Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

« Qui a vraiment lu Sade? »

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Je suis abonné à la revue Québec français depuis plusieurs années. Je prends un grand plaisir à la lire puisqu’elle aborde un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la littérature. On peut ainsi y découvrir des suggestions de roman d’essais en passant par les récits et les recueils de poésie. Elle le fait aussi en proposant des dossiers fouillés sur divers thèmes qui vont de la littérature des lumières à la science-fiction en passant par le polar et la littérature québécoise.

Dans son numéro 155 de l’automne 2009, la revue aborde le thème de la littérature et de son rapport à la sexualité. On parle donc de 30 pages bien tassées qui se proposent de faire un tour d’horizon de tout ce que la littérature et la sexualité peuvent avoir à faire ensemble.

Un article a particulièrement attiré mon attention. Le titre de ce billet est d’ailleurs emprunté à cet article. Qui a vraiment lu Sade?

Je pose la question parce que j’ai vraiment lu Sade personnellement, mais je rencontre rarement des gens l’ayant fait. On entend souvent parler de sadisme comme étant le propre de la cruauté à caractère sexuel, mais qui a pris le temps de remonter à la source même de ce mot qui entra dans le lexique de la langue en 1841 (Le Robert)?

Je ne prétendrai pas avoir tout lu Sade ni même en être un spécialiste. Mais j’en ai lu suffisamment pour me faire une idée de l’œuvre. À une époque où j’étais davantage intéressé par l’aspect érotique que littéraire, j’ai quand même découvert Les 120 journées de Sodome, Les infortunes de la vertue et La philosophie dans le boudoir.

Deux choses m’ont frappé alors : la qualité de la langue et l’extrémisme des récits. Je crois que des exemples s’imposent afin de bien comprendre ce que je tente d’expliquer. Je tiens cependant à vous avertir que ce qui suit s’adresse à un public adulte et très averti. La violence et la perversion de certaines descriptions pourraient vous troubler profondément.

Commençons légèrement avec La philosophie dans le boudoir. L’extrait que j’ai choisi est loin d’être très offensant et ne sert qu’à montrer la grande maîtrise de la langue du marquis. Cette œuvre est composée d’une série de dialogue entre une jeune fille de quinze ans, Eugénie, et une libertine, Mme de Saint-Ange, son frère, un ami et le jardinier.

Eugénie se voit initier aux plaisirs de la chair par une progression successive de perversités savamment dosées. Voyons un court extrait :

Dolmancé: (Il touche à mesure, sur Mme de Saint-Ange, toutes les parties qu’il démontre.) Je commence. Je ne parlerai point de ces globes de chair: vous savez aussi bien que moi, Eugénie, que l’on les nomme indifféremment gorge, seins, tétons; leur usage est d’une grande vertu dans le plaisir; un amant les a sous les yeux en jouissant; il les caresse, il les manie, quelques-uns en forment même le siège de la jouissance et, leur membre se nichant entre les deux monts de Vénus, que la femme serre et comprime sur ce membre, au bout de quelques mouvements, certains hommes parviennent à répandre là le baume délicieux de la vie, dont l’écoulement fait tout le bonheur des libertins… Mais ce membre sur lequel il faudra disserter sans cesse, ne serait-il pas à propos, madame, d’en donner dissertation à notre écolière?
Mme de Saint-Ange: Je le crois de même.
Dolmancé: Eh bien, madame, je vais m’étendre sur ce canapé; vous vous placerez près de moi, vous vous emparerez du sujet, et vous en expliquerez vous-même les propriétés à notre jeune élève. (Dolmancé se place et Mme de Saint-Ange démontre.)
Mme de Saint-Ange: Ce sceptre de Vénus, que tu vois sous les yeux, Eugénie, est le premier agent des plaisirs en amour: on le nomme membre par excellence; il n’est pas une seule partie du corps humain dans lequel il ne s’introduise. Toujours docile aux passions de celui qui le meut, tantôt il se niche là (elle touche le con d’Eugénie): c’est sa route ordinaire… la plus usitée, mais non pas la plus agréable; recherchant un temple plus mystérieux, c’est souvent ici (elle écarte ses fesses et montre le trou de son cul) que le libertin cherche à jouir: nous reviendrons sur cette jouissance, la plus délicieuse de toutes; la bouche, le sein, les aisselles lui présentent souvent encore des autels où brûle son encens; et quel que soit enfin celui de tous les endroits qu’il préfère, on le voit, après s’être agité quelques instants, lancer une liqueur blanche et visqueuse dont l’écoulement plonge l’homme dans un délire assez vif pour lui procurer les plaisirs les plus doux qu’il puisse espérer de sa vie.

Ce qui détonne dans les écrits du marquis, c’est la facilité avec laquelle il manipule la langue pour décrire avec une précision quasi clinique l’anatomie de ces scènes érotiques. Dans cet extrait, sans jamais le nommer directement, il parvient à nous peindre un portrait exhaustif du pénis et de son usage lorsque vient le temps de jouir.

Mais cette œuvre fait figure de beaucoup de retenue si on la compare au reste des écrits de Sade. Ainsi, les choses se corsent avec Les infortunes de la vertu et tournent carrément à l’obscène la plus totale dans Les 120 journées de Sodome.

Je n’ai, d’ailleurs, jamais lu rien d’aussi dérangeant. Jamais. Cette lecture fut une épreuve non pas à cause de l’opacité d’un texte qui m’échappait, au contraire, mais parce que l’histoire elle-même transcende tout ce qui a pu être écrit en fait de récit érotique, sadique et de domination.

Il s’agit d’une œuvre inachevée. Le marquis l’ayant perdu, il n’eut pas la chance de la compléter. Elle fut retrouvée et publiée incomplète longtemps après la mort de Sade.

Le récit se présente sous la forme de quatre parties dont les titres donnent déjà le ton : les passions simples, les passions doubles, les passions criminelles et les passions meurtrières. Seule la première partie fut achevée par le marquis, ce dernier n’ayant laissé que le plan des autres parties.

À chaque partie est associée une prostituée dont le rôle est de faire la narration d’histoires toutes de plus en plus perverses au fur et à mesure que nous progressons dans le texte. Alors qu’au début les choses sont plutôt modérées, rapidement, ça se corse. À un point tel qu’il me fallait régulièrement prendre des pauses « santé mentale » en cours de lecture.

Tout y passe. Toutes les perversions possibles et imaginables y trouvent une réalisation quelconque dans ces pages. Mais toujours dans une langue absolument impeccable, un français parfaitement maîtrisé. Pour vous en convaincre, voici un court extrait de la première partie :

« Peu après, continua Duclos, nous vîmes arriver au sérail une fille d’environ trente ans, assez jolie, mais rousse comme Judas. Nous crûmes d’abord que c’était une nouvelle compagne, mais elle nous désabusa bientôt en nous disant qu’elle ne venait que pour une partie. L’homme à qui l’on destinait cette nouvelle héroïne arriva bientôt de son côté. C’était un gros financier d’assez bonne mine, et la singularité de son goût, puisque c’était à lui que l’on destinait une fille dont nul autre n’aurait sans doute voulu, cette singularité, dis je, me donna la plus grande envie d’aller les observer. A peine furent-ils dans la même chambre que la fille se mit toute nue et nous montra un corps fort blanc et très potelé. “Allons, saute, saute! lui dit le financier, échauffe-toi, tu sais très bien que je veux qu’on sue. Et voilà la rousse à cabrioler, à courir par la chambre, à sauter comme une jeune chèvre, et notre homme à l’examiner en se branlant, et tout cela sans que je puisse deviner encore le but de l’aventure. Quand la créature fut en nage, elle s’approcha du libertin, leva un bras et lui fit sentir son aisselle dont la sueur dégouttait de tous les poils. “Ah! c’est cela, c’est cela! dit notre homme en flairant avec ardeur ce bras tout gluant sous son nez, quelle odeur, comme elle me ravit!” Puis s’agenouillant devant elle, il la sentit et la respira de même dans l’intérieur du vagin et au trou du cul; mais il revenait toujours aux aisselles, soit que cette partie le flattât davantage, soit qu’il y trouvât plus de fumet; c’était toujours là que sa bouche et son nez se reportaient avec le plus d’empressement. Enfin un vit assez long, quoique peu gros, vit qu’il secouait vigoureusement depuis plus d’une heure sans aucun succès, s’avise de lever le nez. La fille se place, le financier vient par-derrière lui nicher son anchois sous l’aisselle, elle serre le bras, forme, à ce qu’il me paraît, un endroit très rétréci de ce local. Pendant ce temps-là, par l’attitude, il jouissait de la vue et de l’odeur de l’autre aisselle; il s’en empare, y fourre son grouin tout entier et décharge en léchant, dévorant cette partie qui lui donne autant de plaisir. »
«Et il fallait, dit l’évêque, que cette créature fût absolument rousse? -Absolument, dit Duclos. Ces femmes-là, vous ne l’ignorez point, monseigneur, ont dans cette partie un fumet infiniment plus violent, et le sens de l’odorat était sans doute celui qui, une fois picoté par des choses fortes, réveillait le mieux dans lui les organes du plaisir. -Soit, reprit l’évêque, mais il me semble, parbleu, que j’aurais mieux aimé sentir cette femme-là au cul que de la flairer sous les bras. -Ah, ah! dit Curval, l’un et l’autre a bien des attraits, et je vous assure que si vous en aviez tâté vous verriez que c’est très délicieux. -C’est-à-dire, monsieur le Président, dit l’évêque, que ce ragoût-là vous amuse aussi? -Mais j’en ai tâté, dit Curval, et à quelques épisodes près que j’y mêlais de plus, je vous proteste que je ne l’ai jamais fait sans qu’il m’en coûtât du foutre. -Eh bien! ces épisodes, je les devine. N’est-ce pas, reprit l’évêque, vous sentiez le cul… -Eh! bon, bon, interrompit le duc. Ne lui faites pas faire sa confession, monseigneur; il nous dirait des choses que nous ne devons pas encore entendre. Continuez, Duclos, et ne laissez pas ces causeurs-là aller ainsi sur vos brisées. »

Encore une fois, vous remarquerez à quel point la langue est précise et juste. Ces descriptions ne laissent aucun doute sur la nature des actions et il est d’autant plus facile de s’imaginer la scène. C’est probablement là la plus grande force du marquis.

Les liens tout au long de ce court billet vous permettront de poursuivre votre recherche sur Sade si le cœur vous en dit. Entre autres, comme l’ensemble de l’œuvre de Sade est du domaine public, j’ai aussi mis les liens vers les textes auxquels je fais référence. Si vous vous sentez le cœur solide, n’hésitez pas à le faire et découvrez cet auteur unique qui a laissé sa trace dans langue comme aucun autre avant et depuis.

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Written by Le barbare érudit

26 novembre 2009 à 22 h 14 min

Publié dans Littérature

40 Réponses

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  1. Ici! Oui, moi…pas toute l’oeuvre j’avoue mais mon prof de Psycho du sexe au Cegep avait eu la bonne (ou l’infâme, c’est selon) de nous faire lire la première partie des 120 journées de Sodome…mettons qu’à l’heure « pré-internet », les petits cégépiens que nous étions à l’époque avions été…euhmmm…comment dire…brusqués? lol

    Mais mettons qu’une petite heure de recherche sur Internet ferait probablement sourciller même notre cher Marquis. Du moins, côté perversions…parce que côté littéraire, c’est effectivement génial.

    Je me souviens particulièrement d’un bout où un gars avait gagé qu’il pouvait caller 4 bouteilles de vin
    à lui tout seul…le tout, en se faisant farouchement sodomiser! L’ancêtre des sommeliers? lol

    frankybgood

    26 novembre 2009 at 22 h 42 min

    • Crois-moi. Le bon marquis ne sourcillerait pas du tout. J’ai lu Les 120 journées au complet et il n’y a rien qui arrive à la cheville de ça.

      lebarbareerudit

      26 novembre 2009 at 22 h 49 min

      • J’veux pas en faire un concours…mais j’te dis, tout ce dont il parle se retrouve maintenant sur Internet. Name it, it’s there!

        frankybgood

        26 novembre 2009 at 23 h 00 min

      • Extrait (la dernière perversion dans son bouquin) :
        « 148. La dernière. (Vérifiez pourquoi ces deux manquent, tout y était sur les brouillons.) Le grand seigneur qui se livre à la dernière passion que nous désignerons sous le nom de l’enfer a été cité quatre fois: c’est le dernier du 29 novembre de Duclos, c’est celui de Champville qui ne dépucelle qu’à neuf ans, celui de Martaine qui dépucelle en cul à trois ans, et celui dont Desgranges a elle-même parlé un peu plus haut (Vérifiez où). C’est un homme de quarante ans, d’une taille énorme, et membré comme un mulet; son vit a près de neuf pouces de tour sur un pied de long. Il est très riche, très grand seigneur, très dur et très cruel. Pour cette passion-ci, il a une maison à l’extrémité de Paris, extrêmement isolée. L’appartement où se passe sa volupté est un grand salon fort simple, mais rembourré et matelassé de partout; une grande croisée est la seule ouverture qu’on voie à cette chambre; elle donne sur un vaste souterrain à vingt pieds au-dessous du sol du salon ou il se tient, et, sous la croisée, sont des matelas qui reçoivent les filles à mesure qu’il les jette dans ce caveau, à la description duquel nous reviendrons tout à l’heure. Il lui faut quinze filles pour cette partie, et toutes entre quinze et dix-sept ans, ni au-dessus ni au-dessous. Six maquerelles sont employées dans Paris, et douze dans les provinces, à lui chercher tout ce qu’il est possible de trouver de plus charmant dans cet âge, et on les réunit en pépinière, à mesure qu’on les trouve, dans un couvent de campagne dont il est le maître; et de là se tirent les quinze sujets pour sa passion qui s’exécute régulièrement tous les quinze jours. Il examine lui-même, la veille, les sujets; le moindre défaut les fait réformer: il veut qu’elles soient absolument des modèles de beauté. Elles arrivent, conduites par une maquerelle, et demeurent dans une chambre voisine de son salon de volupté. On les lui fait voir d’abord dans cette première pièce, toutes les quinze nues; il les touche, il les manie, il les examine, les suce sur la bouche, et les fait toutes chier l’une après l’autre dans sa bouche, mais il n’avale pas. Cette première opération faite avec un sérieux effrayant, il les marque toutes sur l’épaule avec un fer rouge au numéro de l’ordre dans lequel il veut qu’on les lui fasse passer. Cela fait, il passe seul dans son salon, et reste un instant seul, sans qu’on sache à quoi il emploie ce moment de solitude. Ensuite, il frappe; on lui jette la fille numérotée 1, mais jette, exactement: la maquerelle la lui lance, et il la reçoit dans ses bras; elle est nue. Il ferme sa porte, prend des verges, et commence à fouetter sur le cul; cela fait, il la sodomise de son vit énorme, et n’a jamais besoin d’aide. Il ne décharge point. Il retire son vit bandant, reprend les verges et fouette la fille sur le dos, les cuisses, par-devant et par-derrière, puis il la recouche et la dépucelle par-devant; ensuite, il reprend les verges et la fouette à tour de bras sur la gorge, puis il lui saisit les deux seins et les lui pétrit tant qu’il a de force. Cela fait, il fait six blessures, avec une alêne, dans les chairs, dont une sur chaque téton meurtri. Ensuite, il ouvre la croisée qui donne sur le souterrain, place la fille droite lui tournant le cul, et presque au milieu du salon en face de la croisée; de là, il lui donne un coup de pied dans le cul, si violent qu’il la fait passer par la croisée, où elle va tomber sur les matelas. Mais avant de les précipiter ainsi, il leur passe un ruban au col, et ce ruban qui signifie un supplice est analogue à celui auquel il s’imagine qu’elles seront le plus propres, ou qui deviendra le plus voluptueux à infliger, et il est inouï comme il a le tact et la connaissance de cela. Toutes les filles passent ainsi, l’une près l’autre, et toutes subissent absolument la même cérémonie, de façon qu’il a trente pucelages dans sa journée, et tout cela sans répandre une goutte de foutre. Le caveau où les filles tombent est garni de quinze différents assortiments de supplices effroyables, et un bourreau, sous le masque et l’emblème d’un démon, préside à chaque supplice, vêtu de la couleur affectée à ce supplice. Le ruban que la fille a au col répond à une des couleurs affectées à ces supplices et dès qu’elle tombe, le bourreau de cette couleur s’empare d’elle et la mène au supplice où il préside; mais on ne commence à les y appliquer toutes qu’à la chute de la quinzième fille. Dès que celle-ci est tombée, notre homme, dans un état furieux, qui a pris trente pucelages sans décharger, descend presque nu et le vit collé contre son ventre dans cet infernal repaire. Alors tout est en train et tous les tourments agissent, et agissent à la fois.
        1. Le premier supplice est une roue sur laquelle est la fille, et qui tourne sans cesse en effleurant un cercle garni de lames de rasoir où la malheureuse s’égratigne et se coupe en tous les sens à chaque tour; mais comme elle n’est qu’effleurée, elle tourne au moins deux heures avant que de mourir. 2. La fille est couchée à deux pouces d’une plaque rouge qui fond lentement. 3. Elle est fixée par le croupion sur une pièce de fer brûlant, et chacun de ses membres contourné dans une dislocation épouvantable. 4. Les quatre membres attachés à quatre ressorts qui s’éloignent peu à peu et les tiraillent lentement, jusqu’à ce qu’enfin ils se détachent et que le tronc tombe dans un brasier. 5. Une cloche de fer rouge lui sert de bonnet sans appuyer, de manière que sa cervelle fond lentement et que sa tête grille en détail. 6. Elle est enchaînée dans une cuve d’huile bouillante. 7. Exposée droite à une machine qui lui lance six fois par minute un trait piquant dans le corps, et toujours à une place nouvelle; la machine ne s’arrête que quand elle en est couverte. 8. Les pieds dans une fournaise, et une masse de plomb sur sa tête l’abaisse peu à peu, à mesure qu’elle se brûle. 9. Son bourreau la pique à tout instant avec un fer rouge; elle est liée devant lui; il blesse ainsi peu à peu tout le corps en détail. 10. Elle est enchaînée à un pilier sous un globe de verre et vingt serpents affamés la dévorent en détail toute vive. 11. Elle est pendue par une main avec deux boulets de canon aux pieds; si elle tombe, c’est dans une fournaise. 12. Elle est empalée par la bouche, les pieds en l’air; un déluge de flammèches ardentes lui tombe à tout instant sur le corps. 13. Les nerfs retirés du corps et liés à des cordons qui les allongent; et, pendant ce temps-là, on les larde avec des pointes de fer brûlantes. 14. Tour à tour tenaillée et fouettée sur le con et le cul avec des martinets de fer à molettes d’acier rougies, et, de temps en temps, égratignée avec des ongles de fer ardents. 15. Elle est empoisonnée d’une drogue qui lui brûle et déchire les entrailles, qui lui donne des convulsions épouvantables, lui fait pousser des hurlements affreux, et ne doit la faire mourir que la dernière; ce supplice est un des plus terribles.
        Le scélérat se promène dans son caveau aussitôt qu’il est descendu; il examine un quart d’heure chaque supplice, en blasphémant comme un damné et en accablant la patiente d’invectives. Quand à la fin il n’en peut plus, et que son foutre, captivé si longtemps, est prêt à s’échapper, il se jette dans un fauteuil d’où il peut observer tous les supplices. Deux des bourreaux l’approchent, montrent leur cul et le branlent, et il perd son foutre en jetant des hurlements qui couvrent totalement ceux des quinze patientes. Cela fait, il sort; on donne le coup de grâce à celles qui ne sont pas encore mortes, on enterre leurs corps, et tout est dit pour la quinzaine. »

        lebarbareerudit

        26 novembre 2009 at 23 h 04 min

  2. Donne pas ça à Eli Roth, il va en faire Hostel 3 🙂

    frankybgood

    26 novembre 2009 at 23 h 21 min

  3. Je n’ai pas la prétention d’avoir vraiment lu Sade, je me suis contentée de La philosophie dans le boudoir. À lire les extraits que tu as ajoutés à ton billet, je crois que je vais en demeurer là, ayant terminé depuis longtemps mes lectures obligatoires au Cégep 😛

    Lionne

    27 novembre 2009 at 0 h 07 min

    • Le marquis de Sade a probablement écrit les plus épouvantables fantasmes qu’on se peut imaginer. C’est une lecture difficile.

      Je crois cependant qu’il n’est pas inutile de l’avoir lu. Nous sommes alors en mesure de nous faire notre propre idée de ce que représente ses écrits sans avoir à nous fier à ce qu’on nous en raconte.

      lebarbareerudit

      27 novembre 2009 at 7 h 06 min

  4. Excellent billet! Celui-là et les autres. J’aime ce qu’on peut lire ici et je reviendrai. Cela dit, même si je peux en admettre le talent littéraire, je n’aime pas le dernier extrait cité les commentaires ci-haut, que j’ai pourtant lu jusqu’au bout.

    Holland

    27 novembre 2009 at 8 h 39 min

    • Merci pour ce compliment.

      En effet, Sade n’est pas des plus reposant à lire. L’extrait que j’ai cité dans les commentaires est probablement l’exemple le plus extrême que je pouvais trouver de Sade pour expliquer que ce dernier ne connaissait justement pas de limite.

      Je ne recommande pas la lecture de Sade à tous. Il laisse souvent un arrière goût assez désagréable en bouche.

      lebarbareerudit

      27 novembre 2009 at 8 h 54 min

  5. J’étais jeune, ma rencontre avec Sade a marqué mon adolescence.

    Pas lu les 120 jours encore par contre. Je le ferai un moment donné avant de mourir. 😉

    Cannelle

    27 novembre 2009 at 11 h 25 min

    • Q : est-on moralement assez fort à l’adolescence pour lire et apprécier Sade à sa juste valeur?

      lebarbareerudit

      27 novembre 2009 at 12 h 01 min

      • Je crois que oui. J’avais lu avant, je sentais que j’étais rendue là, on ne me l’a pas fait lire de force.

        Cannelle

        27 novembre 2009 at 20 h 48 min

      • Ma question était sincère. Je crois que certains individus n’auront jamais la maturité nécessaire pour lire une telle œuvre alors que d’autres en seront capable dès leur adolescence.

        lebarbareerudit

        27 novembre 2009 at 20 h 52 min

  6. J’ai lu les trois bouquins de Sade que tu évoques à l’université dans un cours sur le roman érotique. Bon, ok., j’avoue que j’ai abandonné les 120 journées… Trop, c’est trop! Et j’ai aussi abandonné le film de Passolini en cours de route. Passons.

    Maintenant que j’enseigne, je mets parfois Sade au programme (justement cette session d’ailleurs) lorsque le cours s’y prête, mais j’ai choisi son recueil de nouvelles le plus «chaste» dans la forme: Les Crimes de l’amour. Dans ce livre, le langage n’est jamais cru et il y a même une sorte de «morale» à la fin de chaque nouvelle (certains disent que ce fut la manière de Sade de déjouer la censure). Le fort contraste entre ce qu’il raconte (scènes de cruauté sans entraves) et sa manière d’écrire (rigueur classique jamais perturbée par le propos) est vraiment intéressant. Le style est poli, mais le propos est cruel. Ex.: dans «Eugénie de Franval», un père élève sa fille pour en faire son esclave sexuelle. La langue de Sade est d’une grande beauté dans ce texte. Jamais il n’est cru ou obscène et son style est extraordinaire. La langue est tellement belle que mes étudiants s’y laissent prendre et, au premier abord, ils ont de la difficulté à percevoir toute la perversité du contenu. Ils me disent «ah, c’est rien que ça, Sade ?!», un peu déçus. Après, quand je travaille les textes avec eux et qu’ils comprennent à quel point le contenu est lourd de dépravation, ils sont tout étonnés. Jette un œil sur Les Crimes de l’amour lorsque tu en auras l’occasion et tu m’en reparleras.

    Hortensia

    27 novembre 2009 at 11 h 49 min

    • Je cours le chercher sur le net dès maintenant!

      Ton histoire me rappelle ma propre expérience avec la poésie. À des élèves de troisième secondaire, j’ai présenté le poème « À une charogne » de Baudelaire. Au début, les élèves ne voyait trop trop l’intérêt. C’est là que j’ai commencé à leur expliquer en détail le sens des mots employés, les bras battant l’air et me servant du tableau pour y dessiner des formes (« Les jambes en l’air comme une femme lubrique »).

      Les yeux des élèves! Il fallait voir leur regard ahuri!

      Mais surtout, c’est le lendemain où j’ai été le plus fier lorsque je vis une élève avec « Les fleurs du mal » à la main.

      lebarbareerudit

      27 novembre 2009 at 12 h 05 min

  7. j’ai vraiment lu sade , j’ai commencer par les 120 jours de Sodomes et ensuite j’ai enchainer toute la collection côté dépravation humaine c’était le roi et on voit qu’on a rien inventé de nos jours .C’est pendant ma phase Bukowski ça allait de pair .

    Cath

    27 novembre 2009 at 12 h 30 min

    • Tu as commencé avec le plus « hard », c’est bien. J’imagine que la suite des choses n’en été que plus facile.

      lebarbareerudit

      27 novembre 2009 at 16 h 47 min

  8. Avec les 120 journées, Sade aboutit vraiment à une impasse. En effet, comment peut-il aller plus loin maintenant dans la perversion? Après avoir découpé des membres dans un sens puis, par la suite, dans l’autre, après avoir mangé de la merde, etc. que reste-t-il de plus pervers, que reste-il à réaliser? On est rendu au bout. Ainsi, on peut, par un écoeurement de la perversion, revenir à un sain romantisme? Selon moi, c’est l’évidence que la perversion a besoin de limites, malgré notre désir en imagination de toujours aller plus loin dans la déchéance. Il y a une limite à la déchéance, et elle n’est pas excitante, ce qui est en contradiction avec le summum de l’excitation que l’on voudrait atteindre.

    Mâle Commode

    27 novembre 2009 at 13 h 10 min

    • Je trouve ta réflexion très intéressante. Mon intérêt pour l’œuvre est davantage tourné vers l’aspect littéraire : la beauté du texte, l’utilisation du langage, la forme, les figures de style, etc.

      Tu amènes une réflexion qui touche à la philosophie derrière un tel récit, au sens profond que soulève l’œuvre lorsqu’on la met en face d’elle-même. Mais une question demeure à laquelle le marquis ne répond pas : pourquoi ressent-on le besoin d’explorer les limites de la perversion?

      lebarbareerudit

      27 novembre 2009 at 16 h 58 min

      • Ah ça, bonne question. Mais personnellement, je ne ressens pas le besoin d’explorer la perversion ou ses limites. J’aime voir des femmes se faire fouetter les fesses jusqu’au sang et des hommes manger la merde qui sort d’un beau trou de cul de femme jolie, mais bien entendu, c’est dans le cadre strict du consentement que tout cela se fait. Autrement, je n’ai aucun plaisir à regarder une personne souffrir contre son gré. J’éprouve même de la pitié et de l’écoeurement lorsque la personne qui domine y va trop fort. Bien sûr, je m’imagine parfois dominé, parfois dominant, mais tout cela appartient à l’imaginaire et sert de stimulant à la vie sexuelle. Je n’ai aucun désir de réaliser ces fantasmes, mais ils m’excitent quand même. Comment comprendre tout cela?

        Mâle Commode

        27 novembre 2009 at 19 h 40 min

      • La psyché humaine est fort probablement une machine bien imparfaite, pleine de trous et de mauvaise connexions. Alors qu’il existe des images extrêmes en mesure de nous exciter sachant que le consentement est implicite, dès lors qu’on transgresse certaines limites connues de nous seul, on sort du cadre fantasmatique et on sombre dans l’abus.

        Mais je ne peux m’empêcher de penser à ces hypocrites (surtout les religieux fondamentalistes) qui d’un côté prêchent et condamnent une chose, et de l’autre la pratique en toute impunité. Les prêtres pédophiles, les homosexuels refoulés, les masochistes de dieu me viennent tous à l’esprit spontanément.

        lebarbareerudit

        27 novembre 2009 at 21 h 08 min

  9. Si manger de la merde et découper des membres devient une routine, ce n’est plus une «perversion». C’est ça le problème.

    Mâle Commode

    27 novembre 2009 at 13 h 12 min

  10. En passant, je me suis inscrit sur HotPawn, on pourra jouer des blitz si ça te tente. C’est loin de Chessbase, mais bon, on va s’habituer, jusqu’à ce que je me réinscrive à l’autre site.

    Mâle Commode

    27 novembre 2009 at 13 h 39 min

  11. La maso :-« Fais-moi mal ! »
    Le sado :-« Noooooooooon ! »

    Bozappa

    27 novembre 2009 at 18 h 25 min

  12. Comment peut-on, comme parent et/ou enseignant(e) laisser lire Sade par des ados? Il y a un gros manque de jugeotte de la part de ces adultes.

    simpledream

    28 novembre 2009 at 0 h 06 min

    • On a interdit les livres de Sade, n’en revenons pas là, je vous en prie.

      Cannelle

      28 novembre 2009 at 11 h 03 min

    • J’étais en quatrième année du primaire lorsque j’ai lu Emmanuelle. Ma mère possédait le livre qu’elle avait tenté de cacher dans la bibliothèque du salon derrière d’autres livres insignifiants dont j’ai oublié les titres. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Nous vivions à l’époque à St-Eustache. Lorsque je revenais de l’école ou que ma mère était absente, je me précipitais pour en lire des bouts. Il y avait aussi des illustrations dans le livre. J’étais très curieux et excité par ce que j’y lisais et je découvrais ma propre sexualité.

      Je vous raconte ça parce que je veux que vous compreniez que jamais ma mère ne m’aurait laissé lire ce livre volontairement, pas plus que je ne laisserais lire Sade à ma fille. Je le faisais en cachette, dans son dos, sans qu’elle ne s’en aperçoive. Je suis pas mal convaincu qu’encore aujourd’hui, elle ignore ce fait.

      Il est tout à fait normal que les jeunes et les ados explorent leur sexualité et ils le feront malgré nous. À moins de les tenir sous haute surveillance 24 h par jour, et encore là!, je ne crois pas qu’il soit possible de tout contrôler ce qu’ils font, ce qu’ils lisent, ce qu’ils regardent.

      D’autant plus qu’avec internet, il est maintenant tellement facile d’avoir accès à la pornographie qu’il est bien naïf le parent croyant son enfant à l’abri d’une telle chose. C’est pourquoi je préfère de loin la voix de l’éducation et de l’accompagnement. Je préfère éduquer et accompagner ma fille dans son cheminement que de fermer les yeux et de tenter de la censurer.

      lebarbareerudit

      28 novembre 2009 at 13 h 13 min

    • Comment oser dire de tels mots, encore, à notre époque ?
      Sachant que ce n’est pas comme s’ils arrivaient tout nus tout roses tout purs et immaculés dans cette vie. Les images leur donne une vision bien plus terrible de ce que peut être la sexualité. La fausse. La manipulée.
      La lecture des oeuvres de D.A.F de Sade à l’adolescence peut agir comme un électro choc, dans les deux sens, bon ou mauvais.
      Il ne faut pas être aussi catégorique. Ce n’est qu’une question de dosage, de justesse, de délicatesse. De présenter ses écrits avec subtilité et non vulgairement. Après, il faut utiliser son instinct, ses ressentis, être capable de savoir, si oui ou non, la réceptivité est possible envers l’autre. Histoire, de ne pas le choquer, bouleverser, retourner.
      Car, oui, il fut un esprit libre, brisa les conventions et tordit la morale d’une manière excessive.
      Néanmoins, le lire à nos jeunes âges apporte, beaucoup. Quoique tu puisses en penser.
      Si, il n’aurait pas croiser mon chemin, à mon éclosion, jamais, je ne serais devenue ce que je suis. Il m’a poussée. Vers, une certaine liberté, libérée d’une emprise.
      Un apprentissage.
      Et ça, ça, je l’en remercie.

      Iulius

      26 février 2012 at 6 h 08 min

  13. J’ai dédié le titre de mon blog à Sade.

    L’avoir rencontré à cette époque, je serais surement tombée amoureuse de lui! 😉

    labellebanane

    28 novembre 2009 at 20 h 02 min

    • Je ne sais pas s’il était vraiment « aimable ». Il n’a pas eu très bonne réputation et il a passé au moins 13 ans de sa vie en prison.

      J’avais remarqué cette dédicace.

      lebarbareerudit

      28 novembre 2009 at 20 h 06 min

      • 30 ans de sa vie en prison, plutôt. Penchez-vous d’avantage sur la personne qu’il pût être, que sur ses écrits, et vous aurez dans doutes une idée un peu plus précise sur son « amabilité »…

        Zephirah

        6 août 2014 at 21 h 36 min

  14. j’ai presque tout lu obligé par mes cours de lettres modernes (si si!) à la fac de caen

    1/ il faut savoir qu’il a passé beaucoup de temps en prison et que nombre de fantasmes sont liés à ces temps.

    2/ un(e) adolescent(e) ne peut pas comprendre ces textes. il n’est pas construit psychologiquement ou fantasme sur des images, scènes qui le/la dépassent.

    des étudiants de 21 ans avaient du mal à comprendre certaines scènes… voyaient des paraboles partout! il fallait leur expliquer que non! c’était texto le sens..

    3/ nombre de ces textes ont été brûlés avant d’être édités.

    4/ il était vraiment blindé de la tête….

    5/ il n’est plus vraiment lu… en France

    unouveaucompte

    29 novembre 2009 at 12 h 47 min

  15. Barbare,

    J’ai lu Sade au cégep. Particulier. J’en garde peu de souvenirs, peut-être parce que j’étais trop bêta…

    Aujourd’hui, on s’offusque moins du récit. En effet, on trouve tout cela sur Internet. Mais c’est la façon de le dire, de l’écrire qui confère une valeur incroyable au texte.

    Pour ma part, je suis déjà tombé sur une élève du secondaire qui lisait La philosophie dans le boudoir. Je lui ai souligné le caractère particulier de l’oeuvre et j’en suis resté là. Je n’ai pas à interdire des lectures, mais à les guider. Je ne pourrais pas contrôler un élève qui a décidé une chose, seulement l’accompagner.

    Je me souviens d’avoir d’avoir travaillé dans un cinéma qui présentait Sodome de Passolini. La salle se vidait rapidement, inutile de le dire. Faut-il s’étonner de la triste fin de ce cinéaste?

    Le professeur masqué

    29 novembre 2009 at 18 h 35 min

    • Pasolini voulait dénoncer la société de consommation via ce film. Il voulait provoquer une réaction. Il a réussi, c’est le moins que l’on puisse dire.

      Je suis tout à fait d’accord avec le fait que nous ne sommes pas là pour jouer le rôle de censeur auprès des élèves. Les accompagner, voilà, à mon avis, la seule façon d’agir en pareille circonstance.

      lebarbareerudit

      30 novembre 2009 at 7 h 22 min

  16. Tiens, un autre Waterloo pour moi.

    On s’enlace, mais rapidement on s’en lasse !!!

    Missmath

    30 novembre 2009 at 17 h 56 min

  17. Sade était un monstre, ces écrits sont le témoignage de ses expériences vécues, sachez-le.
    Il fut le complice de bien de barbares comme lui dans leur folie meurtrière.
    Viols d’enfants et d’adultes, tortures, assassinats !
    Hélas, la société actuelle vit encore largement dans le déni de tels crimes, dés lors qu’ils sont commis par des nantis et Sade jouit encore malheureusement d’une image de sainteté, à lire certains propos ici ou là sur internet ou ailleurs.
    Mais cela aurait-il été de même pour un certain dénommé Marc Dutroux s’il avait été particulièrement doué en langue française ?
    Il faut remettre Sade à sa place.
    Et puis des génies sains d’esprit en littérature il en existe ne vous en déplaise.
    Sade n’est en rien indispensable.

    PS : Les deux chroniqueurs de l’émission ONPC, le journaliste Eric Zemmour (extremiste de droite) et le journaliste Aymeric Caron (gauchiste et pseudo humaniste) justifient tous deux le viol.
    Le premier, si le crime est commis par, je cite :  » des hommes civilisés » et le second le viol, la torture et l’assassinat si les victimes sont des prostituées. À savoir que ce dernier à ouvertement déclaré être un fan de Sade ! Ceci expliquant peut-être cela.

    Citoyen

    14 septembre 2014 at 8 h 29 min

    • Une personne saine d’esprit ne peut pas lire Sade sans être choqué, révolté et extrêmement mal à l’aise. Un « jeune » peut-être moins. J’étais moi-même moins « consciente » il y a quel quelques années et je recherchais sans cesse de nouvelles sensations fortes. Aujourd’hui j’ai beaucoup plus de mal.. Lire Sade à 18 ans n’est pas la même chose qu’à 25. Et lorsque je pose la question autour de moi, très peu de personnes ont lu Sade, et pour ceux qui l’ont lu, c’était de leur propre chef, par curiosité. Et rarement en allant au bout, surtout lorsqu’il s’agit de Sodome.
      Sade est loin d’être un indispensable et n’est pas enseigné (à ma connaissance) dans les lycées. Et dans le supérieur, parfois.. Mais pas tant que cela. Même en Lettres modernes. Je trouve d’ailleurs assez contestable le fait de faire lire de telles oeuvres à vos élèves… Les proposer, oui, mais rassurez-moi, vous ne les y obligez pas ? C’est peut-être votre came, mais ce n’est pas celle de tout le monde. On est tous différents et certaines personnes ne supportent pas de lire de telles choses. On n’oblige pas quel quelqu’un à regarder un film d’horreur ou à monter dans un manège qui fait peur, non ?
      J’ose au moins espérer que vous êtes enseignants dans le supérieur XD

      Je n’étais pas au courant pour Zemmour et Caron… Sans commentaires. Ces mecs devraient être enfermés pour avoir tenu de tels propos.

      Zéphirah

      29 mai 2015 at 18 h 18 min


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