Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Le cinéma

leave a comment »

J’adore le cinéma. J’en mange. Tenez : à l’école, j’ai monté un projet de dévédéthèque qui compte maintenant plus de 400 films, tous des oeuvres importantes dans l’histoire du cinéma. Tout ça pour le plus grand bénéfice de l’école.

Alors qu’au début, comme beaucoup d’autres, je ne m’intéressais qu’au cinéma hollywoodien, avec ses super vedettes, son glamour, ses paillettes, les paparazzis, les extravagances et j’en passe, surtout parce qu’il était plus facilement accessible. Je n’avais qu’à allumer le téléviseur pour y découvrir ces images animées, ces histoires et ces stars. Le cinéma, pour moi, c’était Hollywood. C’était l’Amérique.

Aujourd’hui, c’est le monde qui s’offre à nous. Grâce à zip, c’est à plus de 50000 titres que j’ai accès, de films de tout temps, toute époque, tout genre. Une véritable manne. J’ai ainsi pu découvrir le cinéma asiatique, européen, africain, australien; le cinéma de la Corée du Sud, de l’Inde, de la Russie, de la Chine, de la Bosnie. J’ai vu des films en croate, en suédois, en italien.

Et chaque fois, c’est découvrir non seulement une vision, mais aussi une culture, une façon de faire, une vie qui peut nous être à la fois très près malgré la distance qui nous sépare, ou très loin.

Le cinéma est merveilleux.

Là où ça ne marche pas pour moi, c’est lorsqu’on tombe dans le « star-system ». Pas capable. Vraiment. S’il y a une chose qui ne m’intéresse pas, une chose qui me pue au nez, c’est bien de connaître la vie intime des vedettes, de ces acteurs, des inconnus pour moi que je ne reconnais (remarquez ici l’emploi du verbe reconnaître et non pas connaître) que parce que je les vois dans les films.

Je trouve cette forme de voyeurisme tout à fait répugnante. Elle me fait honte. D’où vient ce besoin de tout savoir sur des gens qui, d’ordinaire, ne nous sont pas plus familiers que l’éboueur de la ville voisine?

Vraiment, je ne comprends pas. Je ne comprends pas cette obsession, ce besoin de découvrir l’intimité privée des acteurs et autres vedettes. Je n’en ai rien à foutre de savoir qu’une telle se torche le cul avec du papier rose, ou qu’un tel s’est fait prendre à se faire tirer une pipe par un prostituer transsexuel dans les toilettes d’un grand hôtel norvégien.

Je ne suis pas un ami des grands de ce monde ni ne tiens à le devenir. Ce que je veux, c’est que ces gens continuent de faire du cinéma, du bon cinéma, du cinéma intéressant, dérangeant, perturbateur, innovateur, drôle, émouvant, sensationnel. C’est la seule chose que je demande.

Malheureusement, il semble que je sois dans la minorité ici. Il semble que la demande pour le genre de magazines et de sites web qui s’alimentent de ce genre de déchet ne cesse de croître, tant et si bien que les 7 jours et autre Vanity Fair de ce monde n’ont rien à craindre, pas plus que les paparazzis : ils ne manqueront pas de travail.

Publicités

Written by Le barbare érudit

16 juin 2009 à 14 h 22 min

Publié dans Général

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s