Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

Politique fédérale

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De dire que la population ne s’intéresse pas à la politique fédérale relève de la plus grande incompréhension possible. C’est faire preuve d’un manque flagrant d’observation des moeurs populaires.

En anglais, on dit we live in interesting times, nous sommes les témoins privilégiés d’une époque de grande importance. Ottawa devient un véritable laboratoire constitutionnel. Et peut-être est-on en train d’assister à un renouvellement de la politique canadienne avec l’avènement possible d’un premier gouvernement de coalition.

À qui la faute?

Il m’apparaît assez facile de faire porter tout le blâme de la crise actuelle à Stephen Harper. Il est certainement coupable d’avoir péché par excès de vanité. Il n’est, après tout, que le Premier ministre d’un gouvernement minoritaire. Et il savait fort bien qu’en voulant enfoncer ses vues politiques dans la gorge de l’opposition, il risquait de provoquer une vive réaction de cette dernière en la repoussant dans ses derniers retranchements. Comme le dit si bien Sun-Tzu, il n’y a rien de plus dangereux qu’un ennemi qui n’a rien à perdre!

Qu’a donc bien pu vouloir trouver Harper? Que cherchait-il par cette manoeuvre? Où voulait-il aller? Ces questions, il doit lui-même se les poser aujourd’hui. Et je ne vois que deux explications possibles à ça, les deux n’étant absolument pas élogieuses à son endroit :

  1. il croyait vraiment qu’il réussirait à faire passer son programme;
  2. il ne croyait pas l’opposition suffisamment forte pour s’opposer à sa volonté.

Ces deux explications mettent en relief le manque de jugement dont a fait preuve le Premier ministre. Il a succombé au pire des péchés qui soit pour le politicien : le péché d’orgueil! Il s’est cru imbattable, il s’est cru invincible, il s’est cru invulnérable. Et maintenant, il en paye chèrement le prix. C’est sa carrière politique qui est en jeu.

Pis, là… de kessé?

Que va-t-il se passer maintenant? Que va-t-il arriver? Les experts ne s’entendant pas sur la suite des choses, il est difficile de savoir ce qui pourrait bien advenir. Trois scénarios semblent être les plus crédibles :

  1. le Premier ministre demande de proroger la session;
  2. la Gouverneure générale demande à l’opposition de former le prochain gouvernement;
  3. on retourne en élection.

Quel est votre choix?

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Written by Le barbare érudit

1 décembre 2008 à 22 h 04 min

Publié dans Politique fédérale

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