Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Littérature jeunesse

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Je prétends que la littérature jeunesse n’existe pas. Je prétends que la littérature jeunesse n’existe pas plus que les fantômes et les elfes. Et ce n’est pas faute d’avoir tenté d’en trouver.

Le problème avec la littérature jeunesse, c’est qu’elle tente d’être quelque chose qui n’existe pas. Elle s’évertue à réduire les difficultés langagières afin d’aider les apprenants de la langue à mieux saisir le récit. C’est donc une version pauvre de l’histoire qui nous est proposée, à nous, lecteurs. Mais est-ce bien le cas?

Selon moi, il existe un problème avec la littérature jeunesse et ce problème est directement relié à la façon dont on veut vendre le produit. Les départements de marketing ont étudié le marché et ils y ont décelé un marché potentiel qui n’était pas exploité à son plein potentiel. Les jeunes lecteurs. Ils se sont mis à la tâche de pallier ce grave manque (de revenu).

Et c’est là, à mon avis, que ça coince.

Il n’y a que deux types de livres : les bons et les mauvais. Le fait de catégoriser un livre comme étant de la littérature jeunesse n’a rien à voir avec le fait qu’il soit bon ou mauvais. Si un livre est bon, il sera lu. S’il ne l’est pas, il sera lu aussi. C’est triste, mais c’est ça.

Un auteur n’écrit jamais dans le vide. Il sait qu’il s’adresse à un lecteur et il écrit donc en fonction de plaire à ce lecteur. Il écrit pour lui et pour ce lecteur qui n’existe pas encore, mais qui apparaîtra aussitôt que son oeuvre sera publiée.

Ce que le département de marketing a fait, c’est de contraindre l’écriture d’oeuvre pour un lectorat jeunesse. Ce faisant, ils ont dicté une série de règles à suivre afin de rendre le produit plus facilement digestible pour ces nouveaux lecteurs qui ne possèdent pas encore tous les outils intellectuels dont disposent les adultes. Autrement dit, on est en train de fabriquer des lecteurs boulimiques en les gavant de romans médiocres, mais dont la formule plaît.

J’abhorre l’idée de la littérature jeunesse. C’est un hold-up intellectuel de la littérature par la société de consommation. Je le répète parce que je trouve ça tellement important et fondamental : il n’y a que deux types de livres, les bons et les mauvais. C’est tout.

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Written by Le barbare érudit

8 décembre 2008 à 8 h 10 min

Publié dans Littérature

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