Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Les petits plaisirs

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Pour quelqu’un qui n’a jamais eu la chance de voir une calculatrice Hewlett-Packard, il est difficile de comprendre quel plaisir peut-on retirer de leur utilisation. Il y a pourtant quelque chose de quasi organique qui s’installe entre une calculatrice HP et son propriétaire.

Je possède deux calculatrices HP. Une 32SII et une 48G. J’ai aussi possédé une 42S, ma première calculatrice HP. Tous deux sont de véritable tank : elles sont solides, robustes, l’écran est facile à lire, et leur utilisation est un véritable plaisir une fois acquis les rudiments de base.

Hewlett-Packard est reconnu pour ses imprimantes laser indestructibles et ses ordinateurs de qualité. Mais avant de devenir le fabricant de matériel informatique qu’il est aujourd’hui, HP était une des rares entreprises à fabriquer des calculatrices RPN.

RPN est un acronyme qui veut dire « Reverse Polish Notation » ou en français notation polonaise inverse. Il s’agit d’une façon de noter les calculs en indiquant l’opération après les nombres. Par exemple, au lieu d’écrire 2 + 3, on notera 2 3 +.

Donc, les calculatrices HP utilisaient ce système pour fonctionner, ce qui avait pour effet de rendre plus difficile leur apprentissage. Par contre, une fois acquise cette façon de faire, on ne peut plus s’en passer et on devient rapidement beaucoup plus efficace dans les calculs.

Mais au-delà de ces considérations techniques, il y a le simple plaisir d’utiliser un objet dont les qualités sont indéniables. D’abord, il y a la qualité des matériaux et de l’assemblage. Toutes ces calculatrices sont faites de plastique robuste dont la texture assure une bonne prise en main. Ensuite, elles ont un format agréable qui facilite leur utilisation prolongée. De plus, les designers ont mis des pieds de caoutchouc afin que la calculatrice ne glisse pas lorsqu’on la dépose sur une table.

Les touches possèdent une rétroaction tactile extrêmement satisfaisante qui fait en sorte que l’on sait sans même avoir à regarder que l’action a bien été enregistrée. Ceci est une véritable bénédiction et à elle seule justifie l’achat d’une de ces petites bêtes. Les écrans sont clairs et faciles à lire. L’affichage est sans reproche. Autre touche savamment intégrée : un rebord protège les touches et l’écran et fait en sorte qu’il est impossible d’enfoncer les touches lorsque la calculatrice se retrouve à l’envers.

Toutes possèdent une multitude de fonctions en plus d’être programmables. Ceci fait en sorte qu’il est pratiquement impossible d’en faire un décompte complet.

Pourquoi j’écris sur ça maintenant? Et bien je trouve que peu de compagnies prennent le temps de bien faire les objets qu’elles vendent. Nous vivons une époque où la loi qui prévaut en matière de consommation relève plus du gaspillage que de la durabilité. On pense entre autres aux imprimantes à jet d’encre dont le prix exorbitant des cartouches encourage presque à en acheter une nouvelle plutôt que des cartouches neuves.

Mes calculatrices fonctionnent encore aujourd’hui comme elle le faisait lorsque je me les suis procurés. Ce qui dépasse plusieurs autres objets que je me suis procurés au cours des dernières années.

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Written by Le barbare érudit

31 mars 2009 à 15 h 46 min

Publié dans Général

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