Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Succès et échec (suite)

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Dans le précédent billet, la citation que j’ai mise en début d’article devait guider l’interprétation du reste du texte. Malheureusement, je me suis moi-même égaré en cour d’écriture ce qui fait que j’ai perdu de vue ce que je voulais vraiment dire.

Le fond de ma pensée est le suivant : il est impossible de ne pas avoir des idéaux, de ne pas rêver de faire une différence lorsqu’on s’investit dans une activité professionnelle ou bénévole. Nous rêvons tous de laisser notre marque, d’être reconnus pour notre contribution à améliorer une situation.

Je crois que tout ça est légitime et tout à fait sain. Donc, ce n’est pas là où le problème que je voulais souligner se situe. À mon avis, le problème vient du fait que nos idéaux seront nécessairement confrontés à la réalité et, comme le dit si bien cette citation, c’est là qu’on voit ceux qui sont capables de faire une véritable différence de ceux qui ne le sont pas.

Il faut apprendre à apprécier chaque petit pas, chaque petite victoire, et ne pas se laisser abattre par chaque recul, par chaque défaite. Il ne faut pas élever nos idéaux en dogme. Il faut garder les deux pieds bien sur terre et ne pas oublier que nous ne sommes pas seuls et que la tâche prendra du temps, beaucoup de temps, et que nous n’en verrons probablement pas les résultats.

Ed a hoché la tête: «Il faut constamment modifier sa définition du succès, ici. C’est épuisant, mais il faut le faire. Sinon, on ne peut pas dormir.»

On n’a pas le choix. Le succès est relatif. Donc, on continue de travailler même si souvent on n’en voit pas nécessairement les raisons sur-le-champ.

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Written by Le barbare érudit

29 janvier 2010 à 8 h 16 min

Publié dans Affaires scolaires

4 Réponses

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  1. Il ne faut surtout pas transformer nos idéaux en dogmes.

    Accent Grave

    Accent Grave

    29 janvier 2010 at 11 h 08 min

  2. C’est exactement ce que je veux dire.

    lebarbareerudit

    29 janvier 2010 at 19 h 38 min

  3. Il faut aussi savoir la raison profonde de pourquoi nous le faisons. Pour aider, vraiment aider? pour une certaine reconnaissance des autres? Pourquoi?

    Et c’est surement pour cela que certains sont partis. La raison profonde n’a pas été comblée et/ou la peur de non réussite, du bas taux de succès. Certains ne peuvent vivre avec des bons résultats, aussi petits soit-il. Le ratio effort/résultat est à leurs yeux innacceptables.

    Superbe billet qui me porte à réfléchir sur le vrai sens de la vie…

    demijour

    30 janvier 2010 at 10 h 38 min

  4. Je crois que de ne s’en tenir qu’a un ratio effort/résultat positif c’est faire preuve d’un grand égoïsme. Chaque victoire, aussi petite soit-elle, vaut mieux que de ne rien faire ou d’abandonner.

    lebarbareerudit

    30 janvier 2010 at 14 h 59 min


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