Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Sexe solitaire

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Hier, j’étais seul. Ce soir, je le suis davantage. Mais j’ai pris mes précautions. J’ai sorti une superbe bouteille de Laphroaig Quarter Cask

Laphroaig Quarter Cask

C’est un scotch très typé, presque autant que le Laphroaig 10 ans. Son nez, iodé et plein de tourbe, rappelle vaguement l’odeur de l’hôpital. En bouche, il est riche, enveloppant avec des arômes fins d’épices, un peu d’agrumes, mais surtout, le salin de la mer. Il est long, infiniment long. On garde le goût de ce nectar pendant de longues secondes. On dirait qu’il colle à l’intérieur de notre cavité orale pour notre plus grand plaisir.

Si je compare à une tequila, c’est immense. D’une grande complexité, alors que la tequila demeure très unidimensionnelle. Ce sont deux alcools à apprécier différemment. Et ce soir, je suis scotch, pas tequila.

Ce qui m’amène naturellement à vous parler de la masturbation. Parce qu’hier j’annonçais une soirée solitaire, sexe déviant et alcool, mais j’ai tu le sexe déviant. Je me reprends donc ce soir.

Pas qu’il y ait quoi que ce soit de déviant dans la masturbation. Je veux dire, honnêtement, tout le monde la pratique, surtout ceux (et celles) qui s’en défendent avec le plus de véhémences. C’est dans la manière de le pratiquer que la déviance apparaît. Par exemple, ce gars, dont je tairai le nom, mais qui se reconnaîtra sans aucun doute étant donné les circonstances un peu malheureuses qui l’ont mené dans cette étrange situation, donc, ce gars, n’en pouvant plus de se retenir et devant le plus rapidement en arriver à l’exécution de l’acte dont il est question maintenant, entreprit de requérir les services d’un chiot non sevré et affamé par sa chienne de mère afin de satisfaire, à lui ses envies et au chiot, sa faim, mais qui réalisa trop tard, maintenant que la petite bête était bien fixée à son appendice, que la taille des dents de la mâchoire du molosse potentiel était proportionnelle à la taille de la petite chose, d’autant plus que, n’ayant pas encore eu la chance de les user à l’usage, conservaient une capacité étonnante de pénétrer la chair fort délicate du membre du malheureux.

Il ne recommença pas l’expérience.

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Written by Le barbare érudit

17 octobre 2009 à 20 h 51 min

Publié dans Général

16 Réponses

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  1. Ça doit être bon ça, fumé? Combien d’années?

    Mâle Commode

    17 octobre 2009 at 21 h 46 min

    • Le goût de fumé est assez prononcé. La tourbe, mais surtout l’iode. Il n’y a pas de mention d’âge. Au pif, comme ça, ça doit tourner autour du 10 ans. Si tu ne connais pas les Laphroaig, j’aimerais te dire que c’est une expérience remarquable et c’est vraiment une affaire d’amour/haine. Ce scotch ne laisse personne indifférent. Soit tu aimes, et si tu aimes, tu aimes vraiment, soit tu hais, et si tu hais, tu hais vraiment. Il n’est présentement pas disponible à la SAQ, mais ils en ont à la LCBO en Ontario.

      lebarbareerudit

      17 octobre 2009 at 21 h 56 min

      • Je vais finir par essayer un jour; les seuls fumés que je connais c’est le Bowmore et le Lagavulin. J’ai à mon actif, ou plutôt à mon dégustatif, 5 bouteilles de Lagavulin dont 2 sont «double vieillissement», et 3 Glenfiddich 18 ans que j’aime encore beaucoup.

        Mâle Commode

        17 octobre 2009 at 22 h 46 min

  2. Moi c’est l’odeur d’hôpital dont je suis pas trop sûre…
    😀

    Galadriel

    17 octobre 2009 at 22 h 20 min

    • Le Quarter Cask est franchement moins pire de ce côté que le 10 ans qui, lui, rappelle vraiment l’hôpital et le sirop Lambert.

      lebarbareerudit

      17 octobre 2009 at 22 h 23 min

      • Mouhahahahahaha du sirop Lambert!!!
        Mhmmm je crois que je vais m’en tenir au vin rouge 😆

        Galadriel

        17 octobre 2009 at 22 h 37 min

  3. T’as pas grand chose à perdre de l’essayer. Tu vas à l’ïle Noire, sur Ontario, et tu t’en prends un demi verre, histoire de voir ce que ça donne. Prends le temps de bien le humer avant d’en prendre une bonne lampée.

    lebarbareerudit

    17 octobre 2009 at 22 h 40 min

  4. Mon cher Mâle Commode, j’ai goûté à pas mal de scotch et mes préférés sont le Laphroaig 10 ans, le plus différent de tous les scotchs, le Talisker, le The Balvenie Double Wood et le Macallan. Personnellement, le Bowmore, pas capable. Je ne sais pas pourquoi, mais ça rentre pas. Vraiment pas.

    Peut-être mon expérience la plus particulière, c’est le Glenmorangie Le Nectar D’Or, un scotch dans la série des « Wood Finish » de Glenmorangie. Pour ce dernier, les créateurs chez Glenmorangie ont choisi de terminer la maturation de leur scotch dans des barriques qui ont servi à faire du Sauterne. Ça donne un scotch léger mais d’une immense complexité qui n’est pas sans rappeler un cognac ou un armagnac. C’est très, très particulier.

    lebarbareerudit

    17 octobre 2009 at 22 h 55 min

    • Le Balvenie Double Wood, j’aimais beaucoup au début, j’en ai bu trois bouteilles puis je me suis vraiment écoeuré du petit arrière-goût sucré. Le Bowmore est le seul qui a survécu pour moi disons, en ce qui concerne les scotchs à moins de 60$. Il est très fumé, cendré même et il ne tombe pas sur le coeur. Quand j’avais pas les moyens de me payer un Lagav et que j’avais une réelle envie de fumée je prenais ça, ça fait quand même la job. Je vais probablement essayer, quand j’en aurai les moyens, le Bowmore 18 ans ou autre chose, mais je ne réessaierai jamais un 12 ans peu importe la marque, vaut mieux mettre 50$ de plus et avoir du vrai bon stock.

      Mâle Commode

      17 octobre 2009 at 23 h 12 min

  5. Ce que j’aime le plus du Balvenie Double Wood, c’est que, à mon humble avis, c’est peut-être le meilleur scotch pour introduire quelqu’un à l’univers des Single Malts. Il est facile, pas agressant, une certaine finesse.

    Ceci dit, je te recommande quand même d’essayer un Laphroaig, idéalement un 10 ans (quasiment introuvable) ou un Quarter Cask. Je crois que tu pourrais apprécier. C’est un scotch qui n’est absolument pas sucré. C’est plutôt tout le contraire.

    lebarbareerudit

    17 octobre 2009 at 23 h 21 min

  6. Dès que je peux mettre la main dessus j’essaie. Ça passe pas souvent à la SAQ.

    Mâle Commode

    17 octobre 2009 at 23 h 46 min

    • C’est plus facile en Ontario. Ils en ont à la LCBO. Si jamais tu y vas, ou si tu connais quelqu’un qui y va.

      lebarbareerudit

      17 octobre 2009 at 23 h 47 min

  7. «Ce sont deux alcools à apprécier différemment. Et ce soir, je suis scotch, pas tequila.

    Ce qui m’amène naturellement à vous parler de la masturbation.»

    C’est normal que je me suis étouffé de rire hein?

    Drew

    18 octobre 2009 at 10 h 54 min

  8. Je ne sais pas comment ça je ne l’ai pas vu passer celui-là, mais même en retard mon appréciation de ton texte est valable? Surtout que je viens de finir une longue, mais tellement belle journée à faire des rénovations dans ma maison puis qu’un maudit bel électricien vient juste de partir. Moi regarder les fesses d’un esti beau mâle aux électrolyses aiguiser monter et descendre de l’escabeau toute la journée, j’ai pas le choix. Je dois inévitablement finir ça avec un délectable bouillon fruité et alcoolisé tout en me branlant…

    mon'oncle ti-guy

    28 novembre 2009 at 18 h 02 min

    • L’important, c’est que tu l’aies trouvé. Maintenant, apprécie les joies du plaisir solitaire et branle-toi à profusion en te remémorant cet électricien qui t’a allumé!

      lebarbareerudit

      28 novembre 2009 at 19 h 32 min


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