais toujours une des réponses suivantes :
1. /ʒnəlʀəfreply/
2. /ʒənləʀfreply/
3. /ʒənləʀfəreply/
4. /ʒənələʀəfreply/

Mais jamais nous n’entendrons les réponses suivantes :
1. */ʒnlʀfreply/
2. */ʒənlʀfreply/
3. */ʒnlʀəfreply/

Il est clair que nous pouvons enlever certains « e » muet, mais pas d’autres. Ceci est dû aux interactions entre les sons que notre bouche est en mesure (ou non) d’articuler. Les règles qui régissent les interactions entre les sons sont étudiées en phonologie. C’est donc la science qui s’intéresse à comment tel son dans tel contexte va influencer ou non les autres sons.

Un autre exemple. Le mot « médecin » n’est jamais prononcé /medəsɛ̃/. Il est plutôt prononcé /metsɛ̃/, où le son /d/ est remplacé par le son /t/ et où l« e » est tout simplement enlevé (ce qu’on appelle une élision en linguistique).

La morphologie

Observons les verbes suivants.

Je mange
Je mangeais
Je mangerai

Que remarque-t-on? Tout d’abord, il y a qu’il s’agit du même verbe, le verbe manger, mais conjugué à des temps différents. Le premier est conjugué au présent, le second à l’imparfait et le troisième au futur. Observons attentivement ces mots et tentons de voir s’il ne serait pas possible de les découper afin d’extraire une information qui pourrait nous être utile d’un point de vue linguistique.

Nous allons finir par arriver avec le découpage suivant :
mange – ø
mange – ais
mange – rai

Ce découpage nous permet d’identifier deux parties distinctes dans ces mots. La première, que nous appellerons la racine, et la seconde, que nous pourrions appeler ici la conjugaison.

Pour les linguistes, dans tous ces cas, on parle de morphèmes. Le morphème est la plus petite unité linguistique porteuse de sensC’est-à-direre que, prise en isolement, il est possible d« comprendre e » le sens qu’elle apporte à la formation des mots.

Ce n’est pas le cas des phonèmes qui ne sont que des sons. Un morphème peut être formé d’un seul phonèmepar exemplele l« a a » d« « ia a ». Mais il se peut qu’il soit beaucoup plus complexepar exemplele le mo« allumette e ».

Dans les exemples que je viens de donner, l’absence d« conjugaison n » nous indique que nous avons affaire à un verbe à l’indicatif présent au singulier, alors que l« conjugaison n » -rai nous indique qu’il s’agit d’un verbe au futur simple1rere personne du singulier.

L’étude des morphèmes ne se limite pas seulement à l’étude des verbes. Mais en français, c’est du côté des verbes que la morphologie est la plus riche. Il existe des langues dont la morphologie est d’une richesse incroyable (on pense ici à l’inuktitut) et d’autres à la morphologie plutôt pauvre (l’anglais, par exemple).

Le lexique

Le lexique, c’est l’ensemble des mots qui appartiennent à une langue. Ce sont aussi les règles de formation des mots d’une langue parce que, vous vous en doutez bien, on ne forme pas les mots en français comme on les forme dans une autre langue. Cette partie de la linguistique s’occupe d’étudier ces phénomènes.

La syntaxe

Après avoir articuler des sons, de les avoir regroupé et associé à des sens afin de former des mots, il est tant de prendre ces mots et des les assembler en phrase. C’est ici que la syntaxe apparaît. La syntaxe s’occupe d’étudier les règles de formation des énoncés, des phrases.

Sans entrer dans le menu détail, il y a beaucoup à dire à ce sujet. Tous ceux qui parlent plus d’une langue savent qu’on ne passe pas naturellement d’une langue à l’autre en ne faisant que traduire les mots. Il faut adapter les phrases afin qu’elles soient conformes à la syntaxe de la langue.

Par exemple, parlant de son âge, en français, odira,r« « j’ai 3ans s » alors qu’en anglais on dira plutô« I am 35 year old d ». La différence est très importante parce que, en français, on utilise le verbe avoir pour donner son âge alors qu’en anglais, c’est le verbe être (to be).

L’ordre des mots dans la phrase varie aussi d’une langue à l’autre. On parle de langue SVO (pour Sujet-Verbe-Objet), comme le français, ou encore SOV, comme le latin.

Ce sont tous là des aspects qui intéressent la syntaxe. Elle ne se limite pas qu’à ces aspects, bien entendu, car elle s’interroge sur les fondements qui se trouvent derrière ces règles qu’on peut déduire sur la formation des mots. Par exemple, se pourrait-il qu’il existe une grammaire universelle qui serait sous-jacente à l’ensemble des langues naturelles? C’est une question sur laquelle j’aimerais revenir lors d’un prochain billet.

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Written by Le barbare érudit

17 mars 2010 à 2 h 39 min

Publié dans Général

13 Réponses

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  1. Passionnant! Mais je me me demande… je parle une autre langue mais sans son. Le LSQ, dans quelle catégorie le Barbare rangerait se petit écart de langage? 🙂

    Eldiablo Minouchka

    17 mars 2010 at 15 h 22 min

    • « Parler » une autre langue… c’est peut-être pas le terme exact à utiliser!

      Mais oui, le LSQ (et toutes les langues signées par extension) sont des langues à part entière. Elles possèdent une syntaxe, un lexique, une morphologie, mais là où elles diffèrent c’est qu’au lieu de parler de phonèmes, on parle plutôt de gestes. Il faut donc substituer les sons pour les gestes.

      lebarbareerudit

      17 mars 2010 at 16 h 15 min

      • Effectivement… parler n’est pas le mot juste. 🙂

        Eldiablo Minouchka

        17 mars 2010 at 16 h 34 min

  2. Bob me dit (y ferme jamais sa yeule, qu’est-ce tu veux, la langue y arrête pas)
    1. Organe charnu, musculeux, allongé, placé dans la bouche.
    2. Ce corps charnu en tant qu’organe de la parole.

    Et moi, petite nurse à la langue bien pendue te dit…

    La langue est un organe complexe, recouvert d’une muqueuse. Elle débute dans le pharynx pour se terminer dans la bouche.

    Sa principale fonction est gustative mais aussi de déglutition. Sans elle, on ne peut avaler les aliments puisque rien ne pourrait les pousser vers le pharynx. Si la langue ne fonctionne pas,le risque d’étouffement, par exemple avec sa propre salive, est imminent et notre vie est en jeu.

    La fonction secondaire est celle de la production des sons, qui en coordination avec les cordes vocales, le larynx et le pharynx différeront pour donner la faculté de communiquer par l’usage du langage articulé.

    Anatomie??
    Rapidement ok?
    La langue est hyper mobile…sinon on serait pas capable de frencher, on s’entend!

    Elle se compose de 17 muscles: 8 pairs et 1 impair.
    Ils sont reliés à la mâchoire, à l’os hyoïde (au-dessus du larynx, aussi apellé os lingual), au pharynx, à l’épiglotte, aux tempes et au palais.

    Ceux-ci sont tous innervés par le nerf hypoglosse.
    Facque t,es dans marde s’il y a un fuck avec le nerf!!

    Elle a aussi des nerfs sensitifs (le chaud, le froid, la douleur) et sensoriel (texture et goût)

    Sur la langue, la muqueuse dont elle est recouverte la garde humide. On retrouve environs 3000 papilles gustatives classées en quatre sortes.
    Deux gustatives: calliciformes et fongiformes
    Deux tactiles: filliformes et corolliformes

    Avec elles, on peut distinguer 4 saveurs: sucré, salé, amer, acide. Chacune correspond à des endroits précis de la langue.

    Les saveurs doivent être solubles dans la salive pour être perçues par les papilles. Les autres sont compensée par l’intervention de sensations tactiles, de l’odorat, de l’audition (et oui!) et thermiques.

    Ouf! C’est assez! La langue ne fait pas que se parler donc! Et post scriptum: une langue se parle aussi avec les mains lorsque l’organe est dysfonctionnel!!
    Elle n’est donc pas seulement ce qui est parlé petit érudit!
    La mienne est trop bien pendue!! 🙂

    newton

    18 mars 2010 at 22 h 18 min

  3. En passant, je trouve que Bob a été vraiment cheap dans sa définition de l’organe. (Scuse Robert, je dis pas ça souvent mais là,je t’ai trouvé nul)…

    newton

    18 mars 2010 at 22 h 21 min

  4. En effet, mais Bob est aussi venu me voir et voici ce qu’il avait à me dire à ce sujet :

    II¨ (Xe)

    1¨ Système d’expression et de communication commun à un groupe social (communauté linguistique). fi dialecte, idiome, 2. parler, patois; créole; -lingue. Langue mixte. fi pidgin, sabir. Langue parlée, langue écrite. Les mots d’une langue. fi lexique, vocabulaire. Syntaxe, morphologie d’une langue. fi grammaire; orthographe. – Origine, histoire, évolution d’une langue. Étude scientifique des langues. fi linguistique; lexicologie, morphologie, phonologie, sémantique, syntaxe. Unités d’une langue. fi graphème, phonème; morphème, mot, syntagme, phrase. Langue écrite, non écrite. Transcription d’une langue. fi alphabet; phonétique. Dictionnaire de langue (opposé à encyclopédique). Fixer, codifier, normaliser une langue. Tournure propre à une langue. fi idiotisme. Défense de la langue. fi purisme; norme.
    à Langue maternelle*, première. Langue seconde : langue apprise après la langue maternelle. Parler, savoir, écrire, lire deux langues (fi bilingue), plusieurs langues (fi polyglotte; plurilinguisme). Dictionnaire mettant en rapport plusieurs langues. fi multilingue, plurilingue. Dire qqch., s’exprimer dans une langue. Parler une langue avec, sans accent. Il est de langue germanique. Langues étrangères. Traduire* une langue dans une autre. fi interprète, traducteur, traduction; interlingual. Langues mortes (qui ne sont plus parlées) et langues vivantes. « Une langue morte : celle qui n’a plus de correspondant physique, sonore, dans le corps de celui qui la lit » (Quignard). Absolt Les langues : les langues étrangères. Être doué pour les langues. Professeur de langues. Apprendre une langue par les méthodes audiovisuelles. Didactique des langues. Bain de langue. Laboratoire de langues. – Langue artificielle internationale (espéranto, volapuk). Langue officielle d’un État. Langue nationale. Langue vernaculaire, véhiculaire. Langues en contact. – Typologie des langues. Langue flexionnelle, agglutinante, isolante. – Classification des langues. Familles de langues. Les langues indo-européennes, chamito-sémitiques, indiennes. Langues romanes, germaniques, slaves, orientales. La langue latine, anglaise, française. Langue d’oc*, d’oïl*. Langues anciennes (spécialt le grec et le latin).

    2¨ Ling. Système d’expression potentiel opposé au discours, à la parole qui en est la réalisation. fi code, système; langage. L’opposition langue/parole chez Saussure.

    3¨ Langage parlé ou écrit, spécial à certaines matières, à certains milieux, à certaines époques; aspect que peut prendre une langue donnée. fi langage (II, 1o). Langue parlée et langue écrite. Langue populaire. Langue verte*. fi argot, argotique. Langue littéraire, poétique. Langue savante, vulgaire. Langue scientifique. fi 1. jargon. La langue classique.

    4¨ Utilisation individuelle du langage, façon de s’exprimer par le langage. fi idiolecte. La langue d’un écrivain. fi style. – La langue de bois.

    5¨ Mode d’expression non langagier. fi langage. La langue musicale.

    III¨ (XIIe; par anal. de forme du sens I) Chose plate et allongée. Langue de feu. fi flamme. Langue de terre, bande de terre allongée et étroite. Langue glaciaire : partie inférieure d’un glacier, de forme allongée. – Nom de divers outils ou instruments.
    à (Suivi d’un nom d’animal) LANGUE-DE-BŒUF : arum, fistuline; outil de maçon. LANGUE-D’AGNEAU : plantain. LANGUE-DE-CHAT : petit biscuit plat, allongé, à extrémité arrondie, à pâte croquante. Des langues-de-chat.

    J’pense que tu en avais oublié un ti peu…

    Hahaha!

    lebarbareerudit

    18 mars 2010 at 22 h 23 min

    • Mais nooooon, j’allais toujours bien pas répété ton billet!!! Je te faisais part des autres…tut!

      newton

      18 mars 2010 at 23 h 00 min

      • J’en ai pas oublié, j’ai spécifié «dans sa définition de l’organe!!!» Eille. ;p

        newton

        18 mars 2010 at 23 h 01 min

  5. Oh! En passant, j’ai pas écrit ça pour rien! Y a une suite en préparation parce que j’ai une idée derrière la tête et que ce texte-ci me sert d’introduction au prochain texte où je vais aborder un sujet plus, comment dirais-je… incisif? Pas certain… en tout cas, tu vas voir.

    lebarbareerudit

    18 mars 2010 at 22 h 27 min

    • J’imagine que t’as pas écrit ça pour rien…sinon je pense que t’as trop de temps libres! C’est ça le Grand Nord. On écrit pis on fourre! 😀

      newton

      18 mars 2010 at 23 h 03 min

      • Misère… si au moins je pouvais fourrer… mais ma femme est à l’autre bout du monde pour moi, ça fait qu’il me reste ma main droite…

        lebarbareerudit

        19 mars 2010 at 6 h 51 min

        • Une chance que tu as des mitaines de laine bien chaudes! Si tu veux faire horny, achètes-toi des mitaines de cuir! En attendant…:) (Tu vois, cette binette est de mise!!)

          newton

          19 mars 2010 at 12 h 52 min

  6. […] un commentaire » Dans mon billet langage et langue, j’ai abordé de manière très superficielle les grandes lignes de ce qu’est la […]


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