Le barbare érudit

Je mange du phoque cru avec mes mains en lisant du Baudelaire.

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Citation du jour

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Trouvé sur Cyberpresse. Tout simplement génial!

Deux heures c’est du fast food. Dans ma vieillesse, je veux faire des films bon marché mais extrêmement longs. Je rêve de faire un film très très malpropre avec beaucoup d’information que vous ne voulez pas savoir. Je lis des livres en ce moment et je reçois tellement d’information que je ne veux vraiment pas savoir. Et c’est un tel plaisir, parce que quelqu’un s’est posé comme dictateur. Je lis Proust et il me prend par la main et m’amène dans ce monde. Et c’est vraiment ce que je crois qu’un bon réalisateur ou artiste peut faire; vous prendre par la main et vous conduire quelque part où vous ne voudrez pas normalement aller. Et c’est là bien sûr que votre vie et votre univers prend de l’expansion.

Rédigé par Le barbare érudit

8 septembre 2011 à 8 h 24 min

Publié dans Cinéma, Littérature, QOTD

Dans la pile

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J’ai mis plusieurs titres dans la pile « à lire » pour cet été. Laissez-moi vous les présenter.

J’ai envie de commencer avec Gardens of the Moon de Steven Erikson. Il s’agit du premier livre de la série Malazan Book of the Fallen. C’est une œuvre difficile qui demande une lecture attentive. On ne nous tient pas par la main. Erikson nous fait entrer directement dans le feu de l’action et c’est à nous de travailler et de faire les liens afin de comprendre comment fonctionne cet univers fantastique complètement différent.

Le second livre dont je vais vous entretenir est The Dreaming Void de Peter F. Hamilton. C’est un livre qui s’inscrit dans l’univers du Commonwealth de l’auteur. L’intrigue se situe plusieurs centaine d’année après les événements des romans Pandora’s Star et Judas Unchained (excellent au demeurant!). Beaucoup moins exigeante que le livre précédant, cette œuvre demande quand même une certaine attention considérant le nombre important de personnages y évoluant.

On change de registre. The Moral Landscape de Sam Harris est un essai des plus intéressants sur le sens moral et sur une compréhension scientifique et raisonnée de l’éthique. L’approche de Harris est ici novatrice en ce sens qu’il s’interroge sur l’origine de la moralité chez les humains. Évidemment, Harris étant un athée convaincu, il évacue très efficacement la notion chrétienne et religieuse de la moralité.

Terminal World de Alastair Reynolds est le quatrième livre sur ma liste. Un auteur que j’aime beaucoup, Reynolds sait bâtir des univers absolument gigantesques avec des idées qui sont hors normes et un réel talent de conteur. Dans ce livre, une énorme ville étagée sert de toile de fond à une intrigue centrée sur la découverte d’un ange, un habitant des strates supérieures qui s’est écrasé dans un étage plus bas.

Finalement, le dessert! Embassytown de China Miéville. Probablement mon auteur préféré. Je vous ai déjà parlé de lui avec The City and the City. Ici, pour la première fois, il sort des sentiers qu’il a l’habitude de fréquenter, le fantastique, et s’attaque à la science fiction. Je suis très intéressé de voir comment Miéville s’y prendra pour aborder un genre dont il est si éloigné normalement. Mais surtout, j’ai hâte de le voir y mettre sa touche stylistique unique. Ça s’annonce particulièrement intéressant!

Rédigé par Le barbare érudit

27 juin 2011 à 11 h 04 min

Publié dans Littérature

Poésie et science, what’s not to like?

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La poésie est-elle soluble dans la physique?

Deux de mes sujets préférés : la poésie et le science unis pour notre plus grand bonheur!

Rédigé par Le barbare érudit

2 mars 2011 à 19 h 53 min

Publié dans Général, Littérature

Cent livres

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Et si tous les Canadiens écrivaient à Harper un peu à la manière de Yann Martel et lui faisaient parvenir un bouquin, un seul, leur préféré…

L’idée m’est venue ce matin alors que je lisais Manon Cornellier du Devoir qui, dans une lettre ouverte à Stephen Harper, revenait sur cette incroyable aventure entreprise par Martel le 16 avril 2007 avec le livre La mort d’Ivan Illitch de Tolstoï.

Pour ceux qui ignorent de quoi il est question ici, je cite le site de Martel afin de vous éclairez :

Tant que Stephen Harper sera Premier ministre du Canada, je promets de lui envoyer par la poste, un lundi matin tous les quinze jours, un livre réputé faire épanouir la quiétude. Ce livre sera dédicacé et accompagné d’une lettre que j’aurai écrite. Je ferai fidèlement rapport, sur le site www.quelitstephenharper.ca , de chacun des livres, de chaque dédicace, de chaque lettre, et de toute réponse que je pourrais recevoir du Premier ministre.

Pendant près de quatre ans, Martel a envoyé au premier ministre Harper un livre toutes les deux semaines accompagné d’une lettre. Et toutes les lettres se retrouvent sur son site web.

Martel a choisi de mettre fin à cette aventure après 100 livres dans une lettre où il explique les raisons de cette décision. Je vous invite fortement à lire cette ultime lettre remplie de passages essentiels.

Je vais donc le faire. Je vais donc envoyer un livre à Harper, un seul, et je vous invite à le faire aussi. Peut-être que ça ne changera rien. Sûrement que ça ne changera rien. Et au fond, je ne le fais pas vraiment pour Harper, je le fais pour moi.

P.-S. Harper n’a jamais répondu à Martel. Pas une fois.

Rédigé par Le barbare érudit

28 février 2011 à 13 h 30 min

Je ne veux pas l’oublier!

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Ma citation du jour. Très puissante.

Our language can be seen as an ancient city: a maze of little streets and squares, of old and new houses, and of houses with additions from various periods; and this surrounded by a multitude of new boroughs with straight regular streets and uniform houses.

— Wittgenstein, dans Philosophical Investigation

Rédigé par Le barbare érudit

20 août 2010 à 7 h 59 min

Publié dans Linguistique, Littérature

La vie de l’art

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Je me souviens de mon enseignante de français en 5e secondaire, à St-Joseph de Beauce, pas de son nom, ni même de ce à quoi elle ressemblait, mais de ce qu’un jour elle nous expliqua à toute la classe. Elle abordait le thème de la culture et des œuvres d’art. Ces mots sont restés gravés à jamais dans ma mémoire. Ils ont à jamais modifié ma façon de voir et d’apprécier l’art. Je ne saurais dire combien d’élèves ont été touchés par ses paroles ce jour-là, peut-être suis-je le seul, peut-être tous, je n’en sais rien, mais je sais que ce qu’elle a dit est maintenant une partie intégrale de ma personnalité.

On dit qu’un jour, un prof va nous marquer, qu’il changera à jamais le cours de notre vie. On dit que ça n’arrive qu’une ou deux fois. Pas plus. Mais que chacune de ces rencontres transcende notre vision du monde et fait de ce voyage un moment unique qui nous marque pour la vie. J’ai connu deux de ces moments. Celui dont je parle maintenant et un second, alors que j’étais au cégep, dans un cours de philosophie. J’y reviendrai peut-être un jour.

Mais celui-ci est, de loin, celui qui m’a le plus marqué. Voici ce que cette enseignante nous a dit. L’art doit se comprendre en trois phases : la précréation, la création et la recréation. Chacune de ces phases est essentielle et participe du processus créatif. L’œuvre existe par et pour elle-même en dehors de la volonté de son créateur. Et ces trois phases en font foi.

La première phase, la précréation, représente toute la partie de gestation de l’œuvre dans la tête de son créateur. C’est l’ensemble de sa réflexion, les idées, les brouillons, les notes, tout ce qu’il couche sur papier ou autrement avant la création à proprement parler. Cette phase peut durer quelques minutes ou toute une vie. Tout dépend de l’artiste et de son niveau d’inspiration.

La seconde phase, la création, représente le moment où l’artiste fixe ses idées en un tout ordonné et qu’il procède à la réalisation de l’œuvre. On pense à l’auteur qui écrit chapitre après chapitre de son roman, ou encore au sculpteur qui façonne la pierre pour en extraire une forme essentielle et magnifique. On voit le musicien en studio qui enregistre la version définitive de sa toute dernière création. Il est d’ailleurs facile de voir qu’il peut y avoir un aller-retour constant entre la phase de précréation et de création alors que le processus de gestation se poursuit et que la réalisation se raffine, se précise et évolue tout au long de cette création.

La troisième phase, la recréation, c’est le moment où l’œuvre prend vie indépendamment de son créateur. C’est lorsque l’œuvre, achevée, rencontre les admirateurs, ceux qui vont justement la voir, l’apprécier, la recréer, la réinventer, l’interpréter à leur façon, selon leur propre expérience, leur vécu. C’est cette troisième phase qui me fait dire, plus haut, qu’une œuvre existe pour elle-même et n’est plus soumise aux diktats de son créateur.

C’est aussi la force de l’art de nous proposer un objet qui peut prendre tous les sens possibles en fonction de celui qui l’apprécie. Ceci s’oppose radicalement à la science, par exemple, où tout est mis en œuvre pour que l’interprétation des « créations » soit toujours la même, peu importe qui y est exposé.

Toutes les formes d’art s’équivalent à l’exception de deux : la musique et le théâtre. Je m’explique. Prenons un roman. Ou un poème. Ou une peinture. Dans tous ces cas, une fois l’œuvre créée, elle est fixée définitivement et il y a un lien direct entre son créateur et son « consommateur ».

Mais prenons le cas de pièces musicales et théâtrales. Dans ces deux cas, il y a un aspect performance, une couche intermédiaire si on veut, qui vient se placer entre le créateur et le « consommateur » et cet aspect fait en sorte que chaque performance est une occasion d’adapter, de réinterpréter l’œuvre sous un nouveau jour, d’une nouvelle façon.

Ainsi, tout amateur de théâtre vous le dira, voir une pièce le soir de sa première et le soir de sa dernière, c’est être témoin d’une évolution de l’œuvre dans le temps et qui apporte un point de vue fort différent sur la création. La création n’est pas fixée, elle est vivante, mouvante, et c’est ce qui la rend encore plus intéressante.

J’aime la musique classique. Une pièce en particulier. Le sacre du printemps de Stravinsky. J’en possède au moins cinq interprétations différentes. Chacune d’elle me fait apprécier cette pièce d’une manière différente et me fait entendre la « vision » d’un chef d’orchestre qui diffère de l’idéal que je me suis construit de cette œuvre.

Cette particularité de la musique et du théâtre n’affecte en rien les trois phases du processus de création puisque, ultimement, l’œuvre sera de toute façon recréée par son « consommateur » lors de la performance. Elle ne fait qu’en accentuer l’importance en la retardant. Pour notre plus grande jouissance!

Rédigé par Le barbare érudit

13 août 2010 à 20 h 46 min

Livres; Bouquins; Lectures; Etc …: Un exercice littéraire, un défi ….

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Livres; Bouquins; Lectures; Etc …: Un exercice littéraire, un défi ….

Parfois, on s’embarque sur un coup de tête dans quelque chose sans vraiment y penser. Ben là, c’est ça qui est ça. J’embarque dans ce petit défi ma foi fort amusant!

Je vous reviens avec le texte d’ici quelques jours. Je ne voudrais pas vous faire languir, là.

Rédigé par Le barbare érudit

23 juin 2010 à 14 h 07 min

Publié dans Cabotinage, Littérature

Ma page de lecture

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À la suite du long billet sur le iPad en tant que lecteur de livrels, voici ma page de lecture sur mon iPad.

J’ai très hâte de voir les applications Antidote et Cyberpresse mis à jour pour le iPad. Ça va être très bien.

Rédigé par Le barbare érudit

12 juin 2010 à 20 h 29 min

Publié dans Général, Littérature

Le lecteur de livrels idéal?

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Ça fait maintenant plus d’une semaine que j’utilise mon iPad. Je ne fais que commencer à en apprécier toutes les possibilités. C’est toute une machine qui impressionne à plusieurs points de vue.

Un aspect sur lequel Apple semble tabler pour intéresser la clientèle à adopter son iPad est sa capacité à servir de lecteur de livrels. En effet, sa taille, sa masse et sa forme le prêtent avantageusement à cette fonction. Il s’agit d’un aspect suffisamment important pour mériter d’être abordé dans ce billet.

Les concurrents

L’iPad n’est certes pas le premier lecteur de livrels. Amazon avec son Kindle, probablement le lecteur le plus populaire, le Sony Reader, le Bookeen CyBook, et plusieurs autres sont disponible depuis plusieurs années. Tous ces lecteurs sont des appareils dédiés qui n’offrent pas véritablement d’autres fonctions que la lecture de livrels. De plus, la vaste majorité de ces appareils ont recours à la technologie d’affichage eInk, une technologie qui se rapproche davantage du papier et de l’encre que de l’affichage à cristaux liquides.

Apple débarque dans cet univers avec une offre très différente. Premièrement, l’iPad n’est pas un appareil dédié. Il s’agit d’un appareil multifonction, d’un véritable ordinateur. C’est son format, s’apparentant au format des autres lecteurs de livrels, qui le range définitivement dans le même camp que ces derniers. Ensuite, de base, l’iPad ne permet pas nécessairement de lire des livrels. Pour pouvoir le faire, il doit recourir à des applications qu’on télécharge sur l’appareil.

Les applications

Voici quelques applications disponibles que j’ai dénichées pour pouvoir me servir de l’iPad en tant que lecteur de livrels. Chacune de ces applications permet d’avoir accès à différents types de contenu et de l’afficher à l’écran.

Instapaper n’est pas à proprement parlé une application pour la lecture de livrels. Il s’agit d’une application pour la lecture d’articles trouvés sur l’internet. Mais pour moi, c’est une des applications les plus importantes actuellement disponibles. On commence par s’inscrire sur le site d’Instapaper, on installe un signet dans notre fureteur préféré et là, lorsqu’on tombe sur un article qui nous intéresse, grâce à ce signet, on le sauvegarde pour lecture ultérieure. C’est là que l’application Instapaper entre en jeu. Cette dernière, une fois installée sur notre iPad (et iPhone et iPod touch) nous permet de télécharger tous ces articles sur notre appareil et nous offre un environnement de lecture idéal sans publicité et sans bruit inutile. Lorsque le temps nous le permet, nous pouvons ainsi nous adonner à la lecture de ces articles dans le confort et la quiétude. De plus, sur le site, on trouve plusieurs suggestions de lectures toutes plus intéressantes les unes que les autres. Un véritable petit bijou.

Au départ, le iBook était le nom donné à la gamme d’ordinateurs portables de base produits par Apple. Mais aujourd’hui, il s’agit de l’application de lecture de livrels développée par la même compagnie pour son iPad ainsi que pour ses iPhone et iPod touch. Cette application supporte les livrels en format ePub ainsi que, avec la dernière version, les documents en format PDF. L’application est magnifique. L’animation des pages, entre autres, est très étonnante et donne pratiquement l’impression de lire un véritable livre de papier. Il est de plus possible de télécharger directement dans l’application des livrels achetés dans la boutique intégrée. Comme iBook supporte le format ePub, on peut aussi ajouté à la bibliothèque de titre tous les livrels en format ePub que nous possédons déjà tant que ces derniers ne sont pas protégés par des serrures électroniques (DRM).

L’application Kindle est la même application qui est déjà disponible sur les plateformes Mac, Windows, iPhone et autres. Développée pour le géant Amazon, elle donne accès à l’immense librairie de livrels Amazon et est, de plus, compatible avec le lecteur Kindle de la même compagnie. Il est intéressant de noter que tous les livres achetés pour le Kindle seront aussi disponibles sur les applications Kindle partageant le même compte. Donc, pas besoin d’acheter plus d’une fois la même œuvre, une seule fois suffit. Le seul bémol à mon avis, c’est que le Kindle utilise un format unique qui est incompatible avec les autres applications. Donc, une fois acheté pour le Kindle, le livre ne sera lisible que sur le Kindle et ses applications.

La hutte est une application qui se spécialise dans les œuvres québécoises de langue française. On y trouve une boutique électronique aussi accessible via l’internet où des maisons d’édition québécoises offrent les œuvres de leurs auteurs. Pour l’instant, le choix semble assez limité et le format de prédilection étant le format PDF, j’attends avant de plonger tête première dans cet univers qui, dès que le format passera au ePub, devrait nous fournir une agréable somme de livres québécois.

Stanza est un lecteur de livrels universel. Il supporte un grand nombre de formats dont ePub et PDF. Il intègre aussi une boutique en ligne accessible depuis l’application ainsi que l’accès à plusieurs sources de livrels gratuits. Il est agréable à utiliser et la qualité de la mise en page est excellente.

Agrément de lecture

Je possède déjà un lecteur de livrels Sony. J’en suis très satisfait. Je possède aussi un iPod touch sur lequel je lis aussi divers textes à l’aide entre autres d’Instapaper et Wattpad. Ça me donne donc deux points de référence pour comparer ces différents appareils.

Sony vs iPad

Il est important de bien comprendre que l’iPad n’est pas qu’un lecteur de livrels. C’est une plateforme multifonction, un ordinateur, et que la lecture de livrels n’est qu’un aspect parmi beaucoup d’autres.

Le Reader de Sony utilise un écran monochrome eInk dont le principal avantage est de se rapprocher du papier au niveau du confort de lecture. Mais, il exige l’utilisation d’une source de lumière externe. Son écran de 6 pouces est plus petit que l’écran de l’iPad et ça paraît. Mais plus encore, c’est l’écran couleur rétroéclairé IPS de l’iPad qui vole littéralement la vedette. Ce dernier offre, étonnamment, un très bon confort de lecture. Surtout, il permet l’insertion d’images et de photos en couleur dans le texte.

Sony Reader

Honnêtement, je croyais que le rétroéclairage serait désagréable et finirait par fatiguer mes yeux, mais il n’en est rien. Jusqu’à maintenant, je n’ai aucun problème à lire sur l’iPad que je trouve presque aussi doux pour mes yeux que le Reader de Sony.

iBook

Ce qui est clair après avoir utilisé ces trois gadgets, c’est que le iPod touch n’est qu’un dépanneur pour la lecture. Son minuscule écran n’est pas des plus agréables pour une période de lecture prolongée. En ce sens, la palme revient à l’écran de l’iPad qui est le plus spacieux.

Les bandes dessinées

Mais là où l’iPad prend tout son sens, c’est lorsque vient le temps de lire des bandes dessinées. C’est une pure merveille. J’ai lu beaucoup de comic books plus jeune, et mon iPad m’y redonne goût en grande.

Il est clair que l’écran couleur de l’iPad y est pour beaucoup dans cet engouement. La qualité de l’affichage permet de vraiment mettre en valeur le travail des artistes qui nous pondent ces petites histoires illustrées.

Plusieurs applications sont disponibles pour pouvoir profiter de cette merveille. Je vous en propose quatre. Toutes ces applications suivent à peu de choses près le même format, c.-à-d. qu’il y a une boutique intégrée à même l’application qui permet de chercher et d’acheter directement les œuvres. Ensuite, on les retrouve dans une section bibliothèque personnelle à partir de laquelle on entreprend la lecture. Toutes ces applications offrent deux modes de lecture : un mode pleine page et un mode « par case » qui fait un zoom sur chaque case individuellement suivie qui anime le passage d’une case à la suivante à la manière Ken Burn. C’est de très loin la façon la plus agréable de lire les BD sur l’iPad à mon avis.

L’application Marvel offre une sélection intéressante de comics qui, bien que n’étant pas les plus récents, devraient satisfaire les nouveaux lecteurs ainsi que ceux qui, comme moi, y reviennent après plusieurs années d’absence. Cependant, on reproche beaucoup à Marvel de ne pas offrir suffisamment de nouveauté sur cette plateforme.

Le grand défaut de l’application de Marvel, c’est qu’elle n’offre que les produits Marvel. Comixology, la compagnie qui produit l’application Marvel, produit aussi sa propre application qui est en tout point pareille à celle offerte par Marvel, sauf pour le catalogue beaucoup plus riche et inclut un grand nombre d’éditeurs plus marginaux, pour notre plus grand bonheur étant donné que de véritables perles de comics se retrouvent là.

Si la langue de Shakespeare n’est pas votre grande force et que vous préférez celle de Molière, Ave! Comics est le remède à tous vos mots! La grande force de cette application est d’offrir une sélection de BD européenne dont les fameux Gaston Lagaffe et autres Incal. La sélection est encore relativement limitée, mais il y a là un énorme potentiel qui, c’est mon plus grand souhait, saura être exploité à pleine capacité.

iVerse, c’est le concurrent de Comixology et il offre les comics d’une gamme d’éditeurs différents. Je n’ai pas beaucoup exploré ce dernier parce que la plupart des comics offerts ne m’intéressent pas. Peut-être plus tard… à suivre…

Et après?

Est-ce que l’iPad est un bon lecteur de livrels? Absolument. Est-ce le meilleur? Je ne sais pas. La grande force de l’iPad est qu’il peut répondre à de multiples besoins pour de nombreuses personnes. C’est beaucoup plus qu’un simple lecteur de livrels. C’est aussi une incroyable machine pour voyager sur le net ou encore pour regarder des films et écouter de la musique. Ce qui est remarquable, c’est à quel point l’intégration des applications de livrels est transparente. On tape sur l’icône iBook et hop! Nous voilà prêts à poursuivre notre lecture. Ce qui est un avantage indéniable si on le compare aux autres lecteurs de livrels.

Mais surtout, il faut voir ces livres interactifs comme l’extraordinaire Alice au pays des merveilles avec ses illustrations animées. Ou encore, les BD. En ce sens, les autres lecteurs sont nettement désavantagés face à cette petite bête.

Rédigé par Le barbare érudit

10 juin 2010 à 6 h 26 min

Publié dans Général, Littérature

The Improbability Pump

avec 8 commentaires

The Improbability Pump.

Je voulais écrire une critique plus complète du livre The Greatest Show on Earth dont j’ai déjà parlé, mais j’ai trouvé cet article qui en parle en le comparant à un autre livre très intéressant qui le dénonce.

C’est un article qui vaut la peine d’être lu ne serait-ce que pour, encore une fois, rappeler que l’évolution est un fait, pas seulement une théorie parmi d’autres.

Rédigé par Le barbare érudit

29 avril 2010 à 20 h 36 min

Publié dans Littérature

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